Prestations de décès et pensions de survie : droits et montants

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Prestations de décès et pensions de survie

Les prestations de décès et de survie sont destinées à compenser la situation qui se produit lorsque certaines personnes sont affectées par la mort d'un proche. Il s'agit notamment de l'assistance pour les bénéficiaires du défunt qui ont à leur charge les frais funéraires.

Ordre présumé des paiements et bénéficiaires

Sauf preuve contraire, il est présumé que ces dépenses sont engagées, dans cet ordre, par :

  • le conjoint survivant,
  • les enfants,
  • les parents du défunt qui vivaient avec lui.

Montant : 30,05 €

Le droit à la pension de conjoint survivant est ouvert au conjoint survivant, à condition qu'il y ait eu mariage (ou séparation de corps) ou divorce. Dans certains cas, il est également reconnu en cas de cohabitation.

Conditions d'ouverture du droit selon l'origine

Si la cause de la prestation est liée à un travailleur, il est nécessaire que la personne décédée soit en situation d'affiliation ou assimilée et qu'elle ait cotisé 500 jours au cours des 5 années précédant le décès, lorsque la cause est une maladie commune. Si le défunt était déjà pensionné, aucune période minimale de cotisation n'est exigée. Si le décès est dû à un accident, qu'il soit ou non du travail, ou à une maladie professionnelle, aucune période de cotisation antérieure n'est réclamée.

Montant de la pension de veuve

Le montant de la pension de veuve est généralement de 52% de la base de calcul de la pension du défunt. Ce pourcentage peut être porté à 70% de la base tant que, pendant toute la période de perception de la pension, sont remplies les conditions suivantes :

  • le pensionné a des personnes à charge. Sont considérées à charge les personnes qui vivent avec le bénéficiaire et qui sont :
    • des enfants de moins de 26 ans,
    • des adultes handicapés (ou des enfants adoptifs),
  • le taux d'incapacité est considéré comme existant lorsqu'il est égal ou supérieur à 33 % pour les bénéficiaires adultes,
  • le revenu du ménage, y compris la pension de l'intéressé, divisé par le nombre de membres qui le composent, ne doit pas dépasser, calculé annuellement, 75 % du salaire minimum en vigueur à tout moment, à l'exclusion de la part proportionnelle des deux paiements supplémentaires,
  • la retraite constitue la seule ou la principale source de revenus : cette condition est remplie lorsque le montant de la pension annuelle est supérieur à 50 % du total des revenus du bénéficiaire.

Orphelins et droits à la pension d'orphelin

Les enfants du défunt ont droit à la pension d'orphelin, quelle que soit leur filiation juridique. Les enfants du conjoint survivant peuvent également avoir droit à cette pension si le mariage a eu lieu au moins deux ans avant la mort du défunt, s'ils vivaient à sa charge et s'ils n'ont pas droit à une autre pension publique, ou si les parents ont l'obligation et la capacité de pourvoir à leur entretien, selon le droit civil.

À la date du décès, les enfants mentionnés doivent être :

  • moins de 18 ans,
  • ou plus âgés mais avec une capacité de travail réduite en fonction d'un degré d'incapacité permanente ou d'une invalidité de longue durée (pourcentage indiqué dans la réglementation applicable, le texte mentionne 20 %).

Pension de famille et bénéficiaires collatéraux

La pension de famille est versée aux parents du sang qui remplissent les conditions : petits-enfants, frères et sœurs, mère, grand-mère, père et grands-parents lorsqu'ils répondaient aux exigences. Une rente peut être accordée aux enfants ou aux frères et sœurs en cas d'incapacité permanente ou si ces personnes ont plus de 45 ans au moment du décès, à condition de prouver qu'ils ont fourni des soins de longue durée au défunt et qu'ils ne disposent pas de ressources propres.

Conditions d'origine et preuve de dépendance

Pour l'origine de cette prestation, sont requis :

  • si la personne décédée est un travailleur, être inscrit en situation d'activité ou assimilée à la sécurité sociale et avoir complété 500 jours de cotisation au cours des 5 années précédant le décès lorsque la mort résulte d'une maladie commune,
  • que le demandeur puisse établir la coexistence d'une vie commune et de la pension avec le défunt au moins deux ans avant le décès, ainsi que la dépendance économique à l'égard du défunt,
  • et qu'il soit prouvé que le demandeur n'a pas droit à une autre pension publique et qu'il est sans moyens de subsistance, ou que la famille a l'obligation et la capacité de fournir l'entretien.

Le montant de la pension pour certains bénéficiaires est de 20% de la base, qui peut être augmenté jusqu'à 52% si le décès du défunt ne laisse pas de conjoint survivant et si les enfants ont droit à une pension d'orphelin. Le quotient de calcul peut être obtenu en divisant par 28 la somme de l'assiette des cotisations des intéressés pendant une période continue de 24 mois sélectionnés dans les 7 années précédentes.

Indemnités en cas de décès par accident du travail ou maladie professionnelle

Les indemnités en cas particuliers de décès par accident du travail ou maladie professionnelle consistent en une somme forfaitaire accordée au conjoint survivant, aux orphelins ou aux parents :

  • Conjoint survivant : l'indemnité se compose de 6 mois de la base, calculée de la même manière que pour la fixation de la pension de survie. Si le défunt percevait une pension d'invalidité permanente, sont versées 6 mensualités de la pension dont il bénéficiait au moment du décès.
  • Orphelins : dans ce cas, le montant est d'un salaire de base par mois. S'il n'y a pas de conjoint ayant droit, l'indemnité correspondant aux 6 mensualités est répartie entre les orphelins.
  • Parents : en l'absence de droit à la pension de famille, à condition qu'ils n'aient pas droit aux prestations pour les membres de la famille et qu'ils vivaient à la charge de la personne décédée, ils ont droit au paiement de 12 mois si les deux parents vivent, et de 9 mois si seul le père ou la mère vit.

Les dispositions précises (taux, périodes de référence, et autres conditions) sont celles prévues par la réglementation de la sécurité sociale applicable. Il convient de consulter la réglementation en vigueur ou un conseiller spécialisé pour une application concrète à chaque situation.

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