Principes de la Responsabilité Civile et Pénale
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Aspects de la responsabilité générale
La responsabilité délictuelle découlant d'un crime et d'un délit pur.
C'est l'absence d'un lien juridique préalable. L'acte ou l'omission pourrait être considéré comme un acte illégal, voire comme un crime ou un délit.
Selon le Code Civil (CC), celui qui, par un acte ou une omission, cause un préjudice à autrui, par sa faute ou sa négligence, est tenu de réparer le dommage causé.
Responsabilité pénale
Cette infraction est prévue dans le Code pénal. Le préjudice n'est pas nécessairement matériel. On évalue les actes ou omissions propres, et non ceux d'autrui.
La culpabilité et le dol
Lorsque la victime a également contribué, par son action ou son omission, à créer la situation ayant causé le dommage.
Contrairement à ce qui se passe dans le droit allemand ou italien, notre CC ne traite pas explicitement de cette possibilité. Cependant, la loi sur la responsabilité civile et l'assurance des véhicules à moteur l'envisage, et la jurisprudence applique par analogie les dispositions du CC permettant la modération de la responsabilité.
En cas de co-responsabilité de l'auteur et de la victime, s'il est déterminé que seul l'un d'eux est la cause exclusive du dommage, la culpabilité la moins grave est absorbée, ce qui peut mener à l'exclusion de la responsabilité de l'auteur.
La solidarité comme règle générale : elle n'est établie que si elle est expressément prévue. S'il est impossible de déterminer le degré de participation de chacun, les responsables sont tenus solidairement au paiement de l'indemnité fixée.
La culpabilité est l'omission de la diligence requise par la nature de l'obligation et correspondant aux circonstances de personnes, de temps et de lieu.
Le dol repose sur la violation volontaire du droit, sans qu'il soit nécessaire d'avoir l'intention délibérée de causer un dommage précis.
Les dommages
Existence d'un préjudice économique ou personnel.
- Dommages matériels : ils impliquent une atteinte à la propriété d'autrui et à son patrimoine. Il faut distinguer :
- Dommage émergent : perte réelle ou diminution du patrimoine de la victime.
- Manque à gagner : gain manqué ou impossibilité d'augmenter ses actifs en raison de l'événement dommageable.
- Le préjudice moral : il concerne les biens incorporels de l'individu.
- Les blessures : celles qui affectent la santé et l'intégrité physique.
Le lien de causalité
Il doit exister entre le dommage et l'acte ou l'omission (volontaire, par négligence ou par risque), permettant ainsi de déterminer les responsabilités.
La réparation des dommages
Le préjudice matériel est la perte patrimoniale subie par la victime ; il comprend l'indemnisation en espèces (dommages-intérêts) et le gain espéré (profit).
Selon Lacruz, il serait injuste de nier l'appréciation de tous les profits ; le manque à gagner doit s'entendre comme ce qui est raisonnablement probable. Le CC soutient l'indemnisation raisonnable des bénéfices perdus.
Le dommage moral comprend les douleurs physiques et les souffrances psychologiques suscitées.
Le Code pénal prévoit que l'indemnisation doit couvrir le préjudice matériel et moral.
La loi prévoit que l'indemnisation s'étendra aux dommages moraux en cas d'atteinte à l'honneur, à l'image et à la vie privée.
La responsabilité du fait d'autrui
Le Code pénal stipule que l'obligation de réparation s'applique aux actes ou omissions commis par soi-même, ainsi qu'à ceux dont on doit répondre.
Responsabilité pour les animaux et les choses
Le CC régit la responsabilité du propriétaire pour les dommages causés par les choses lui appartenant, reprochant au responsable de ne pas avoir pris les précautions nécessaires pour éviter le dommage.
Dans tous les cas, le propriétaire doit répondre du dommage, sauf s'il peut démontrer son absence de faute.
Responsabilité civile de l'administration
Principes de la responsabilité
1. Les particuliers ont le droit d'être indemnisés par l'État pour tout préjudice subi dans leurs biens ou droits, sauf en cas de force majeure, dès lors que ce dommage résulte du fonctionnement normal ou anormal des services publics.
Régimes de responsabilité particulière
Les parents sont responsables des dommages causés par les enfants sous leur garde. Les tuteurs répondent des dommages causés par les mineurs ou les personnes protégées sous leur autorité. Cette responsabilité cesse si les personnes susmentionnées prouvent qu'elles ont agi avec la diligence d'un bon père de famille pour éviter le dommage. La responsabilité est établie sur une base de garantie.
Les propriétaires ou gestionnaires d'un établissement ou d'une entreprise répondent des dommages causés par leurs préposés dans l'exercice de leurs fonctions. Pour engager la responsabilité de l'employeur, l'acte dommageable doit s'inscrire dans le cadre de l'activité de l'entreprise.
Les personnes ou entités titulaires d'un établissement d'enseignement ne seront pas tenues responsables des dommages causés par les élèves mineurs durant les périodes où ils sont sous leur surveillance.
Responsabilité contractuelle et délictuelle
Une fois l'existence d'une obligation contractuelle et d'un préjudice établie, Jordano Fraga considère que la responsabilité contractuelle résulte d'une obligation préexistante, quelle que soit sa source. Il estime que l'obligation de compensation est un contenu nécessaire qui, bien qu'ex novo, donne lieu à une responsabilité contractuelle en cas d'inexécution volontaire.
Yzquierdo estime que les fondements de l'obligation de réparer sont communs aux deux domaines ; il conviendrait de parler d'une théorie générale de la réparation commune aux deux ordres de responsabilité. On ne peut appliquer mécaniquement les règles régissant la responsabilité pour manquement à l'identification et à la quantification d'une obligation contractuelle.