La règle de droit et la Constitution espagnole : principes et institutions
Classé dans Droit et jurisprudence
Écrit le en
français avec une taille de 8,02 KB
La règle de droit et la séparation des pouvoirs
La règle de droit : avec la Révolution française est né un nouveau concept de l'État, fondé sur la règle de droit et la séparation des pouvoirs — législatif, exécutif et judiciaire — telle que formulée par Montesquieu dans son livre L'Esprit des lois, où il expose sa théorie des lois et des institutions. Étant donné que cette nouvelle conception de l'État est fondée sur l'existence de règles juridiques, on l'appelle la règle de droit.
Entrée dans l'État social et démocratique
Lorsque l'on évoque l'État social, cela indique que l'État doit non seulement respecter et renforcer les droits et libertés individuelles et collectives, mais il doit veiller à offrir aux citoyens les moyens de vivre dans la dignité, le bien-être social et de réaliser une société plus juste. Avec l'État démocratique, on réaffirme que la loi doit garantir les droits et les libertés des personnes, notamment par le suffrage direct et universel, libre et secret.
Branches du gouvernement
Branches du gouvernement : en général, on distingue trois pouvoirs :
- Législatif — élabore les lois (en général exercé par les assemblées législatives).
- Exécutif — exerce le pouvoir gouvernemental (gouvernement, président du gouvernement et ses ministres).
- Judiciaire — composé des juges et magistrats, garantit l'application du droit.
La Constitution espagnole : adoption et portée
La Constitution espagnole est la loi suprême. Le 6 décembre (référence au référendum constitutionnel de 1978), la Constitution a été adoptée par référendum. (PEPA a été libéré le 19 mars, fête des pères) — mention historique : la Constitution de Cadix (1812) a été publiée en 1812 ; Napoléon envahit l'Espagne et il ne manquait que la pointe de l'Andalousie. Cette constitution a été publiée en 1812. La Constitution actuelle a préséance sur toutes les autres lois (y compris sur les lois qui affectent les citoyens et leurs droits).
Structure et éléments de la Constitution
La Constitution espagnole est structurée ainsi :
- Étude préliminaire (preuve de cette loi).
- 4 dispositions complémentaires (en outre).
- 9 dispositions transitoires (temporaires).
- 1 disposition d'abrogation (qui abroge une loi).
- 1 disposition sur le travail (référence aux dispositions législatives applicables au travail).
Titre préliminaire : principes fondamentaux
Titre préliminaire — neuf éléments contiennent les grands principes qui sous-tendent l'État :
- « L'Espagne est un État social et démocratique de droit. »
- La souveraineté nationale réside dans le peuple.
- La Constitution est fondée sur l'unité de l'État espagnol, qui est indissoluble.
- La forme politique de l'État est la monarchie parlementaire.
- Le castillan est la langue officielle de l'État.
- La capitale est la ville de Madrid (villa, parce qu'il n'y avait pas de murailles).
- Les citoyens et les pouvoirs publics sont soumis à la Constitution (respect des lois constitutionnelles).
Droits et devoirs fondamentaux
Des droits et devoirs fondamentaux — parmi eux :
- Droites de la personne : droit à la liberté, à la vie religieuse et idéologique, à la liberté d'expression, à l'enseignement, à la libre circulation, au droit à l'éducation, à la vie privée, à l'inviolabilité du domicile.
- Droits sociaux et politiques : droit de réunion, d'association, d'organisation, de grève, le droit de pétition et la création de partis politiques.
- Les droits et devoirs des citoyens incluent le service militaire et l'objection de conscience, la viabilité du droit des dépenses publiques, le devoir de travailler, le droit à la propriété privée, le mariage, la négociation collective et la liberté de la presse.
Le Médiateur (Ombudsman) est une institution créée pour défendre les droits fondamentaux des citoyens ; cette institution est régie par une loi organique. (Administrateur des griefs — « administrateur de greuges » — correspond à la personne qui reçoit et traite les doléances.)
Monarchie parlementaire et succession
Monarchie parlementaire signifie que le chef de l'État est un roi héréditaire qui règne mais ne gouverne pas : il n'a pas de pouvoir exécutif. De plus, la personne du roi est inviolable et n'est pas soumise à la responsabilité personnelle ; leurs actes doivent être retenus par les ministres du gouvernement en tant que responsables politiques.
Règles de succession
Succession : les hommes ont priorité sur les femmes ; en cas de même sexe, le principe de l'âge s'applique — hériteront de la Couronne l'enfant et les petits-enfants de l'héritier défunt, de préférence aux autres enfants du roi.
Les Cortes Generales : Parlement bicaméral
Le pouvoir législatif et le contrôle de l'exécutif sont exercés par le Parlement. Le parlement espagnol est bicaméral, composé des Congrès des députés et du Sénat — ensemble appelés les Cortes Generales.
Congrès des députés
Congrès des députés : il représente le peuple espagnol. Il est composé d'un nombre minimum de 300 et d'un maximum de 440 députés ; ils sont actuellement 350. Ils sont élus tous les 4 ans au suffrage universel. La circonscription pour l'élection des représentants est la province.
Le Sénat
Le Sénat est la chambre de représentation territoriale. Il partage la fonction législative avec le Congrès ; le Sénat peut rejeter les lois ou rejeter des amendements proposés par le Congrès.
Le Sénat est composé de 259 sénateurs élus pour 4 ans comme suit :
- a) Suffrage universel — quatre sénateurs de chaque province.
- b) Trois sénateurs pour chacune des îles principales.
- c) Les villes de Ceuta et Melilla élisent deux sénateurs chacune.
- d) Une représentation pour chacune des îles suivantes : Ibiza-Formentera, Minorque, Fuerteventura, La Gomera, El Hierro, Lanzarote, La Palma.
L'Espagne compte approximativement 6 sénateurs pour un million d'habitants.
Attributions et immunités
Le Congrès approuve les budgets et contrôle l'action gouvernementale. Les immunités parlementaires confèrent au parlementaire le droit de ne pas être arrêté ou poursuivi, sauf en cas de délit flagrant.
Autres organismes constitutionnels
La Constitution prévoit d'autres organismes politiques et sociaux majeurs, notamment la Cour constitutionnelle, la Cour des comptes (contrôle de l'argent de l'État) et le Médiateur (défenseur du peuple).
Ce document présente, de manière synthétique, les principes de la règle de droit, la structure et les principales institutions de la Constitution espagnole, en mettant l'accent sur les droits fondamentaux, la séparation des pouvoirs et le fonctionnement des Cortes Generales.