Relief de l'Espagne : caractéristiques, unités et côtes
Classé dans Géographie
Écrit le en
français avec une taille de 20,97 KB
Point 3 — Relief de l'Espagne
Caractéristiques générales du relief
Caractéristiques générales du relief.
Ce relief, riche de sa diversité et propre à l'Espagne, présente trois caractéristiques principales :
Altitude moyenne élevée. L'Espagne a une altitude moyenne d'environ 660 mètres, ce qui en fait, après la Suisse, l'un des pays d'Europe au relief moyen le plus élevé. Cette altitude élevée n'est pas seulement due à l'existence de grandes chaînes de montagnes, mais à l'ensemble d'un vaste plateau élevé qui domine la péninsule.
Disposition périphérique des reliefs. Les chaînes principales bordent la péninsule de façon périphérique et délimitent le plateau central. Parmi elles :
Au nord : la Cordillère Cantabrique, avec des altitudes allant de 1 000 à 2 500 m, relativement proches de la côte.
À l'est : la Cordillère Ibérique et la chaîne côtière catalane, d'altitude plus modeste et parallèles à la mer, formant une barrière qui isole les plaines de l'Èbre.
Au sud : les Cordillères Bétiques, qui s'élèvent le long de la côte et dépassent les 3 000 m dans la Sierra Nevada.
Compact et relativement isolé. La péninsule ibérique est une masse compacte qui ne présente pas de grandes intrusions marines facilitant la pénétration de l'influence océanique. Cela limite l'effet thermorégulateur de la mer et conduit à un caractère continental à l'intérieur des terres, avec des hivers froids et des étés chauds. Seule la Galice présente quelques exceptions localisées au climat océanique.
Conséquences physiques
Isolement du plateau : difficultés d'accès aux hauts plateaux centraux, tant pour les communications que pour l'influence climatique de la mer.
Les rivières qui naissent dans ces chaînes dévalent souvent des pentes abruptes sur de courtes distances ; elles sont torrentielles et possèdent une forte capacité érosive, creusant de profondes gorges.
La coupure entre le plateau et la mer réduit la pénétration des masses d'air humides et favorise un climat continental à l'intérieur. Seule la Galice garde un climat plus océanique local.
Formation et variété lithologique du relief
Formation et variété lithologique.
Le relief actuel de la péninsule résulte d'une longue évolution géologique alternant phases orogéniques et périodes de calme dominées par l'érosion et la sédimentation. Les principales étapes sont :
Primaire / Paléozoïque (~300 millions d'années). De vastes mers recouvraient la péninsule. Le massif hercynien s'est formé par plissement ; l'érosion du Carbonifère a ensuite aplanifié ces reliefs, formant des pénéplaines.
Ère secondaire / Mésozoïque (~200 millions d'années). Période de calme géologique, dominée par l'érosion et la sédimentation : la péninsule fut partagée entre Laurasie et Gondwana et bordée par la mer Téthys. On y observe des transgressions et régressions marines.
Tertiaire (~65 millions d'années). Période active marquée par l'orogenèse alpine :
Collision de la plaque africaine contre l'Eurasie : soulèvement des Pyrénées, des Bétiques et des zones côtières catalanes.
Fragmentation et soulèvement en blocs du socle ancien au centre et à l'ouest (système central, Montes de Toledo).
Flexion des bords produisant la Cordillère Cantabrique, le système ibérique et la Sierra Morena.
Inclinaison du plateau vers l'ouest, influençant l'orientation des réseaux hydrographiques.
Formation de dépressions d'effondrement, golfs marins anciens et comblements qui se poursuivent depuis la fin du Tertiaire.
Fermeture temporaire du détroit de Gibraltar et isolement de la Méditerranée (réouverture plus tard au Pléistocène).
Activité volcanique océanique donnant naissance ensuite aux îles Canaries.
Quaternaire (1-2 millions d'années à aujourd'hui). Période marquée par l'érosion et le modelé glaciaire : glaciers, terrasses fluviales, cirques et vallées glaciaires, lacs d'origine glaciaire, etc.
Trois grands domaines lithologiques
Sur la péninsule se distinguent trois domaines lithologiques principaux, correspondant à des histoires structurales différentes :
1. Domaine siliceux (Iberia siliceuse)
Il occupe le tiers occidental de la péninsule : base du plateau, massif de Galice, système central, Montes de Toledo, Sierra Morena et quelques noyaux isolés (points axiaux des Pyrénées, hauts sommets de la Sierra Nevada). Structurellement, il correspond à de vieux massifs hercyniens constitués de roches paléozoïques et précambriennes : granites, gneiss, quartzites, schistes, marbres, etc. Cela se traduit par des reliefs anciens fortement érodés (pénéplaines, plateaux).
2. Domaine calcaire
Composé de calcaires plissés d'origine mésozoïque et redressés au Tertiaire. Il s'étend des Pyrénées, des montagnes basques, de la partie orientale de la péninsule ibérique, la Cordillère Cantabrique, le système ibérique, une partie de la chaîne côtière catalane et la Cordillère Bétique. Dominé par le calcaire, mais aussi par des conglomérats, grès et marnes. Ce domaine est lié à l'orogenèse alpine : reliefs élevés, pentes raides et un modèle karstique marqué (stalactites, stalagmites, dolines, etc.).
3. Domaine argileux et sédimentaire
Matériaux peu résistants à l'érosion (argiles, marnes, gypse) déposés à la fin du Tertiaire et au Quaternaire. Ils occupent les bassins sédimentaires intérieurs (Duero, Tage, Guadiana), les dépressions externes (Èbre, Guadalquivir) et les bassins intérieurs de la Cordillère Bétique, ainsi que des plaines et des plaines inondables méditerranéennes du sud. Ces zones sont caractérisées par des plaines horizontales, des paysages de badlands (ravines, barrancos) dans les secteurs semi-arides et un paysage agricole argilo-sableux, favorable à l'agriculture (provinces de Cordoue et Séville).
Unités du relief de l'Espagne
Unités du relief.
Les reliefs espagnols se regroupent en trois ensembles morphologiques :
1. Massifs anciens
Massifs d'altitude moyenne, sommets émoussés et souvent réduits à des pénéplaines, témoins d'une forte érosion au cours des temps géologiques. Ils sont faits de matériaux paléozoïques, produits par l'orogenèse hercynienne, puis affectés par l'orogenèse alpine.
2. Massifs alpins
Massifs récents, formés surtout de matériaux mésozoïques (calcaire), intégrés au domaine des grandes chaînes méditerranéennes. On les retrouve dans les Pyrénées et les Cordillères Bétique, résultant de la compression lors de la fermeture de la Téthys.
3. Dépressions
Il existe deux types :
Intérieures : effondrements du socle ancien comblés par des sédiments (ex. Duero, La Mancha).
Externes : situées entre massifs anciens et massifs alpins, occupant d'anciennes baies marines et anses colmatées par des sédiments (ex. dépressions de l'Èbre et du Guadalquivir).
Plateau et unités internes
Plateau (la Meseta).
Constitue le noyau originel et une part fondamentale de la péninsule (environ 45 %). La Meseta est inclinée légèrement vers l'ouest (0,3 %). Sa hauteur moyenne dépasse 600 m et elle est divisée en deux moitiés par le système central :
Sous-plateau nord : altitude moyenne > 700 m, bassin du Duero.
Sous-plateau sud : altitude moyenne ≈ 600 m, subdivisé par les Montes de Toledo entre Guadiana et Tage.
Le socle est paléozoïque hercynien réduit à une pénéplaine au Mésozoïque, puis affecté par l'orogenèse alpine :
Fracturation et soulèvement en blocs (horst et graben).
Plis périphériques.
Réorganisation du réseau hydrographique avec ouverture sur l'Atlantique et la Méditerranée.
Unités intérieures
Au sein de la Meseta, on identifie des unités internes transformées en crêtes (système central, Montes de Toledo) et en dépressions (bassins du Duero et de La Mancha).
Le système central
Chaîne de montagnes s'étendant sur environ 400 km. Principaux massifs : Guadarrama, Gredos, Peña de Francia, et au Portugal la Serra da Estrela. À l'est : Somosierra, Ayllón, Alto Tajo. Ces chaînes correspondent à une fragmentation en horst et graben due au plissement alpin ; des cols facilitent les communications entre les sous-plateaux.
Roches : formations du Paléozoïque (ardoises, gneiss, granites) à l'ouest et matériaux mésozoïques à l'est. Les formes variées sont en partie héritées de l'action glaciaire (cirques, lacs de montagne, nava, etc.). Présence de ressources limitées : granit, ardoise, parfois argent et étain.
Montes de Toledo
Massif de hauteur modeste (sommets ≲ 1 600 m). Formation similaire au système central (socle paléozoïque affecté par l'alpinisme), mais plus complexe géologiquement. Roches : ardoise et quartzite. Relief apalachien (crêtes de quartzite alternant avec dépressions sur matériaux plus tendres). Sur les piémonts se trouvent des galets de quartzite (loc. « grenouilles »).
Dépressions et plaines intérieures
Cuenca del Duero et La Mancha résultent d'effondrements comblés par sédiments à la fin du Tertiaire. On y trouve de vastes plaines, landes, croûtes de calcaire sur argiles et limons ; l'érosion y a sculpté pentes, collines et buttes témoin.
Crêtes entourant la Meseta
La Meseta est entourée, sauf à l'ouest, par des chaînes qui l'isolent de l'océan. Parmi elles :
Massif de Galice et Montes de León
Base primitive du plateau, formée par granites et roches métamorphiques. Plateau fermé au NO, la Galice restant entre le plateau et l'océan. Ces montagnes sont traversées par :
Failles orientées sud-nord donnant la dorsale des montagnes de Galice (point culminant : Manzaneda).
Failles transversales qui ont favorisé la formation des rias (estuaires) — Rías Altas et Rías Bajas.
Les Montes de León présentent des sommets > 2 000 m (Teleno, etc.). Matériaux : paléozoïques (Carbonifère) avec des gisements miniers (charbon, lignite, métaux). La modélisation montre des traces de glaciation (lacs glaciaires, ex. Sanabria).
Monts Cantabriques
Chaîne bordant le littoral nord, s'étendant de la Galice au Pays basque sur ~480 km, sommets alignés parallèlement à la mer Cantabrique. Certains sommets dépassent 2 600 m à l'ouest ; vers l'est les altitudes diminuent. Forte asymétrie : vers la mer la pente est abrupte, vers la Meseta la pente est plus douce, ce qui forme un véritable mur climatique et limite l'arrivée d'air humide sur l'intérieur.
On distingue :
Ouest (Asturies et Galice apparentées) : matériaux paléozoïques (quartzite, ardoise) et filons carbonifères exploités autrefois. Présence de relief karstique en calcaire carbonifère (Picos de Europa).
Partie centrale : matériaux du Jurassique et Crétacé, calcaires plissés par l'orogenèse alpine, reliefs modérés avec pics > 2 000 m (p. ex. Híjar, Peña Ubiña).
Monts basques : entre la côte cantabrique et les Pyrénées, composés de matériaux mésozoïques pliés; relief plus doux (Aitzgorri, Aralar, Gorbea ≈ 1 000 m).
Système Ibérique
La bordure orientale de la Meseta est occupée par le système ibérique, orienté NO-SE. Il s'étend des contreforts sud des Cantabriques jusqu'à la Méditerranée et borde l'est du bassin du Duero et la plaine de la Mancha. Origine liée à l'inclinaison du plateau et à l'accumulation de sédiments mésozoïques, plissés lors de l'orogenèse alpine.
On distingue une partie nord avec massifs importants (Urbión, Moncayo) servant de partage des eaux entre Duero et Èbre, et une partie sud plus étagée (Albarracín, Serranía de Cuenca) où le calcaire a généré un relief karstique (gouffres, gorges, etc.). La dépression longitudinales Calatayud-Teruel est un rift mésozoïque comblé de calcaires marins—ces zones sont en partie effondrées vers la Méditerranée.
Sierra Morena
Occupe l'extrémité sud du plateau. Matériaux paléozoïques hercyniens avec gisements métallifères (réputation minière). C'est une structure liée à une flexion alpine : fausse montagne, longueur > 400 km, altitude modeste (max ≈ 1 323 m à Sierra Madrona). Trois secteurs : occidental (Huelva-Séville), central (Córdoba-Jaén) et oriental (Jaén — défilé de Despeñaperros). Forte asymétrie de versants selon l'accès depuis la Meseta ou la vallée du Guadalquivir.
Unités externes au plateau
Les unités dites « externes » entourent la Meseta ; elles ont émergé lors de l'orogenèse alpine en pliant les sédiments mésozoïques. Les dépressions externes se sont formées entre ces massifs et le socle paléozoïque. Deux grands ensembles :
Nord : Pyrénées, Cordillère côtière catalane, dépression de l'Èbre.
Sud : Cordillères Bétiques et dépression du Guadalquivir.
Les Pyrénées
Ils occupent l'isthme entre le golfe de Gascogne et le cap de Creus. Longue d'environ 435 km, c'est une barrière compacte et une frontière géographique marquée. Structurellement alpine :
Pyrénées axiales : bande longitudinale de matériaux paléozoïques (ardoise, granit) — restes d'un massif hercynien ancien. On y trouve les plus hauts sommets (Aneto ≈ 3 400 m).
Zones externes : calcaires mésozoïques, subdivisées en chaînes et dépressions longitudinales. Relief karstique, cirques glaciaires et vallées en auge (ex. Ordesa).
Modélisation : glaciations quaternaires, langues glaciaires, cirques, vallées en U, lacs glaciaires ; aussi du volcanisme local (région d'Olot). Prévalence des vallées transversales plutôt que longitudinales.
Cordillère côtière catalane
Ferme la dépression de l'Èbre vers le sud ; orientée NO-SE, longueur ≈ 250 km, communique avec les Pyrénées et le système ibérique. La zone de Barcelone marque une division : côté nord, restes paléozoïques (ardoise, granit) ; côté sud, calcaires mésozoïques pliés. Morphostructure en trois unités parallèles :
Chaîne côtière : alignement immédiat du littoral (Tarragone–Gérone) ; ex. Tibidabo.
Dépression pré-littorale : graben comblé de sédiments quaternaires, zone agricole et démographiquement importante (Penedès, Tarragone).
Chaîne prélittorale : en contact avec la plaine de l'Èbre, altitudes plus élevées (Montserrat).
Dépression de l'Èbre
Comprend les basses terres du Nord-Est, près de la Méditerranée, bordée par la chaîne côtière catalane. À l'origine, une ancienne baie marine réduite ensuite à un lac au Miocène, comblé par les matériaux d'érosion issus des montagnes. Les dépôts se sont répartis selon leur granulométrie, les plus fins vers la côte. L'érosion a ensuite sculpté mesas et reliefs conglomératiques ; sur sols limoneux ou gypseux apparaissent des « badlands ».
Systèmes Bétiques
Les Cordillères Bétiques s'étendent du détroit de Gibraltar au cap de La Nao. C'est le système montagneux le plus étendu et le plus complexe de la péninsule, d'origine alpine, résultat du chevauchement des sédiments mésozoïques et de la collision de la plaque africaine. Les unités principales :
Penibética (bord côtier, arête interne) : zones abruptes avec les plus hauts sommets (Sierra Nevada : Mulhacén 3 478 m, Veleta). Zones d'exposition du socle paléozoïque dans des fenêtres tectoniques (Alpujarras).
Subbética (externe) : chaîne orientée SW-NE, de Cadix à Alicante (Grazalema, Cazorla, Segura, etc.). Dominée par calcaires et marnes, formant d'importants reliefs karstiques (Torcal de Antequera).
Entre ces deux séries s'étend la dépression intrabétique, une succession de bassins comblés (Antequera, Baza, Loja, Guadix), sur ≈ 250 km, constitués de matériaux tendres (argiles, marnes, sables).
Dépression du Guadalquivir
Située entre les Cordillères Bétiques et la Sierra Morena. Large dépression triangulaire ouverte vers l'Atlantique, influencée par la mer et traversée par le Guadalquivir. Initialement bras de mer, elle a été comblée par sédiments issus de la Cordillère Bétique et de la Sierra Morena, provoquant un déplacement du thalweg vers le nord. Aujourd'hui, on y trouve de vastes plaines douces exploitées depuis l'Antiquité ; en aval de Séville subsistent des marais et zones humides, dont le parc national de Doñana est un exemple représentatif.
Relief insulaire
Relief des îles.
Les îles espagnoles offrent deux caractères distincts : les Baléares, prolongement géologique du continent, et les Canaries, d'origine volcanique et indépendantes du point de vue géologique.
Îles Baléares
Prolongement géographique de la péninsule en Méditerranée. Sauf Minorque, l'archipel prolonge la Cordillère Bétique. Majorque illustre bien la structure : deux chaînes et une dépression intérieure — la Serra de Tramuntana (Puig Major 1 445 m) au NW, et la Serra de Llevant au SE avec la plaine centrale entre les deux.
Minorque se distingue par ses liens géologiques et morphologiques avec la chaîne côtière catalane.
Îles Canaries
Situées dans l'Atlantique, d'origine volcanique. Leur formation est liée à des émissions volcaniques liées à des fractures et points chauds. Les îles s'alignent selon deux directions principales (NE-SW et SE-NO) et présentent des reliefs abrupts qui émergent de la mer profonde. Leur sommet le plus élevé est le Teide (3 710 m), plus haute montagne d'Espagne.
Roches volcaniques : basaltes, trachytes, phonolites ; morphologies spectaculaires (caldeiras, cratères, dômes, enrochements de lave). On y retrouve aussi des badlands résultant de l'érosion des laves consolidées.
Côtes
Côtes.
La côte est la limite entre la terre et la mer, continuellement transformée par courants, vagues, abrasion et variations du niveau marin. Les côtes espagnoles sont généralement peu découpées, témoignant du caractère massif de la péninsule, avec quelques exceptions.
On distingue les sections côtières suivantes :
Côte cantabrique : littoral escarpé, falaises parallèles à la mer Cantabrique ; reliefs remarquables (Peñas, Machichaco) et de nombreux estuaires.
Côtes de Galice : très découpées par les rías (Rías Altas et Rías Bajas), résultant de l'entaille des vallées fluviales et marines.
Côte atlantique : faible pente, plages sableuses (de l'embouchure du Guadiana à Trafalgar) ; zones humides et anciens comblements comme le Lac Ligustinus.
Côte méditerranéenne : de Tarifa à la frontière française, segmentée en sous-secteurs :
Zone andalouse (Bétique) : de Gibraltar à Cabo de Gata, parallèle à la Penibética ; formes liées aux naufrages côtiers et à la présence d'alinos (caps) comme Cabo de Palos.
Côte valencienne : de Cabo de la Nao à la plaine de l'Èbre ; importante plaine deltaïque (delta de l'Èbre) et zones littorales comme l'Albufera de Valence. Présence d'îlots rocheux reliés au continent par des cordons sableux.
Côte catalane : ~552 km, avec le delta de l'Èbre (Tarragone), plaines alluviales, lagunes et étangs ; la Costa Brava (Girona) est plutôt abrupte et rocheuse, avec de petites plages nichées entre des affleurements.
La Costa Brava (Girona) est un littoral raide et découpé ; en raison d'une faible dynamique marine, on y trouve de petites plages protégées par des affleurements rocheux.
Fin du document.