La Résistance française (1940-1944) : De Gaulle, FFL et FFI
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La Résistance depuis l’extérieur
S'opposant dès ses débuts à l'armistice et au régime de Vichy, le général de Gaulle organise la Résistance depuis Londres. Le 28 juin 1940, il est reconnu par Churchill comme le chef de tous les Français libres.
Dès août 1940, les colonies de l'Afrique équatoriale française se rallient à la France Libre, ce qui permet à de Gaulle d'installer sa capitale à Brazzaville. Elle est la base opérationnelle des combattants ralliés au général de Gaulle.
Il apparaît alors comme le chef de la résistance à l'étranger. Il est à la tête des Forces Françaises Libres (FFL) qui comptent un peu moins de 75 000 hommes.
Une résistance précoce et multiforme
La résistance à l'intérieur du pays commence dès la signature de l'armistice. Elle se manifeste par des actes isolés commis par des individus ou des petits groupes. Au début, ce sont surtout des tags ou des affiches.
Mais cette résistance reste très divisée et relativement peu active. Elle s'appuie sur environ 2 à 3 % de la population et ses membres sont d’origine très diverse : jeunes, vieux, ouvriers ou bourgeois.
À partir de l'invasion de l'URSS par Hitler, le Parti communiste français entre en résistance, notamment avec le mouvement des Francs-tireurs Partisans. Ce mouvement, soutenu par Moscou, est davantage organisé et armé.
Progressivement, à partir de l'invasion de la zone sud en novembre 1942 et de la création du Service du Travail Obligatoire (STO), la lutte contre l'occupation nazie s'intensifie et prend différentes formes : sabotages, assassinats, destructions des lignes de chemin de fer, maquis...
La persécution des Juifs, les rafles qu'ils subissent, conduit une partie de la population à les aider à échapper à la déportation, surtout les enfants. Le prix payé est souvent élevé.
C. Vers l’action concertée et l’efficacité
La résistance française se structure progressivement autour notamment :
des gaullistes grâce à l’action de Jean Moulin;
des communistes comme Raymond et Lucie Aubrac.
À partir du 1er février 1944, les différents mouvements fusionnent sous le terme de Forces Françaises de l'Intérieur (les FFI).
Les FFI jouent un rôle important dans la préparation et le déroulement du débarquement allié en Normandie, de même que dans toute la campagne de libération de la France. Les effectifs des FFI passent de 100 000 en février 1944 à 400 000 au moment de la libération.
Ces groupes armés, soutiens des FFL, permettent l’affirmation politique du Gouvernement provisoire de la République française dirigé par de Gaulle.