Risques Mondiaux : Aléas Naturels, Technologiques et Sanitaires
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I- Les espaces mondiaux exposés à des risques divers
A- Des risques présents sur l’ensemble de la planète
Un aléa est un phénomène naturel ou technologique imprévisible. Il existe deux types d’aléas :
- Les aléas naturels (séisme, éruption volcanique, inondation, glissement de terrain, tsunami, etc.)
- Les aléas technologiques (pollution, explosion, pollution industrielle et atmosphérique, etc.)
Quand une population est exposée à un aléa, on parle de risque. Plus une population est exposée aux aléas, plus elle est vulnérable. Environ deux tiers de la population mondiale sont vulnérables aux aléas, c’est-à-dire que cette population est soumise à des risques.
Lorsque les risques deviennent réalité, on parle de catastrophes (tsunami en Asie en 2004, ouragan Katrina aux États-Unis en 2005, séisme en Haïti en 2010, Fukushima au Japon en 2011, etc.).
En 2013, 22 000 personnes ont été tuées par des catastrophes naturelles. Ce chiffre est en dessous de la moyenne de tués entre 2004 et 2013, qui est de 98 000 morts par an.
B- Les risques naturels majeurs à travers le monde
Certains risques sont liés aux activités de l’atmosphère : tempêtes (cyclones en zones intertropicales), sécheresse, vagues de froid, canicules, intempéries violentes. Ces risques peuvent entraîner des catastrophes en chaîne :
- Les sécheresses facilitent le départ de feux de forêt, les vents forts accélèrent leur avancée. Les orages peuvent également provoquer le départ d’incendies par la foudre. Il est cependant important de noter que la plupart des incendies sont d’origine humaine.
- Les fortes pluies peuvent entraîner d’importantes inondations, en particulier dans les espaces ayant connu de longues périodes sèches qui ont endurci les sols.
- Dans les espaces montagneux et froids, les fortes chutes de neige favorisent le risque d’avalanches sur les pentes.
D’autres risques proviennent des activités de la lithosphère : séismes, mouvements de terrain, éruptions volcaniques. De la même manière, la concrétisation de ces risques peut entraîner de graves conséquences.
- Les séismes sous-marins provoquent la formation de tsunamis.
- Les mouvements de plaques lithosphériques peuvent provoquer des glissements de terrain.
C- Les risques technologiques liés aux activités humaines
Les activités industrielles et les produits chimiques créent des risques nouveaux, renforcés par l’industrialisation rapide de nombreux pays émergents.
- L’essor des activités industrielles augmente les risques de pollution de l’air (rejet de CO2), de contamination des eaux (rejet d’eaux usées) et d’accident industriel (explosion ou incendie d’usine).
- L’industrie énergétique présente notamment des risques très importants : les centrales nucléaires suscitent l’inquiétude depuis les accidents de Tchernobyl (1986) et de Fukushima (2011) ; les plates-formes offshore d’extraction de pétrole présentent des risques de marées noires.
- Le transport maritime de marchandises dangereuses crée des risques en mer : marées noires en cas d’accident de pétrolier, dégazage de navires.
- L’utilisation de produits chimiques dans l’agriculture (engrais, pesticides) pollue les eaux et appauvrit les sols.
La mondialisation et la multiplication des flux humains amplifient les risques sanitaires de transmission des épidémies, créant des risques nouveaux de pandémie (épidémie répandue à l’échelle de la planète).
Les aménagements humains renforcent enfin des risques naturels existants en renforçant la vulnérabilité de certains espaces :
- Le déboisement, le surpâturage lié à des troupeaux plus nombreux et la hausse des besoins de populations croissantes dans les espaces arides sont autant de facteurs de désertification.
- La déforestation provoquée par l’aménagement de nouvelles terres agricoles ou d’espaces de loisirs favorise l’écoulement des inondations et enlève une barrière naturelle en cas de tempête.
II- Des espaces et des sociétés inégalement exposés aux risques
Les dommages causés par les catastrophes varient en fonction du niveau de développement des sociétés. 90% des victimes des catastrophes habitent dans des pays pauvres :
- Dans les pays développés, les dégâts matériels peuvent être très importants, car les activités économiques sont développées. Cependant, les pertes humaines sont faibles.
- Dans les pays pauvres, les dégâts matériels sont moins importants, mais le nombre de tués peut être élevé.
Les pays du Nord ont en effet déployé des moyens, des infrastructures et des procédures d’alerte sophistiquées pour faire face aux catastrophes naturelles :
- Les méthodes de surveillance des phénomènes et d’alerte en cas de catastrophe sont nombreuses : observation régulière des activités sismiques et volcaniques, surveillance de fichiers météorologiques (tempêtes, vagues de froid et canicules), système d’alerte des populations.
- L’éducation aux risques et les procédures d’évacuation sont plus développées.
- Les infrastructures sont plus adaptées aux différents risques : normes parasismiques au Japon, matériaux de construction plus solides, etc.
À l’inverse, dans de nombreux pays du Sud, les conséquences de catastrophes sont plus importantes :
- Les systèmes de surveillance, d’alerte et d’évacuation sont insuffisants, rendant les populations plus vulnérables aux risques naturels.
- De plus, certaines catastrophes frappent les PED plus régulièrement en raison de leur localisation géographique.
- Les pays pauvres disposent de moyens financiers insuffisants pour reconstruire et doivent compter sur l’aide internationale.
- Pour ces pays, les catastrophes deviennent alors un frein au développement et elles aggravent la pauvreté.
Les pays du Nord, plus industrialisés, sont plus exposés aux risques technologiques (marées noires, accidents industriels).
Cependant, de la même manière que pour les risques naturels, les pays riches sont mieux préparés pour faire face aux risques technologiques.
III- Des risques de plus en plus internationaux
A- Des risques partagés à travers le monde
De nombreux risques, naturels et technologiques, s’étendent sur plusieurs pays pour des raisons climatiques.
- Les courants atmosphériques et les vents répandent les substances présentes dans les airs : nuages de cendres couvrant une zone vaste en cas d’éruption volcanique, déplacement de substances radioactives en cas d’accident nucléaire.
- Les catastrophes naturelles peuvent toucher des espaces très vastes, et donc concerner plusieurs États (tsunami en Asie du Sud-Est en 2004, tremblement de terre, tempête).
Par ailleurs, le contexte de la mondialisation et de la multiplication des échanges et des flux de personnes, de marchandises et d’informations, a favorisé le partage et la généralisation de certains risques.
- Les risques sanitaires ont pris une ampleur planétaire avec la multiplication des déplacements de personnes à travers le monde (tourisme, études, voyages d’affaires).
- L’accélération des échanges de marchandises a encouragé le développement du transport maritime et donc renforcé les risques liés aux accidents dus au transport de matières dangereuses (pétrole, produits chimiques).
Enfin, la hausse des besoins énergétiques et la généralisation de sources d’énergie polluantes ont fait émerger un risque mondial majeur : le réchauffement climatique lié à l’effet de serre.
B- Des initiatives de prévention à l’échelle internationale
Afin de tenter de faire face au réchauffement climatique, des initiatives internationales ont été mises en œuvre :
- En 1997, le protocole de Kyoto a défini des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour les pays signataires. Cependant, tous les pays n’ont pas signé cet accord, notamment les États-Unis, premier pollueur mondial.
- Des sommets de la Terre et diverses réunions internationales tentent de faire de la problématique environnementale et de la protection de la planète une priorité à l’échelle internationale, mais de nombreux pays, notamment parmi les PED, ont d’autres priorités nationales.
Il existe des acteurs qui œuvrent pour la prévention des risques et portent secours aux populations en danger en cas de catastrophes :
- De nombreuses ONG (organisations non gouvernementales) interviennent à la suite de catastrophes dans les pays pauvres afin d’apporter les aides essentielles aux victimes.
- Les États eux-mêmes envoient des aides aux pays victimes de catastrophes importantes.