Rousseau : philosophie et morale

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La philosophie de Rousseau

Rousseau. La philosophie de Rousseau est une philosophie de la pratique : elle porte sur des questions pratiques telles que les problèmes de la religion, de la société et de la politique. D'autres penseurs comme Hume ou Descartes se préoccupent de la science, de la vérité et de la connaissance ; leur philosophie est plus technique.

Notions fondamentales de la morale

Pour parler de la morale, Rousseau tient compte de trois notions, qui sont les suivantes :

  1. Liberté
  2. Rationalité pratique
  3. Sentiments moraux

Liberté

Les animaux sont guidés par l'instinct : ils sont soumis à la nature et ne sont pas conscients de leurs actions parce qu'ils ne peuvent pas choisir leur comportement. Un chien ne peut pas être bon ou mauvais. Mais l'homme est libre de choisir ce qu'il veut à tout moment ; cependant, si quelqu'un prive une personne de sa liberté et la contraint, celle-ci ne sera pas responsable des actes accomplis en l'absence de liberté.

Rationalité pratique

La rationalité pratique, selon Rousseau, permet de distinguer le bien du mal. Rousseau dit que l'homme naturel est celui qui ne vit pas dans la société et n'a donc ni envie, ni haine, ni jalousie. L'homme naturel est le modèle, car il a la spontanéité, mais il n'a pas les attributs de l'homme moderne. L'homme juste doit posséder des caractéristiques naturelles : ingéniosité, etc.

Sentiments moraux

Les sentiments de l'homme sont l'amour de soi et la piété naturelle. L'amour de soi est l'auto-préservation ; la pitié est le sentiment naturel humain de vouloir pour autrui ce que nous ne voulons pas pour nous-mêmes. Rousseau considère la morale comme une combinaison permettant de choisir entre le bien et le mal, alliant la liberté et les sentiments naturels.

L'origine du vice, du péché et de l'immoralité est liée à la culture et à la civilisation. La culture est la coutume de l'humanité. Pour Rousseau, la culture et la civilisation sont contraires à la nature. Quand l'homme se civilise, il perd tout et apparaissent des inégalités : il semble alors que la relation maître‑esclave se met en place. C'est pourquoi la démocratie égalitaire prime sur toutes les règles, et tous sont gouvernés.

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