Le Vocabulaire de la Philosophie Politique de John Locke
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- Bien commun : Les modèles, soit comme des individus qui sont membres d'un État, et c'est ce qui devrait fournir à chacun de ses membres leur bien-être et leur bonheur.
- Corporatisme : Le corporatisme, comme une forme d'action, concerne l'organisation d'une communauté fondée sur des partenariats représentant les intérêts de tous les membres qui la composent.
- Consentement : Assentiment libre et volontaire d'un individu pour faire partie d'une communauté politique. C'est un synonyme de l'auteur pour le contrat ou l'accord de convention. Il peut être de deux sortes : exprès (donné d'une manière claire et explicite) et tacite (accordé implicitement par toute personne par le simple fait de vivre et de profiter des avantages d'une communauté déjà créée).
- Contrat social : Le contrat par lequel les hommes donnent leur consentement pour passer de l'état de nature à la société civile.
- État : Un État est une entité politique comprenant l'ensemble du peuple uni sous un seul gouvernement avec une loi commune et établie dans un territoire donné. Pour Locke, c'est une organisation qui résulte du pacte entre le peuple d'une communauté, garantissant une meilleure vie et la liberté de ses membres.
- État de nature : Situation dans laquelle les hommes se trouvent avant de former une société civile par le contrat social. Les hommes, dans cet état, sont régis par la loi morale naturelle, qui leur donne certains droits et devoirs corrélatifs, ainsi que le pouvoir de fixer et de faire respecter la loi.
- Gouvernement légitime : Il est la représentation de la communauté une fois qu'elle a été constituée, élu par la majorité, et qui doit régir la communauté en fonction de l'intérêt public.
- Droit : Les règles régissant l'action de l'homme. Locke distingue le droit naturel et le droit positif. Le premier est l'état de nature lui-même, c'est la loi de la raison. Le second est fondé sur la loi naturelle et constitue le droit propre de la société civile, établi par le législateur.
- Les lois positives : Les lois sont adoptées par le pouvoir législatif de l'État ou de la société. Ces règles pour le pouvoir seront justes lorsqu'elles se fonderont sur la loi de la nature, qui doit être réglementée et interprétée.
- Liberté : L'état de nature de l'homme consiste à ne dépendre d'aucun pouvoir en dehors de lui-même, si ce n'est de la loi naturelle. Mais pour Locke, la société civile se dessine pour une meilleure défense de la liberté.
- Liberté naturelle : C'est la liberté que possède l'homme dans ledit état de nature, que Locke définit comme : « ... un état de parfaite liberté d'ordonner leurs actions et de disposer de leurs biens et de leurs personnes comme ils le jugeront à propos, dans les limites de la loi naturelle, sans demander la permission ni dépendre de la volonté d'aucun autre homme. » Cette liberté entre en conflit avec un autre homme quand celui-ci tente d'apprivoiser ou de distribuer des actifs qui ne sont pas suffisants, créant ainsi des conflits.
- Libéralisme : Système d'organisation économique fondé sur la propriété privée, la libre entreprise et le marché. Il concerne également le système d'organisation politique de l'État fondé sur la répartition des pouvoirs et les garanties des libertés individuelles.
- Législature : Expression de Locke qui fait référence à l'institution représentant le pouvoir législatif.
- Majorité : Une façon de prendre des décisions dans une société civile, sinon déterminée autrement : la majorité simple, ou la majorité qualifiée si nécessaire.
- Monarchie absolue : Une forme de gouvernement où le pouvoir est exercé par une seule personne de façon concentrée, avec une tendance au despotisme et à la tyrannie.
- Puissance : Capacité d'établir et d'exécuter la loi à l'état naturel. Les hommes délèguent ces pouvoirs naturels aux organismes appropriés de la société politique. Locke distingue trois branches : législatif (le pouvoir de dicter la loi, aux mains du parlement), exécutif (le pouvoir d'exécuter la loi, exercé par le gouvernement) et fédératif (le pouvoir des relations de la communauté avec l'extérieur, détenu par les représentants de la communauté).
- Assemblée législative : Le pouvoir le plus important de l'État, car elle est responsable de l'élaboration des lois que tous doivent respecter.
- Pouvoir fédératif : Avec cette expression, Locke se réfère au pouvoir de l'État de déclarer la guerre, de conclure la paix et d'établir des partenariats considérés comme bénéfiques pour le bien de sa propre communauté avec d'autres communautés en dehors de l'État.
- Pouvoir exécutif : Dans l'arène politique d'un État, c'est la charge qui détient le pouvoir de régir l'État, de mettre en œuvre et de faire respecter les lois.
- Propriété : L'auteur y voit la propriété dans un sens large comme un droit naturel qui s'étend sur la vie, la liberté et la propriété. La base de la propriété privée est le travail.
- Rébellion : Le droit conféré aux individus qui sont arbitrairement soumis à un tyran ; cela correspond au droit du peuple à se défendre contre l'autorité illégitime de la monarchie absolue.
- Société civile : Elle a pour but de défendre la propriété au sens de Locke (vie, liberté, terres et biens) en s'introduisant volontairement dans la société. Le pacte qui implique la société civile a pour sens, avant tout, de préserver la liberté, qui est un bien personnel permettant les deux autres. La société civile n'est donc pas un pacte contre la nature humaine sauvage et violente, mais un pacte pour assurer la sécurité de ne pas perdre la liberté aux mains d'un autre (l'esclavage ou le pouvoir absolu d'un despote), ce qui placerait l'individu dans un « état de guerre ».
- Tolérance : Elle est la forme essentielle du respect des opinions, des pensées, des croyances et des différences entre les uns et les autres. Elle joue un rôle clé dans les systèmes libéraux.