Wittgenstein : Langage, Réalité et Éthique

Classified in Philosophie et éthique

Written at on français with a size of 6,54 KB.

Le Problème de la Connaissance : Épistémologie

Wittgenstein a cherché à comprendre les limites de ce dont on peut parler sérieusement et donc savoir avec certitude. C'est parce que la philosophie a jusqu'ici tenté de faire valoir des arguments à propos de tout, mais n'a pas réussi à prouver quoi que ce soit. Par conséquent, la tâche est de dessiner les frontières du langage et de voir comment il se rapporte à la réalité avec la pensée humaine.

Première Phase : Le Tractatus

Dans sa première phase, qui correspond au Tractatus, il défend le principe d'isomorphisme. Il affirme qu'il y a un lien logique entre la réalité et le langage et qu'il est donc possible de parler du monde. Ainsi, la structure logique du langage est liée à la forme logique du monde, et le langage définit la limite de ce que le monde peut connaître rationnellement.

Les propositions linguistiques ont un sens quand elles parlent de choses du monde pour lesquelles l'isomorphisme peut être appliqué. Mais le fait qu'une proposition ait un sens ne signifie pas qu'elle soit nécessairement vraie. Une proposition sera vraie quand ce qu'elle exprime correspond au monde : si ce qui est représenté existe, la représentation est vraie, sinon elle sera fausse.

Propositions Vraies et Pseudopropositions

Le langage ne parle du monde que lorsqu'il est possible d'appliquer l'isomorphisme. Par conséquent, les propositions vraies constitueraient le contenu entier de la science (un objet correspond à un nom, un fait à une proposition, et le langage au monde). Les propositions auxquelles on ne peut pas appliquer l'isomorphisme sont des pseudopropositions.

Il existe deux types de base de ces pseudopropositions :

  • Les pseudopropositions logiques et mathématiques : bien que dénuées de sens car elles ne parlent pas du monde, elles ne sont pas absurdes et sont utiles pour certains processus.
  • Les pseudopropositions philosophiques : la vérité philosophique, en tant que telle, vise à être au-delà de l'expérience, et c'est absurde. Les questions philosophiques ne peuvent pas être résolues, et la véritable tâche de la philosophie est de devenir une activité de clarification sur ce qui peut être connu. Cette philosophie est une critique du langage et une analyse des limites de la connaissance.

Deuxième Étape : Les Investigations Philosophiques

Dans la deuxième étape, qui concerne les Investigations philosophiques, Wittgenstein abandonne l'isomorphisme et défend l'idée des jeux de langage et le concept d'utilisation. C'est l'utilisation de la langue dont le sens est la clé, et cette clé est un jeu partagé par l'auditeur et le locuteur.

L'Utilisation et la Signification du Langage

Selon Wittgenstein, c'est l'utilisation du langage qui détermine sa signification. Ce sens est à son tour déterminé par le jeu de langage dans lequel il est créé (décrire, spéculer, trouver la beauté, etc.). La précision du langage dans les règles sera marquée par l'usage spécifique, et celui qui enfreint les règles court le risque de ne pas être compris (tricherie).

Les Jeux de Langage et leurs Règles

Le jeu de langage est un ensemble de règles qui régissent un certain usage du langage, et chaque situation, chaque jeu, a ses règles propres et spécifiques qui ne peuvent être appliquées à un jeu différent. Ces utilisations du langage proviennent de la situation spécifique et, à son tour, de la tradition antérieure.

Le Problème de la Philosophie

Wittgenstein aborde également dans cette deuxième étape le problème de la philosophie. La philosophie produit une fascination parce qu'elle est une attaque contre les limites du langage et cherche toujours à traiter des problèmes qui sont au-delà de notre compréhension. Par conséquent, son problème est la mauvaise utilisation du langage.

La philosophie devrait avoir pour tâche de clarifier et d'expliciter les termes conceptuels du langage afin qu'il ne puisse pas être utilisé de façon incorrecte. Ainsi, sa fonction est de découvrir et d'élucider les structures du langage, de clarifier les règles et donc de déterminer l'usage correct de la langue.

Le Problème de l'Homme et de la Morale : Anthropologie et Éthique

L'éthique et l'esthétique sont transcendantes car elles vont au-delà de la réalité du monde. L'esthétique considère les objets comme des œuvres d'art en leur donnant un sens esthétique, et l'éthique examine les sujets comme des êtres moraux allant au-delà de leur propre réalité physique, en leur donnant un sens éthique. Ainsi, l'éthique et l'esthétique traitent de la signification des choses, ce qui est caractéristique des êtres humains.

La Recherche du Sens de la Vie

Le problème de la philosophie elle-même, en tant que recherche d'un sens à la vie, à la mort et à la vie éternelle, ne peut pas être abordé car il n'y a pas d'expérience possible. Alors y penser conduit à ce qui est indicible, au mystique, et se manifeste par le sentiment. Et étant un sentiment, et non un fait, il ne peut être ni discuté ni expliqué. Cependant, le mystique est caractéristique des êtres humains et ne peut être ignoré.

Le Problème de la Réalité : Métaphysique

Dans le Tractatus, Wittgenstein définit une structure de la réalité.

  • La réalité est tout ce qui est logiquement possible.
  • Le monde serait l'ensemble des faits qui existent réellement parmi toutes les possibilités de ce qui pourrait exister.
  • Les faits seraient l'état actuel des choses, c'est-à-dire la relation entre les objets ou les choses, telle qu'elle se déroule aujourd'hui.
  • Enfin, les choses seraient les objets individuels existants et fixes.

Entradas relacionadas: