Analyse du Héros Romantique et du Registre Lyrique
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II. Plusieurs sentiments évoqués et registre lyrique
- Le cadre qui environne le personnage pénètre celui-ci et l’inspire ; c’est ce qui lui permet de mieux exprimer ses sentiments intérieurs (son « moi intime »).
- « Foules de sensations fugitives » (l. 1) ; « incertitudes » (l. 5) → vague des passions (inhérent au Romantisme) : des sentiments difficiles à exprimer par le personnage, mais que l’écrivain exprime pourtant.
- Sentiment de bonheur extrême : « ravissement » (l. 5) → comme enlevé à lui-même (et à un ordinaire souvent décevant) pour mieux s’élever vers des sentiments profonds et difficilement contrôlables.
- S’y mêlent fureur guerrière et humilité du pâtre (lignes 6-8), adepte d’un bonheur simple et innocent : l'emportement des passions.
- Rêverie (l. 15), appel du voyage, de l’exotisme ; tentation de l’inconnu : « climats lointains » (l. 21) ; « régions inconnues » (l. 26).
- Sentiment de solitude → non pas abattement, mais exaltation : sentiment de puissance physique (cf. dernières lignes) ; cf. antithèse « triste » / « bonheur » (l. 11) + rythme ternaire « enchanté, tourmenté et comme possédé » (lignes 29-30) → crescendo : des passions de plus en plus fortes.
III. L’incarnation du héros romantique
- Un cœur solitaire, vide en apparence, mais passionné et exalté : « enchanté, tourmenté et comme possédé » (lignes 29-30).
- Exalté au milieu d’une nature pourtant hostile pour tout autre homme (qui ne connaît pas Guy Cotten).
- « Visage enflammé », chevelure ébouriffée → heureux sous la tempête : « le vent sifflant dans ma chevelure » (l. 29).
- Habité par des sentiments contradictoires (exaltation et mélancolie ; tourment et puissance ; triste bonheur ; joie / soupirs (l. 13)).
- Un rêveur inspiré aux sentiments extrêmes.
- Un être à part, qui puise sa vérité au fond de son cœur, dans un puissant rapport à l’intimité : « comment exprimer cette foule de sensations fugitives » (l. 1), alors que c’est justement ce qu’il fait tout au long du texte.
- Lignes 11–13 : « Notre cœur est un instrument incomplet ».
- Un chant triste, mais naturel → rappelle ces vers célèbres de Musset :
« Les plus désespérés sont les chants les plus beaux / J’en connais d’éternels qui sont de purs sanglots. »