Analyse du Lied Das Wandern de Franz Schubert

Classé dans Musique

Écrit le en français avec une taille de 3,94 KB

Das Wandern (Le Voyageur) est le premier Lied du cycle La Belle Meunière (Die schöne Müllerin). Auteur : Franz Schubert.

Le Rythme

Le rythme est un rythme binaire, régulier et constant dans des mesures à quatre temps, dont l'unité est la noire. L'indication de vitesse ne figure pas en allemand et en italien, ce qui reflète l'affirmation selon laquelle le romantisme allemand forgeait sa propre culture. L'équivalent serait un Mäßig Geschwind ou Allegro moderato, soit un tempo moyennement rapide.

À la main gauche, le piano maintient des pauses de croches dont la fonction est de souligner le rythme qui, avec l'agitation incessante des doubles-croches à la main droite, suggère la foulée délibérée d'une personne marchant rapidement. Bien que le rythme soit facile, il faut noter le léger contrepoint rythmique dès l'introduction de la section A ; depuis l'introduction, les deux notes formant des accords mettent en évidence le tour de la cadence sur les parties faibles de la mesure.

La Mélodie

La mélodie est l'élément le plus important. Elle est disposée à intervalles réguliers avec des cadences à la fin de chaque période. Bien qu'elle semble dominer, elle est en fait clairement sujette à l'élément harmonique, dans le sens où ses tournures et ses inflexions sont dictées par les tensions inhérentes au système tonal, dans lequel certaines notes exercent une attraction sur les autres.

Comme il sied au Lied, la mélodie ne présente pas de difficulté particulière pour le chant. Sa portée ne dépasse pas une octave.

La Texture

Le type de texture est strictement homophonique, car il y a une mélodie accompagnée harmoniquement. La mélodie est confiée entièrement à la voix tandis que le piano joue des accords arpégés pour obtenir une texture plus légère et fluide, selon l'utilisation connue sous le nom de basse d'Alberti, qui était si populaire lors de la période classique.

La partition ne précise pas le type de voix requis et il est, en fait, fréquent d'entendre les Lieder de Schubert dans différentes tessitures. À l'écoute, le chanteur est un baryton. Quant au piano, notez que, contrairement au traitement reçu dans d'autres Lieder où il est équilibré en importance avec la voix, il ne dépasse pas ici le rôle d'« accompagnement ». Pour cette raison, il reste toujours dans un registre bas et même la main droite est entièrement écrite en clé de fa.

La Forme

C'est un Lied, le premier d'une série dont l'unité est donnée par l'intrigue qui se déroule dans une série de vingt poèmes. Sa structure est AB, précédée par une introduction de quatre mesures, et répond exactement à la structure du poème.

  • La section A se compose de quatre mesures qui sont répétées exactement, tant dans la musique que dans le texte.
  • La section B est un verset plus long que le premier, de sorte qu'il dure huit mesures, sans répétition.

Ainsi, les deux sections sont équilibrées avec huit mesures chacune. Du point de vue tonal, on établit un arrangement symétrique : la section A entière est en si bémol ; les quatre premières mesures de B agissent en tant que partie centrale de modulation (vers sol mineur et fa majeur) ; et enfin, les quatre dernières mesures de B restaurent la tonalité principale, si bémol.

Genre et Période Artistique

Genre : Musique vocale. Pour le rôle joué par cette forme musicale dans la vie sociale de son temps, elle peut aussi être considérée comme de la « musique de salon ».

Période artistique : Première moitié du XIXe siècle, plein Romantisme.

Entrées associées :