Analyse des personnages et thèmes de Nada
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Le comportement d'Andrea dans l'œuvre de Carmen Laforet
Andrea est une jeune fille qui s'oppose aux modèles féminins caractéristiques de la fiction romanesque de l'époque. Elle est libre, indépendante et souhaite choisir son avenir professionnel et sentimental. C'est une figure féministe avant l'heure.
La complexité du personnage de Román
L'attrait de Román repose sur l'aura de mystère qui l'entoure. C'est une sorte de Don Juan bohème, un artiste incompris et aventureux. Ce mélange le rend fascinant pour les femmes, car il s'éloigne du modèle masculin classique, religieux et officiel de l'époque.
La rébellion des jeunes contre les adultes
Andrea se rebelle contre sa tante Angustias car elle refuse de se soumettre au modèle de la jeune fille docile dont l'unique aspiration est d'être épouse et mère. Quant à Ena, bien qu'elle jouisse de plus de liberté, elle se sent éloignée de ses parents bourgeois et aspire à une vie moins monotone.
Le modèle féminin de la mère d'Ena
La mère d'Ena a choisi de consacrer toute son affection à ses enfants, renonçant à l'amour romantique et ne voyant son mari que comme le père de sa progéniture. Elle se conforme au destin social imposé, une résignation qui impressionne profondément Andrea.
Représentation des secteurs sociaux
La famille d'Ena est représentative de la bourgeoisie. Andrea et ses proches appartiennent également à ce secteur, mais contrairement aux parents d'Ena, ils mènent une vie de bohème sans se soucier des conventions sociales de l'époque.
Les trois modèles féminins du roman
On peut distinguer trois grands modèles :
- La femme pieuse et traditionnelle : Angustias et la grand-mère.
- La femme « libérée » : Gloria.
- La femme bourgeoise moderne : La mère d'Ena.
Contradictions :
- Angustias vit une aventure avec son patron, ce qui contredit la morale catholique.
- Gloria, bien que libérale, subit les abus de Juan sans se révolter.
- La mère d'Ena n'est pas satisfaite de son mariage classique et aspire à l'amour romantique avec Román, sans toutefois oser quitter son confort bourgeois.
Le récit à la première personne
Le roman est raconté du point de vue de la protagoniste. Cependant, l'épisode du quartier du Barrio Chino est narré selon deux perspectives : celle d'Andrea (pages 166-169) et celle de Gloria (pages 229-231).
L'usage du catalan dans le texte
L'insertion de mots en catalan apporte du réalisme à l'œuvre en reflétant le langage de l'époque :
- Utilisés par la narratrice : Camalics (p. 14), Mosaic (p. 124), drapaire (p. 227).
- Utilisés par les personnages : Poblet (p. 169), noi (p. 179), nen (p. 231).