Arthur Rimbaud : Analyse thématique des Cahiers de Douai
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Rimbaud et la tradition de la poésie amoureuse
Vrai.
Dans les Cahiers de Douai, Rimbaud reprend les thèmes classiques de la poésie amoureuse (la beauté de la femme, le désir, la souffrance, la nature complice de l’amour).
Mais il les modernise : son ton est plus spontané, jeune et parfois ironique.
→ Exemples : Sensation, Roman, Ophélie.
Une poésie amoureuse légère et sensuelle
Oui, souvent.
Dans certains poèmes, Rimbaud exprime une joie simple, une liberté du corps et du cœur.
- Sensation : marche solitaire, plaisir des sens, contact avec la nature (rythme 6-6).
- Roman : premiers émois amoureux, ton léger, insouciant, presque naïf.
Mais parfois, l’amour est aussi mystérieux ou tragique (Ophélie).
Le sens de la provocation chez Rimbaud
Absolument.
Même très jeune, il choque par sa liberté de ton, son rejet des règles et sa critique de la société.
- Il se moque des valeurs bourgeoises, de la religion et de l’armée.
- Dans ses lettres, il écrit qu’il veut être un « voyant », c’est-à-dire réinventer la poésie.
Rimbaud veut provoquer pour se libérer.
L'émancipation par la critique de la religion
Oui.
Il rejette la foi de son époque, symbole d’autorité et de contraintes.
- Dans Les Effarés ou Les Premières Communions, il dénonce l’hypocrisie religieuse.
- Il cherche une liberté spirituelle, sans Dieu, par la poésie ou la nature.
La critique de la guerre et l'antimilitarisme
Oui.
Contexte : la guerre de 1870. Rimbaud dénonce la violence et l’absurdité du conflit.
Antimilitarisme :
- Le Mal montre les soldats massacrés et la lâcheté des puissants.
- Le Dormeur du val : compassion pour un jeune soldat mort, dénonciation de la guerre sans haine inutile.
- Rimbaud montre que la guerre détruit l’innocence (hypotypose, « boucherie héroïque »).
La dénonciation des injustices sociales
Oui, très souvent.
Il défend les pauvres, les enfants et les marginaux.
- Les Effarés : des enfants affamés regardent une boulangerie, symbole d’injustice.
- Rimbaud rejette la société bourgeoise et son égoïsme.
- Il veut une poésie révolutionnaire.
- Le Mal : les femmes misérables qui ramassent un « gros sou » avec leurs mouchoirs.
Le goût de la fugue et de la liberté
C’est un thème central.
Rimbaud fuit Charleville, rêve d’évasion et de voyages.
- Sensation : liberté absolue, communion avec la nature.
- Ma bohème : vie de vagabond, joie d’être libre malgré la pauvreté.
- Il s’émancipe par la fuite, la nature et la poésie.
- Ma bohème : rythme 6-6, rythme de la marche. Il se sent libre avec la nature.
La nature : un espace bienveillant et harmonieux
Souvent, oui.
La nature est complice du poète, un lieu de liberté et de plaisir.
- Sensation : nature accueillante, fusion avec elle.
- Ma bohème : elle nourrit, protège et inspire le poète.
- La nature, c’est la religion de Rimbaud.
Mais parfois, elle peut aussi être mélancolique ou tragique (Ophélie).