Causes d'exemption de responsabilité pénale

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Folie passagère

La folie passagère, ou trouble mental temporaire, se caractérise par son caractère éphémère. Après un court laps de temps, elle disparaît généralement sans séquelles. Elle pourrait être résolue par l'application de l'article 20 du Code pénal, mais un paragraphe distinct indique que la folie temporaire ne dispense pas de la peine si elle a été provoquée par le sujet pour commettre le crime ou si elle était prévisible.

Ce paragraphe prend en compte la théorie de l'actiones liberae in causa et exige un certain nombre d'exigences pour être exempté de pénalité :

  • L'existence d'anomalies ou d'une cause générée par des stimuli endogènes ou externes.
  • Une perturbation complète des facultés mentales qui empêche de comprendre l'illicéité de l'acte. Si la perturbation n'est pas complète, l'exonération peut être incomplète.
  • L'absence de provocation de la maladie dans le but de commettre le crime, le manque de prévoyance de la criminalité, ou l'absence d'obligation de prévenir la commission.

Cette dernière exigence conduit à différentes situations :

  • Si le sujet recherche les conditions pour la mise en œuvre de la criminalité : le sujet ne bénéficie pas de l'exemption et est considéré comme auteur d'une faute intentionnelle.
  • Si le sujet ne recherche pas le désordre, mais aurait pu prévoir le crime : il ne peut pas bénéficier de la défense et répond de l'infraction, soit par intention conditionnelle, soit par imprudence.
  • Si le sujet ne pouvait pas prévoir le désordre ou la commission : on ne peut lui imputer la criminalité qu'à un degré d'imprudence.

Changements de perception

L'application du paragraphe 3 de l'article 20 concerne cette cause d'aliénation mentale, décrite comme une formule bio-psychologique nécessitant deux conditions :

  • Le sujet doit subir une modification d'un agent biologique, en particulier dans la perception (visuelle ou auditive).
  • L'altération biologique doit avoir un effet psychologique conduisant à une altération de la réalité qui empêche de comprendre le sens de ses actions.

Cette situation a actuellement peu d'application grâce à l'éducation spéciale.

Responsabilité pénale des mineurs

La minorité n'est pas une circonstance considérée comme un moyen de défense à tout âge. Le Code pénal espagnol (article 19) prévoit l'absence de responsabilité pénale pour les mineurs de moins de 14 ans, qui ne sont soumis qu'aux actions civiles et à des mesures éducatives. À partir de 14 ans, des sanctions graduelles s'appliquent :

  • 14 à 16 ans : principalement des mesures éducatives.
  • 16 à 18 ans : un rôle plus important est accordé aux mesures sanctionnatrices, pouvant aller jusqu'à l'internement (fermé, semi-ouvert ou ouvert).

Des mesures spéciales peuvent être imposées aux mineurs présentant des troubles psychiques. L'internement est réservé aux crimes graves (violence ou intimidation), jamais aux actes imprudents.

Intoxication par alcool, drogues et syndrome de sevrage

On distingue trois états : l'intoxication aiguë, l'alcoolisme chronique et le syndrome de sevrage.

  • Ivresse : L'article 95 du Code pénal prévoit une dérogation pour l'intoxication pleine par alcool ou drogues, sous réserve de l'absence de provocation intentionnelle ou de prévoyance de la commission du crime.
  • Alcoolisme : Il implique une maladie. Si la psyché est altérée de façon permanente, on applique la défense n°1 de l'article 20.
  • Toxicomanie : Le ralentissement de la capacité causé par la dépendance peut entraîner des conséquences graves. On distingue trois cas :
    • Dépendance simple : Déficience permanente des facultés mentales (application de l'article 20.1).
    • Toxicomanie avec sevrage : Si le crime est commis en état de sevrage, on applique le paragraphe 2 de l'article 20.
    • Addiction à la consommation : Si le toxicomane commet l'action sous l'effet de la drogue, il existe un concours avec l'atténuante n°2 de l'article 21.

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