Causes de justification en droit pénal

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Conformité avec le devoir et exercice d'un droit

Il s'agit d'un moyen de défense à la responsabilité pénale qui couvre les actes violant des droits légaux lorsque leur réalisation constitue un devoir ou l'exercice d'un droit. Visé à l'article 20.7 du Code criminel, il inclut l'exercice d'une fonction ou d'une charge. Les exigences de justification sont :

  • a. Le sujet doit être un fonctionnaire public autorisé à faire usage de la force dans l'exercice de ses fonctions.
  • b. L'acte doit s'inscrire dans le cadre du service prévu.
  • c. Le recours à la violence doit être le plus faible possible, en utilisant le moyen le moins dangereux et le moins invasif.
  • d. La force utilisée doit être proportionnée à la gravité de la situation.

Si l'une des deux premières conditions fait défaut, la défense ne peut être retenue, même de manière incomplète. Une défense incomplète peut toutefois s'appliquer en cas de manque de nécessité spécifique ou de proportionnalité.

Devoir d'obéissance

Le terme « obéissance due » désigne les cas d'exonération de responsabilité lors de l'exécution d'un ordre illicite. Il suppose une relation hiérarchique (l'ordre émane d'une autorité supérieure) et la compétence de l'émetteur.

Le consentement du titulaire

Bien que non explicitement mentionné dans les codes comme cause de justification, il possède une double virtualité :

  • a. Cause de caractère atypique : Lorsque le bien est légalement disponible (ex: crimes contre les biens).
  • b. Cause de justification : Cas où il existe un accord sur le bien juridique. Par exemple, entrer chez un voisin pour éviter un dégât des eaux. Pour les lésions affectant la vie ou des biens indisponibles, le consentement a une efficacité relative.

Point 21 - Causes de justification du Code pénal

Légitime défense

Moyen de défense pour sauvegarder des intérêts contre une agression illégale (Art. 20.4 du Code criminel). Exigences :

  • a. Agression illégale réelle.
  • b. Nécessité de la défense.
  • c. Absence de provocation de l'agression.

Il faut distinguer la nécessité abstraite de la défense de la nécessité spécifique du moyen utilisé. On distingue :

  • Excès extensif : Erreur sur la nécessité d'agir (justification putative).
  • Excès intensif : Excès dans l'utilisation des moyens (moyens déraisonnables).

État de nécessité

Motif d'exonération pour sauvegarder des intérêts propres ou d'autrui face à un danger réel, ne pouvant être évité qu'en lésant un autre intérêt (Art. 20.5 du Code criminel). Exigences :

  • a. Le mal causé ne doit pas être supérieur au mal évité.
  • b. La situation ne doit pas avoir été provoquée intentionnellement.
  • c. Le sujet ne doit pas avoir l'obligation de se sacrifier en raison de sa fonction ou de sa position.

La situation exige un danger réel et présent. Les mesures de sauvegarde doivent constituer le moindre mal possible après pondération des intérêts en jeu.

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