Classification des lois et régime du domicile conventionnel
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Classification et sanctions des lois
Les lois prohibitives sont celles qui empêchent l'exécution d'un fait ou la conclusion d'un acte à tous égards et en toutes circonstances. Exemples : Articles 402 et 1796 du Code Civil (CC).
1. Pénalité pour violation des lois prohibitives
a) Dans le cas d'une question sur un fait interdit par la loi, la peine sera celle que la loi elle-même prévoit. Si la loi est muette, il n'y a pas de pénalité.
b) Pour les actes juridiques, nous devons d'abord examiner la peine prévue par la loi elle-même. Elle doit être complétée par l'article 10 du Code Civil : « Les actes interdits par la loi sont nuls et sans valeur, sauf dans les cas où la loi désigne expressément un autre effet que la déclaration d'invalidité pour toute infraction. »
L'article 1466 stipule une autre règle : aucune fin illégale n'est admise dans tout contrat interdit par les lois.
2. Les lois impératives
Les lois impératives contiennent un ordre précis d'observer des comportements positifs. Elles imposent le devoir de faire quelque chose, de respecter une certaine solennité lors de la célébration d'un acte juridique ou de répondre à certaines exigences.
Pénalité pour infraction aux lois impératives
La première question est de savoir si la loi elle-même prévoit une peine. Si la loi ne prévoit aucune sanction, il faut déterminer la nature de la législation applicable selon l'article 1682.
3. Les lois permissives
Les lois permissives sont celles qui accordent, permettent ou autorisent de faire ou de ne pas faire quelque chose, d'effectuer une action ou de s'en abstenir, si l'autre sujet ou les autres sujets tolèrent que la personne bénéficiant de l'autorisation agisse ainsi. Par exemple, la permission est accordée aux ambulances de passer au feu rouge.
Principe en droit privé : « Vous pouvez faire tout ce que la loi n'interdit pas. »
Pénalité pour violation des lois permissives
Elles ont désigné une sanction particulière. Il faudra voir ce que la loi elle-même énonce. La sanction s'applique au contribuable qui n'autorise pas l'application de la loi.
Définitions des droits et actes juridiques
a) Le droit réel : C'est celui que nous avons sur une chose sans égard à une personne en particulier.
b) La servitude : Il s'agit d'un prélèvement imposé sur une propriété au profit d'un autre propriétaire de manière différente.
c) Le testament : C'est un acte solennel, plus ou moins formel, par lequel une personne dispose de tout ou partie de ses biens pour qu'il produise son plein effet après sa mort, tout en conservant le pouvoir de révoquer les dispositions qu'il contient tant qu'elle est en vie.
d) La possession (propriété) : C'est le fait de détenir une chose avec l'esprit de maître ou de propriétaire, que le propriétaire ou celui qui se donne pour tel détienne la chose par lui-même ou par une autre personne qui la détient en son nom.
e) Les prescriptions (limitations) : C'est une façon d'acquérir des biens d'autrui, ou d'éteindre les actions ou les droits d'autrui, pour avoir possédé la chose ou ne pas avoir exercé ces actions et droits pendant une certaine période de temps, en respectant les autres exigences légales.
Rétroactivité et droit de propriété
Peut-on faire des lois avec effet rétroactif touchant les droits dans un contrat ?
NON. Il y a deux domaines dans lesquels on ne peut pas adopter de lois avec effet rétroactif : le droit criminel et le droit de propriété.
L'article 19, n° 24 de la Constitution de la République établit que la Constitution garantit à chacun « le droit de propriété dans ses diverses espèces sur toutes sortes de biens matériels et immatériels ». Nous notons que nul ne peut être privé de ses biens ou de leurs attributs, si cela n'est pas fait selon les voies légales. Cette règle établit le principe selon lequel on ne peut pas faire de lois rétroactives dans ce domaine.
En outre, comme la protection des droits de propriété comprend également les biens incorporels, il faut relier les points mentionnés ci-dessus avec les dispositions des articles 565, 576 et 582, sur lesquels a été élaborée la théorie de la réification ou propriétarisation des droits. Par conséquent, on ne peut pas légiférer rétroactivement en portant atteinte aux droits contenus dans un contrat.
Gestion des biens en possession temporaire
Puis-je disposer des biens disparus au cours de la période de possession temporaire ?
Conformément à l'article 88 du Code Civil, pour disposer des biens disparus pendant la période de possession temporaire, il faut distinguer selon qu'il s'agit de biens mobiliers ou immobiliers.
Pour disposer de la propriété mobilière, il faut satisfaire aux exigences suivantes :
- Que le juge l'autorise.
- Qu'il y ait un défenseur des absents.
- Que la vente soit faite aux enchères.
Pour disposer de la propriété immobilière, il faut satisfaire aux exigences suivantes :
- Qu'il y ait une utilité nécessaire ou évidente.
- Que ces cas aient été déclarés par le juge en connaissance de cause.
- Qu'il y ait une audience avec le défenseur des absents.
- Que la vente soit faite aux enchères.
La preuve en matière civile
Dans les affaires civiles, il n'y a pas de règles particulières relatives à la preuve de la coutume, qui peut être prouvée par tous les éléments de preuve établis par la loi, tel que prévu à l'article 1698 du Code Civil, en relation avec l'article 341 du Code de Procédure Civile. Ainsi, elle peut être prouvée au moyen d'instruments (publics ou privés), de témoins, de l'aveu d'une partie, de présomptions, d'un rapport d'expert ou d'une inspection personnelle du tribunal.
Le domicile conventionnel
Pour éviter les coûts, les inconvénients et les difficultés pour les personnes concluant un contrat d'avoir à se rendre au domicile réel de la contrepartie (article 69), il est essentiel que les deux parties acceptent le domicile choisi. Cette acceptation mutuelle donne au domicile son aspect contractuel.
Les parties qui établissent un domicile conventionnel doivent être capables de contracter. Le domicile conventionnel doit être déterminé et non fixé librement ; ainsi, la jurisprudence a décidé qu'une clause n'a aucune valeur si elle définit le domicile du débiteur comme « l'endroit désigné par le prêteur » ou « là où les tribunaux sont appelés à remplir le contrat ». Il n'est pas nécessaire que le domicile fixe conventionnel soit prévu dans le contrat initial ; il peut être nommé lors d'une convention ou d'un acte subséquent incorporé au contrat.
Le choix du domicile peut se limiter à la désignation d'une section territoriale (commune), mais une adresse particulière peut aussi être notée. Parfois, le domicile réel est choisi au moment de la conclusion du contrat. Ce domicile subsiste même si la partie meurt et que les héritiers sont domiciliés ailleurs.
Le domicile conventionnel peut être annulé en vertu de l'article 12 du CC.
Extension de la compétence et effets
Extension de compétence : La juridiction d'origine est généralement celle de l'accusé. Lorsqu'un domicile conventionnel est fixé, les parties étendent la compétence du tribunal à l'adresse du contrat.
Effets du domicile conventionnel : Tout domicile conventionnel est spécial et ne s'applique qu'aux cas pour lesquels il a été établi. Pour toute autre opération, le domicile réel prévaut. Sauf convention contraire, les effets consistent, selon l'article 69, à recevoir les actes judiciaires ou extrajudiciaires issus du contrat.
Sous l'effet du domicile conventionnel, les juges élus (et non les juges naturels) doivent connaître toutes les questions relatives au contrat, son exécution, son respect et les compensations éventuelles. Si aucun signe de maison particulière n'est précisé, la question se pose de savoir où doit être faite la citation à comparaître.
Débats doctrinaux sur l'annulation
En ce qui concerne le pouvoir de déclarer la nullité du contrat, la question se pose de savoir s'il faut saisir le juge du domicile conventionnel. La majorité des auteurs affirment que le recours doit être formé devant le tribunal du domicile réel, car il serait contradictoire de se fonder sur une clause d'un contrat dont on réclame l'invalidité. Une minorité pense que le recours peut être intenté devant le domicile conventionnel, car chaque acte est présumé valide jusqu'à ce que le juge le déclare invalide.
Il convient de noter que les effets du domicile conventionnel sont suspendus à l'égard des jugements universels (successions, faillites).
Durée et renonciation
Le choix du domicile conventionnel est une clause accessoire qui dure toute la durée du contrat. À la mort d'une partie, il passe à ses héritiers. Il ne peut pas être changé par la seule volonté d'une partie, sauf si le choix a été fait dans son intérêt exclusif. Si le domicile a été choisi dans l'intérêt des deux parties, aucune ne peut le modifier unilatéralement. Si le créancier est le seul bénéficiaire de cette adresse spéciale, il peut renoncer à ce droit et poursuivre le débiteur à son domicile ordinaire.