La Commune de Paris et l'essor républicain (1871-1877)
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Le 2 avril 1871, la Commune va proposer la séparation de l’Église et de l’État.
Réformes de l'enseignement
- Proposition de la suppression des enseignants religieux pour des enseignants laïques.
- Augmentation du traitement des instituteurs et mise au même niveau du traitement des institutrices (revalorisation des salaires).
- Les crucifix sont enlevés des salles de classe.
- Une société pour une éducation nouvelle : vont être intégrés tous ceux qui veulent réfléchir sur la question de l’amélioration de l’éducation.
Réformes dans le monde du travail
- Création de comités de branches (sectoriels) et du comité des postes.
- Retenue sur salaire pour fautes en entreprise : supprimée.
- Travail de nuit.
Réforme dans le domaine culturel
Gustave Courbet, peintre qui a participé à la réflexion sur des questions de culture.
Louise Michel, figure de la Commune, elle va promouvoir la formation morale des enfants. Elle souhaite faire penser les enfants par eux-mêmes. Le but ultime de ces communards : le développement de l’éducation.
La fin de la Commune et ses conséquences
Du 21 au 28 mai 1871 : les Versaillais reconquièrent Paris (20 000 à 25 000 morts). Résultat : le mouvement ouvrier sera donc décapité et fera émerger une forme de méfiance des socialistes envers la République. Il faudra attendre dix ans pour qu’une sorte d’hommage soit rendu en faveur des communards. La Commune a été la base pour les idées de Jules Ferry.
La transition politique et la crise de 1877
Victoire des républicains laïcs : 1877.
Thiers a démissionné de son poste en 1873, il faut trouver un remplaçant. La France est marquée par le mouvement conservateur (mouvement bonapartiste, orléaniste…), ce mouvement conservateur est divisé. Patrice de Mac Mahon (militaire), il est le candidat des conservateurs. C’est un personnage complexe : il a longtemps été critiqué. Il va être en charge de rétablir l’ordre, on lui reconnaît la volonté d’avoir voulu faire preuve de modération dans la répression.
Pourquoi l’avoir choisi ?
C’est un partisan de l’ordre, il est l’ennemi de ce qui a pu être la Commune en tant que péril social, il n’a pas vocation à promouvoir un retour du Roi. Il est promu, il va accepter le poste non par carriérisme, il le fait par sens du devoir : il devient Président de la République.
Les erreurs politiques de Mac Mahon
Première erreur politique : il a une sorte de conseiller privilégié qui l’influence beaucoup dans ses décisions, c’est un monarchiste convaincu qui prône le retour du Roi : Albert de Broglie. Il va pousser le président à entraîner la chute du gouvernement républicain (le gouvernement Simon). Le président est contraint à la démission, ce qui mène à une crise politique qui va mener à la victoire des républicains.
Deuxième erreur politique : Mac Mahon va utiliser un des avantages que lui offre la République, il va dissoudre l’assemblée. Tour de France du président avec des « meetings » et un programme d’ordre moral.
En face, le leader républicain est Léon Gambetta : « Une fois que la France se sera prononcée en faveur des républicains, Mac Mahon devra se soumettre ou se démettre. »