Comprendre la Maladie de Parkinson et ses Effets

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Après avoir compris, dans la première partie, le fonctionnement normal de notre système moteur et le rôle des neurones dopaminergiques, nous allons maintenant nous intéresser à ce qui se passe lorsque ces neurones dégénèrent.

La dégénérescence des neurones dopaminergiques

Dans cette maladie, on observe une perte progressive des neurones dopaminergiques situés dans la substance noire du cerveau. On estime que les symptômes de Parkinson apparaissent lorsqu’environ 70 à 80 % de ces neurones ont disparu.

Concernant les causes de cette dégénérescence, elles sont encore mal connues à ce jour. Cette perte entraîne une diminution importante de la dopamine (car les neurones dégénèrent, entraînant la perte de la dopamine qu'ils contiennent) et elle a des conséquences directes sur le fonctionnement des voies motrices : la voie directe est sous-stimulée et la voie indirecte est suractivée.

Impacts sur le cerveau et le corps

Nous avons vu que la perte des neurones dopaminergiques entraîne un déséquilibre dans le contrôle des mouvements. Dans cette troisième et dernière partie, découvrons les impacts précis de cette dégénérescence sur le cerveau et le corps des patients.

Tout d’abord, sur le plan cérébral, la diminution de la dopamine rompt l’équilibre entre les voies directe et indirecte. Reprenons l’image de la voiture : c’est comme si vous vouliez accélérer, mais que le frein (voie indirecte) restait enfoncé en permanence (à cause de la suractivation). Le véhicule avance difficilement et irrégulièrement. C’est ce qui se passe dans le cerveau des patients atteints.

La dopamine joue aussi un rôle important dans des circuits du cerveau appelés les boucles de rétrocontrôle. Ces boucles permettent au cerveau de surveiller en permanence la manière dont les mouvements se déroulent, afin de les corriger si nécessaire. En l'absence de dopamine, ces circuits ne fonctionnent plus correctement ; le cerveau ne parvient plus à corriger les mouvements, rendant les gestes mal coordonnés et moins précis.

Les symptômes physiques typiques

Sur le plan physique, tous ces troubles neurologiques se traduisent par plusieurs symptômes typiques :

  • Une rigidité musculaire constante ;
  • Une bradykinésie, c’est-à-dire des mouvements lents et fatigants ;
  • Des troubles de l’équilibre, de la posture et de la parole ;
  • Une hypomimie : le visage se fige et les expressions disparaissent.

Conclusion

En guise de conclusion, la maladie de Parkinson est une pathologie neurodégénérative grave, dont les symptômes moteurs sont directement liés à la perte progressive des neurones dopaminergiques de la substance noire du cerveau. Cette perte provoque un déséquilibre dans les circuits cérébraux, perturbant les mouvements, ce qui explique la lenteur, les tremblements et la raideur caractéristiques de cette maladie.

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