Critique de l'immortalité de l'âme dans le Phédon
Classé dans Philosophie et éthique
Écrit le en
français avec une taille de 2,52 KB
La critique du premier test de l'immortalité de l'âme
1. Les analogies de Platon ne sont pas concluantes
La première partie du test est basée sur les règles qui régissent le monde physique, et la seconde ne prend pas en compte la nature différente de l'âme.
2. L'existence de la réalité absolue
L'égalité, le beau, le juste... ces réalités perçues par l'âme, puis oubliées avant de rejoindre le corps, nous permettent de faire des comparaisons et de porter des jugements sur les êtres par similitude ou participation à l'ancien. Platon ne questionne pas, un seul instant, la possibilité de parvenir à la connaissance absolue — universelle et nécessaire — une réalité qui doit nécessairement être immuable. Dans le cas contraire, il faudrait reconnaître que ces concepts universels ou idées ont été formés par l'abstraction des similitudes perçues entre les êtres différents ou les diverses mesures prises par ces créatures. Mais la connaissance humaine serait alors particulière et non universelle, de fait et non nécessaire.
L'immortalité de l'âme dans le Phédon
Point de départ : l'existence du bien, du beau, du grand en soi, et d'autres réalités de ce genre.
Développement :
Les contraires sont mutuellement exclusifs. Les choses qui possèdent une essence excluent leur contraire. L'âme est le principe de la vie. Quand la mort survient, l'âme ne peut l'admettre.
Critique de ce troisième essai :
- 1. Le point de départ a déjà été largement critiqué.
- 2. On ne peut pas établir définitivement le caractère essentiel d'un être concret ; la neige peut être considérée comme froide ou chaude selon la façon dont on la compare.
- 3. Platon utilise une pétition de principe : considérer l'âme comme principe de vie revient à la considérer a priori comme immortelle. La ressemblance est frappante avec l'argument ontologique utilisé par Descartes pour démontrer l'existence de Dieu : si Dieu est absolument parfait, il ne peut exister sans cette perfection. Cela ne prouve rien, si ce n'est que Dieu est conçu comme existant, mais cela ne prouve pas nécessairement qu'un être de cette nature existe.
- 4. Il commet une erreur en admettant que l'âme et la vie excluent leur contraire : la mort. Il devrait seulement être conclu que l'âme, tant qu'elle est vivante, ne peut être morte.