Dépasser les préjugés dans la littérature française
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Analyse des préjugés et de la réalité
Les ouvrages Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran d'Éric-Emmanuel Schmitt et La vie devant soi d'Émile Ajar (Romain Gary) mettent en scène des personnages marquants comme Momo (Moïse) et Madame Rosa. Comment les apparences et les préjugés peuvent-ils être transcendés par la réalité ? Nous analyserons d'abord la présence de ces préjugés, puis la manière dont les protagonistes parviennent à les dépasser.
La déconstruction des préjugés
Dans Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, la société véhicule des préjugés racistes envers la religion musulmane. Comme le souligne Momo : « Je croyais que les musulmans, ça ne buvait pas d’alcool… oui, mais moi je suis soufi ». Monsieur Ibrahim est souvent réduit à son statut de « vieux commerçant arabe », alors qu'il fait preuve d'une grande sagesse. De même, dans La vie devant soi, Madame Rosa est stigmatisée en raison de son âge et de sa maladie.
L'amitié comme moteur de changement
Une relation d'amitié profonde se crée entre Momo et Monsieur Ibrahim, prouvant que la religion ou l'origine ne définissent pas une personne. Une solidarité similaire unit Mohammad et Madame Rosa :
- Ils prennent soin l'un de l'autre malgré leurs différences.
- Momo soutient Madame Rosa durant sa maladie.
- Cette complicité permet d'oublier les barrières sociales et religieuses.
Ces relations démontrent que la compréhension mutuelle peut vaincre les préjugés de notre société actuelle.
Vers une nouvelle identité
Les deux romans illustrent que les apparences sont souvent trompeuses. Grâce aux rencontres et à l'expérience, les personnages démasquent la mauvaise foi et apprennent à voir au-delà des étiquettes. Ils parviennent ainsi à se construire une identité plus ouverte et tolérante.
Sagesse et expérience de vie
La sagesse dans ces œuvres naît de l'épreuve. Madame Rosa enseigne à Momo le respect et la résilience face à la souffrance. De son côté, Monsieur Ibrahim agit comme un guide spirituel, affirmant que le bonheur dépend de l'attitude : « C’est sourire qui rend ces gens heureux ».
La tolérance comme valeur essentielle
La tolérance influence directement le développement des personnages :
- Acceptation : Malgré leurs différences culturelles, les personnages créent des liens forts.
- Transmission : Monsieur Ibrahim enseigne que « ce que tu donnes est à toi pour toujours ».
- Évolution : Momo gagne en confiance et en sérénité grâce à ces figures tutélaires.
En conclusion, la tolérance est une valeur fondamentale qui permet aux personnages de se sentir aimés, de grandir et de devenir de meilleures personnes.