La dictature de Primo de Rivera (1923-1930)

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Introduction

  • Putsch le 13 septembre 1923 : publication du manifeste et proclamation d’une dictature militaire de trois mois pour guérir les « maux » qui affligent le pays.
  • Nature idéologique du régime : mélange de regeneracionismo, catholicisme social, maurisme, populisme et quelques traits empruntés au fascisme italien.

Les bases sociopolitiques et les oppositions

Le mouvement est majoritairement accepté à ses débuts, mais l’opinion publique cesse très tôt d’être unanime :

  • Soutiens : l’Espagne rurale contrôlée par les caciques, surtout dans les deux Castilles.
  • Oppositions : la population urbaine se démarque du régime, notamment le mouvement étudiant, les intellectuels (Unamuno, Ortega y Gasset…) et la petite bourgeoisie, qui penche vers des idées républicaines ou socialistes.
  • Répression et collaboration : la dictature réprime l’anarchisme et le communisme, mais le PSOE et l’UGT, adoptant une stratégie d’adaptation, collaborent avec le régime jusqu’en 1929.

L’œuvre et les étapes du régime

Deux formes de gouvernement se succèdent : le Directorio militar (1923-1925) et le Directorio civil (1925-1929).

Le Directoire militaire (1923-1925)

La Constitution est suspendue, les Cortès sont dissoutes et Primo de Rivera se désigne lui-même comme président. On établit la prévalence de la juridiction militaire.

Domaines d’action :
  • L’ordre public : retour à l’ordre et déclaration initiale de l’état de guerre. Chute du nombre de grèves et de la conflictualité sociale. La CNT passe à la clandestinité, mais le mouvement se radicalise avec la création de la FAI (Federación Anarquista Ibérica).
  • La question marocaine : l’affaire des « responsabilités » est classée. Le débarquement d’Alhucemas met fin à la guerre au Maroc : Abd-el-Krim est battu et se rend aux autorités françaises. Ce succès renforce la popularité de Primo de Rivera.
  • Les réformes administratives : l’objectif principal est de mettre fin à la « vieille politique » et aux réseaux caciquiles. Les municipalités sont dissoutes et un suffrage corporatif est établi au niveau local. Au niveau national, l’Union Patriotique est créée pour fournir l’élite du nouvel État. Primo de Rivera défend une conception organique de la société où les entités « naturelles » (famille, municipe, organisations professionnelles) sont renforcées.

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