Droit pénal : Analyse des infractions et peines
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Poursuivre la criminalité économique dans le cadre du délit continu : aucune pénalité ne doit être appliquée à la partie supérieure ou inférieure de la peine pour prévenir le principe « bis in idem ».
Problématiques liées à la continuité délictuelle
Ce règlement soulève plusieurs questions :
- Difficulté de preuve : Établir la peine la plus sévère dans une infraction continue est complexe lorsque chaque violation ne peut être prouvée, ce que la loi nomme « violations de l'indétermination de procédure ». Il est nécessaire de connaître toutes les peines pour effectuer une comparaison basée sur les violations constatées.
- Accumulation de dommages : Dans les infractions contre les biens, le « taux d'équilibre » est difficile à appliquer au « délit continu » mentionné à l'art. 74.1 du Code pénal, car le montant des dommages-intérêts conduit systématiquement à l'estimation d'une infraction continue.
- Exceptions aux infractions contre les biens : L'art. 74.3 du Code pénal pose le principe général que ces règles ne s'appliquent pas aux crimes contre les biens personnels (vie ou santé). Toutefois, la continuité peut être observée dans les infractions contre l'honneur, la liberté ou la violence sexuelle (selon la nature des faits). Exemple : cas d'abus sexuels répétés.
d) Respect de l'accumulation des peines en cas de crime
L'article 78 du Code pénal dispose que les juges peuvent, dans la sentence, instituer un régime d'accès à la prison avec des avantages spécifiques en cas d'accumulation de crimes, dérogeant au régime général.
Réforme et durcissement des peines
Ce régime a été modifié et durci par la LO 7/2003, intitulée « Mesures de réforme pour la pleine et effective application des peines ».
La règle de base de l'article 78 vise à éliminer la libération conditionnelle et les permissions de sortie dans les cas où le respect des limites de l'art. 76 (20, 25, 30 ou 40 ans) est inférieur à la moitié de la peine totale.
La procédure consiste à effectuer les calculs de concessions (ex: 3/4 de la peine pour la libération conditionnelle) sur le total des peines, et non sur les limites de conformité. Cela inclut les « avantages pénitentiaires » prévus aux arts. 202 et suivants du Règlement pénitentiaire de 1996. Avec ce calcul, pour des peines très lourdes (100 ou 200 ans), les avantages disparaissent et le sujet ne sera libéré qu'en atteignant la limite de conformité (20 ou 25 ans).
Critique constitutionnelle et réinsertion
La réglementation actuelle est perçue comme une réponse démagogique privilégiant la vengeance à la réinsertion sociale. L'imposition de 40 ans d'emprisonnement effectif sans permission de sortie s'apparente à une peine plus sévère que la perpétuité dans d'autres systèmes européens. La doctrine souligne qu'au-delà de 15 ans, la détention peut causer des dommages irréversibles, soulevant la question d'un traitement inhumain et dégradant au sens de l'article 15 de la Constitution.
L'art. 78.3 du Code pénal permet un retour à la normale après évaluation du pronostic de réinsertion, mais cette possibilité est quasi inexistante pour le terrorisme et la criminalité organisée. Enfin, les conditions de libération conditionnelle ont été globalement renforcées.