L'Élection du Président au Suffrage Universel Direct (1962)

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Analyse de documents : Le référendum de 1962

Le document 1 est un discours de Charles de Gaulle prononcé le 26 octobre 1962, avant un référendum. Le document 2 est la une du journal Le Monde du 30 octobre 1962 présentant les résultats. Ces documents portent sur l’élection du président au suffrage universel direct. L’idée principale est la volonté de renforcer la légitimité du président en donnant directement la parole au peuple, ce qui consolide les institutions de la Ve République.

Le contexte historique de la Ve République

Au début des années 1960, la Ve République, fondée en 1958 par Charles de Gaulle, se consolide après l’instabilité de la IVe République. Dans un contexte marqué par la fin de la guerre d’Algérie avec les Accords d'Évian, De Gaulle propose en 1962 l’élection du président au suffrage universel direct. Cette réforme, approuvée par référendum, vise à renforcer la légitimité du président et à stabiliser durablement les institutions.

La consolidation de la République gaullienne

La République gaullienne (1958-1969) correspond à la mise en place et à la consolidation de la Ve République sous l’impulsion de Charles de Gaulle. La Constitution de 1958 instaure un régime semi-présidentiel caractérisé par un exécutif fort, où le président joue un rôle central. Cette volonté de renforcer le pouvoir exécutif se confirme avec la réforme de 1962, qui introduit l’élection du président au suffrage universel direct, augmentant sa légitimité démocratique.

Défis internes et autorité de l'État

Par ailleurs, le régime se consolide dans un contexte difficile, notamment avec la guerre d’Algérie. De Gaulle évolue progressivement vers l’indépendance, aboutissant aux accords d’Évian en 1962. Cette période est marquée par des tensions internes, comme le putsch des généraux ou les actions de l’OAS, mais aussi par le rétablissement de l’autorité de l’État.

Modernisation et fin de la période gaullienne

En parallèle, De Gaulle mène une politique de modernisation économique et d’indépendance nationale, notamment grâce à la dissuasion nucléaire et une politique étrangère autonome vis-à-vis des États-Unis et de l’URSS. Cependant, à partir de 1965, son pouvoir s’affaiblit face aux contestations, culminant avec la crise de Mai 1968. Finalement, l’échec du référendum de 1969 entraîne sa démission, marquant la fin de la période gaullienne.

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