L'Éthique d'Aristote : Bonheur, Vertus et Justice
Classé dans Philosophie et éthique
Écrit le en
français avec une taille de 2,83 KB
L'éthique téléologique d'Aristote
L'éthique d'Aristote est une éthique purement téléologique. Il est parti de la nature humaine, en notant que tous les êtres humains, par nature, tendent vers le bonheur, ce que l'on appelle l'eudémonisme.
Selon Aristote, le bonheur de l'homme entretient une relation intrinsèque avec son bien et sa nature humaine unique. Pour accomplir le bien propre aux êtres humains, nous devons nous appuyer sur la raison et la volonté. En conséquence, Aristote conclut que le bonheur et le bien de l'homme dépendent du bon exercice de ces facultés.
3.1.1 La vertu selon Aristote
Selon Aristote, le comportement moral repose sur des habitudes fondamentales. Une habitude est une disposition à agir d'une certaine façon, acquise par des actes répétés. Lorsque les habitudes sont positives, elles sont appelées vertus ; lorsqu'elles sont négatives, elles sont appelées vices.
- Les vices nous éloignent de notre objectif et de notre bonheur.
- Les vertus nous aident à les atteindre.
La vertu est une habitude sélective, déterminée par la raison, telle qu'une personne prudente la définirait. On distingue deux types de vertus :
- Les vertus éthiques : relatives à la correction du caractère et des habitudes.
- Les vertus dianoétiques (ou intellectuelles) : étroitement liées à la compréhension.
La vertu est un juste milieu entre deux extrêmes vicieux : le défaut et l'excès. Par exemple, le courage est une moyenne entre la lâcheté et la témérité. La vertu n'est pas une position statique, elle requiert un effort constant. Puisqu'elle est un choix rationnel, il est facile de se tromper, car il existe plusieurs façons d'être vicieux, mais une seule d'être vertueux.
3.1.2 La justice chez Aristote
Pour Aristote, la justice est la vertu qui nous incline à donner à chacun le sien. Il distingue deux formes de justice :
- La justice universelle : elle consiste à obéir à la loi. Aristote, comme la plupart des Grecs, éprouvait un vif respect pour les lois de la polis.
- La justice particulière : elle s'applique à différents domaines de la société et se divise en trois classes :
- La justice distributive : consiste en la répartition des biens sociaux selon les mérites et les capacités de chacun.
- La justice corrective : elle est responsable de la réparation des dommages, qu'ils soient volontaires ou involontaires.
- La justice commutative : elle régit les relations d'échanges commerciaux et de vente.