L'évolution de la musique et du chant au Moyen Âge
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Au début du Moyen Âge, les textes n'étaient pas écrits mais transmis oralement. À un moment donné, la quantité et la difficulté devinrent si grandes que l'on commença à copier les textes, accompagnés d'indications sur la manière de les chanter.
C'est ainsi que débuta l'utilisation des premiers signes musicaux. Toutefois, ce système restait très imparfait. D'abord Hucbald puis, plus tard, Guido d'Arezzo utilisèrent des lignes parallèles pour positionner les symboles musicaux.
Des siècles plus tard, ces signes furent remplacés par une notation claire et carrée. Cette notation carrée, disposée sur une portée, servait à indiquer la hauteur des sons.
Troubadours et ménestrels au Moyen Âge
Les troubadours étaient des poètes-musiciens de cour qui eurent une grande importance au Moyen Âge, particulièrement en France et en Espagne. Leur art est né en Provence, s'inspirant de la poésie populaire. Le thème principal des poèmes et des chansons était l'amour courtois. Le troubadour rendait hommage à sa dame, d'un statut social plus élevé et souvent mariée, qu'il aimait de façon platonique.
Cette figure, apparue à la fin du XIe siècle, utilisait la langue d'oc (provençal). Des poètes apparurent également dans le nord de la France, mais ils s'exprimaient et composaient leurs chansons dans une autre langue : la langue d'oïl, qui donna plus tard naissance au français moderne. Les ménestrels prirent le relais des troubadours et développèrent leur activité dès le XIIe siècle. Leurs ancêtres fréquentaient les cours ; avec l'essor des villes, ils se lièrent à la bourgeoisie, s'organisant en guildes. Adam de la Halle (1240-1287) a laissé de nombreuses compositions connues.
Les troubadours et ménestrels jouissaient d'un grand prestige, au point que certains d'entre eux étaient des nobles ou même des rois, tels que :
- Richard Cœur de Lion
- Alphonse X le Sage
Les origines du chant grégorien
On pense que les chants des premiers chrétiens sont nés à l'image de ceux que chantaient les Juifs dans leurs synagogues. Comme l'Église s'était répandue à travers l'immense territoire de l'ancien Empire romain, on chantait différemment selon les lieux. Il devint nécessaire d'encourager l'unification de ces psaumes issus des catacombes. Ce travail fut réalisé par le pape Grégoire le Grand, d'où le nom de chant grégorien donné à ce type de chant.