L'Évolution des Traités et du Droit de l'UE
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Chaque étape pertinente ou l'incorporation d'un nouveau membre rejoignant le club a introduit des modifications dans les traités internationaux :
- Acte unique européen de 1986
- Traité sur l'Union européenne de 1992 (Maastricht)
- Traité d'Amsterdam de 1997
- Traité de Nice de 2001
Un texte appelé le Traité établissant une Constitution pour l'Europe, un traité constitutionnel, est signé à Rome en 2004. Ce traité est très important car il a été soumis à un référendum dans ce qui était alors l'Union européenne (18 États). Ce fut un référendum avec une participation limitée, car le texte était très complexe.
Dans d'autres États, il a également été soumis à un référendum. Tout allait bien jusqu'à l'arrivée des Français et des Néerlandais, car le texte a ensuite reçu des votes négatifs. Le texte ne pouvait pas entrer en vigueur, car un vote affirmatif de tous les membres de l'Union était nécessaire. Il a fallu renégocier le texte et le Conseil européen s'est réuni à Lisbonne en 2007 pour parvenir à un accord sur un nouveau traité : le Traité de Lisbonne de 2007. Similaire mais plus court que la loi du traité constitutionnel européen, ce traité est entré en vigueur en 2009 et constitue la dernière étape que nous avons.
Législation et cadre juridique
- Législation : les actes que nous produisons chaque jour. La Constitution de la Communauté européenne représente les règles de base. Ce sont les règles qui dictent les perspectives de la Communauté, composées de trois types de règles : les règlements, les directives et les décisions (ainsi que les recommandations et avis).
- Le règlement de l'UE : Norme générale, en vigueur pour un certain nombre de sujets ou de destinataires obligatoires. Avec tous ses éléments directement applicables, il est plus puissant que les autres actes dictés.
- Institutions et application : il lie tout sujet de droit communautaire et son champ d'efficacité est vaste. Il lie les citoyens, les États membres, les autorités publiques et les particuliers. Il s'agit d'un acte législatif qui épuise la régulation d'une question et peut exiger une certaine mesure de performance. C'est une règle, mais l'appareil n'est pas complet et, bien que contraignant, il ne peut être exécuté avec des réserves. On ne peut en excuser le respect, et il crée une responsabilité envers les institutions de l'UE. Il entre en vigueur immédiatement, sans nécessité d'adaptation interne (application directe), est contraignant pour toute la Communauté et doit être publié. L'entrée en vigueur se fait après 20 jours ou à la date fixée.
- Politiques : la primauté du droit qui peut avoir une portée générale s'imposant aux États, mais qui ne demande pas directement aux citoyens d'atteindre des buts, objectifs ou résultats. C'est un standard ouvert d'une certaine façon ; en termes de processus, il laisse à chacun des États la mise en œuvre de la directive, laquelle vient marquer la cible. Les États adoptent les politiques et les appliquent : elles doivent être transposées en droit national. Si l'État ne répond pas à cette activité, sa responsabilité est engagée. La fiscalité des entreprises et la politique agricole sont régies par ces politiques, bien qu'elles affectent les citoyens.
- Décisions communautaires : actes normatifs contraignants dans leur intégralité, obligatoires pour tous les destinataires. Le destinataire est un ou plusieurs États ou des acteurs privés.
- Recommandations et avis : « droit mou », sans caractère législatif explicite, ce sont des règles de conduite. L'objectif est d'obtenir de bonnes pratiques dictées par les institutions.
- Le droit communautaire européen.