L'Évolution du Travail : De la Subsistance à la Mondialisation

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Le travail : un besoin humain fondamental

Le travail est l'ensemble des tâches visant à assurer la survie des groupes humains et à générer de la richesse pour répondre aux besoins nouveaux. Il est un besoin humain et une source d'épanouissement personnel.

Les composantes historiques du travail

Il comprend deux éléments amenés à être modifiés au cours de l'histoire :

  • Un mode de relation entre les hommes ;
  • Un certain niveau de développement de la technologie qui lui permet d'atteindre l'objectif de satisfaire leurs besoins.

De la subsistance à l'agriculture

Dans la première étape du développement humain, les hommes vivaient en tribus et ont développé une économie de subsistance. Bien que les techniques fussent rudimentaires, il existait une division sociale du travail. Cela signifie que certains membres de la tribu effectuaient certaines tâches (la chasse et la pêche) tandis que d'autres s'occupaient des soins aux enfants.

Le développement de l'agriculture et de l'élevage a entraîné des changements importants dans la vie de ces peuples :

  • Ils ont cessé d'être nomades et se sont installés dans des zones propices à la culture et à l'élevage.
  • La production est devenue plus complexe et de nouvelles professions sont apparues (orfèvres, forgerons, etc.).
  • L'apparition du surplus économique (production non utilisée pour la consommation immédiate et nécessaire à la gestion).

Un groupe d'hommes (prêtres ou guerriers) a concentré le pouvoir au détriment du travail manuel, alors que la majorité des travailleurs étaient des esclaves. C'est un processus dans lequel la richesse, le pouvoir et les connaissances ont été répartis de façon inégale entre les membres de la communauté.

L'essor de l'industrie

Au Moyen Âge, l'esclavage a été remplacé par la servitude. Les agriculteurs payaient un tribut au seigneur féodal : ils travaillaient pour lui ou donnaient une partie de leur production.

Au XVIIIe siècle, l'Angleterre a connu la révolution industrielle, qui a permis de passer d'une économie agraire à une économie centrée sur l'industrie des machines.

L'émergence des travailleurs salariés

Le changement fondamental dans les économies industrielles est qu'elles ont commencé à produire des actifs pour générer le plus de richesse possible. Le capital a joué un rôle central dans ce processus, car il était le moyen d'acheter des matières premières, d'investir dans la machinerie et d'embaucher la main-d'œuvre nécessaire à la production. Les travailleurs libres (non esclaves ou serviteurs) ont été forcés de vendre leur force de travail au propriétaire de l'usine.

La lutte pour le contrôle de la production

La première étape de la révolution industrielle a conduit à une accélération de l'atelier capitaliste. Les vieux maîtres, qui avaient travaillé pour leur propre compte, sont devenus des employés des propriétaires capitalistes des ateliers. Les travailleurs de ces usines apprenaient le processus de travail et marquaient leur propre rythme.

Au XIXe siècle, un ingénieur américain, Frederick Taylor, a réorganisé le processus de travail. Chaque travailleur devait effectuer une partie de la production selon l'ordre donné par les ingénieurs. Les travailleurs effectuaient des tâches répétitives et de routine, comme actionner un levier ou ajuster une vis, ce qui ne nécessitait pas d'enseignement poussé. Cette division du travail a rendu possible un saut quantique dans la productivité des entreprises, car la production se faisait en quantités beaucoup plus grandes que lorsque le travail était à petite échelle.

Relations entre travailleurs, employeurs et État

Au cours de la première révolution industrielle, les travailleurs étaient exploités (les salaires étaient très bas, les femmes et les enfants travaillaient 15 heures, etc.). Cela les a conduits à s'organiser pour réclamer de meilleures conditions de travail. Durant cette phase, l'État avait un rôle répressif, puisque les travailleurs étaient violemment punis.

Le capitalisme du bien-être

Entre 1945 et 1970, il y a eu une période de croissance économique. L'État a été chargé d'assurer aux travailleurs la couverture de leurs besoins de base (santé, logement, éducation, loisirs). C'est ce qu'on appelle l'État-providence.

L'ère néolibérale

L'émergence des politiques néolibérales dans les années 70 a conduit au démantèlement de l'État-providence et à l'installation de la logique du marché. Les droits des travailleurs ont été réduits et les processus de travail ont été redéfinis selon de nouvelles formes de flexibilité interne (les salariés pouvaient effectuer plusieurs tâches en même temps) et de flexibilité externe (licenciement sans indemnisation, etc.).

Le développement technologique et la mondialisation de la production ont favorisé l'installation des industries dans des endroits où les salaires sont plus bas. Cela a conduit à la montée du chômage, au développement des emplois temporaires et à la baisse des salaires.

Le défi pour l'avenir semble être de trouver des solutions au problème du chômage. Le principal problème est de savoir comment répartir la richesse au bénéfice de la majorité des gens dans le monde.

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