La fin de la guerre civile espagnole (1938-1939)
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Réformes et offensive franquiste
Pour ce faire, une série de réformes dans le commandement de l'armée a été tentée. Des cadres professionnels ont été fournis, les brigades de milice ont été intégrées et réorganisées, et le commandement a été confié à Vicente Rojo, le défenseur de Madrid.
En 1938, l'armée de Franco a repris Teruel et, profitant de l'attrition subie par les troupes républicaines lors de la défense de la ville, a déclenché la campagne d'Aragon. Le territoire républicain fut divisé en deux zones, dont la Catalogne, isolée du reste. Franco a choisi de poursuivre l'offensive vers le sud, menant de violents combats pour le maintien de Castellón et de Valence, et se prolongeant jusqu'à Lleida.
Bataille de l'Èbre et occupation de la Catalogne (juillet 1938 - février 1939)
La progression des troupes rebelles fut arrêtée lorsque l'armée républicaine, après avoir reçu de nouvelles armes et réorganisé ses unités, a déclenché une puissante attaque sur l'Èbre. Les autorités républicaines étaient conscientes que la situation militaire était défavorable. Leur seul espoir était de reconquérir le territoire et de rejoindre les zones fidèles à la République.
La bataille de l'Èbre fut l'un des événements majeurs de la guerre. Elle a débuté le 25 juillet 1938 par une attaque républicaine qui a traversé l'Èbre pour progresser vers l'intérieur. Franco a envoyé des renforts, incluant des avions allemands et italiens, et a réussi à stopper l'attaque. Les républicains ont dû se replier de l'autre côté de la rivière tandis que les forces de Franco occupaient tout le sud de Tarragone jusqu'à l'embouchure de l'Èbre. Le 16 novembre, la bataille a pris fin.
Les forces républicaines, vaincues et désorganisées, ont laissé le champ libre à Franco pour lancer l'offensive sur la Catalogne. Le 26 janvier, Barcelone est tombée sans résistance. La chute de Gérone a provoqué la fuite de milliers de réfugiés vers la France, y compris le gouvernement de la République, avec le chef du gouvernement, Juan Negrín.
Fin de la guerre
En février 1939, le territoire de la République se limitait à la zone centrale (Madrid, La Manche) et à la région méditerranéenne, du nord de Valence à Almería. Juan Negrín est revenu de France pour tenter un dernier effort de réorganisation de l'armée.
Début mars, une révolte contre le gouvernement républicain a éclaté à Madrid, dirigée par le colonel Segismundo Casado. Negrín et les communistes, opposés à la reddition, se sont révoltés le 5 mars. Casado a pris le contrôle après une lutte acharnée. Avec le soutien de certains socialistes et d'une partie de l'UGT, il a créé un Conseil de défense dans le but de négocier une paix honorable avec Franco. Cependant, le Caudillo a exigé une reddition sans condition et le dépôt des armes.
- 28 mars : les troupes de Franco occupent Madrid sans résistance.
- Jours suivants : occupation de tout l'espace méditerranéen (Albacete, Alicante, Valence).
- 1er avril : Franco signe le dernier communiqué de guerre : « En ce jour, l'armée nationale ayant capturé et désarmé les troupes rouges, a atteint ses derniers objectifs militaires. La guerre est finie. »