La Foi : Un Humanisme Spirituel pour le XXIe Siècle
Classé dans Philosophie et éthique
Écrit le en
français avec une taille de 6,69 KB
Introduction générale
À l'aube du XXIe siècle, l'humanité se doit de proposer aux humains un autre visage que celui que nous voyons actuellement.
La plupart des gens se comportent comme si le but de l'existence était d'acquérir un maximum de biens matériels et de jouir autant que possible des plaisirs sensoriels. Ils nourrissent les aspects les plus égoïstes de la nature humaine, tels que le désir de posséder, de dominer, de paraître, etc. Ils courtisent l'individualisme et l'exclusion.
Le fait de croire en Dieu ou d'y référer est devenu socialement incorrect. C'est ainsi que le « chacun pour soi » est devenu une culture et l'athéisme un mode de vie. Il y a une alternative pour mettre fin à cette spirale « infernale » et redonner à l'humanisme l'espoir de jours meilleurs : lui insuffler davantage d'humanisme spirituel. Sans cela, la crise généralisée à laquelle elle est confrontée va s'intensifier et générer encore des difficultés, des épreuves et des souffrances.
L'humanisme et la spiritualité sont un duo incontournable.
En effet, comment comprendre qu'à l'aube du XXIe siècle, des millions d'êtres humains meurent de faim, n'ont pas accès à l'eau potable, ne disposent pas d'un logement décent et travaillent dans des conditions indignes ? Ce sont des conditions de vie insupportables, d'autant plus tristes que l'humanité dans son ensemble dispose désormais du savoir et des moyens techniques permettant de rendre tous les individus heureux.
Il s'agit simplement d'une question de volonté. Nous ne pouvons pas créer un monde dans lequel les hommes s'excluent eux-mêmes.
La crise financière, économique et sociale à laquelle le monde est confronté depuis plusieurs années n'est pas sans rapport avec ce que nous venons de dire. On aurait tort de l'attribuer uniquement à la dérive d'un système financier et bancaire perverti ; sa cause réside dans un dérèglement de la société. Par exemple, dans les pays industrialisés, les publicités sont souvent mensongères et les crédits en tout genre incitent à consommer coûte que coûte et à faire de l'avoir un idéal de vie. Par la même, on fait de l'argent, fût-il virtuel, le fondement d'un conformisme effréné alors qu'il devrait être un moyen d'échange permettant à chacun de se procurer ce dont il a besoin pour vivre décemment. Il est devenu un but en soi, méprisant toute éthique.
La Foi
Les objectifs
- Elle ne vient pas de nous-mêmes.
- Elle est une question durant la souffrance et le mal.
- Elle est une question de libre arbitre.
Introduction
S'il y a un sujet à expliquer aux jeunes, c'est celui de la foi. Nous ne savons pas quelle est notre part dans cette recherche ; avec un esprit cartésien, notre mental est lié à tout ce qui est concret et objectif, là où la foi reste profondément irrationnelle.
La foi n'est pas d'origine humaine
- La foi de l'apôtre Pierre lors de la confession de Césarée de Philippe montre qu'elle n'a pas sa source en lui. Mais d'où vient-elle ?
- Le contenu essentiel de la foi n'est pas d'abord une doctrine comme celle d'un mouvement ou d'un parti politique. Le contenu de la foi est une adhésion à cet Homme-Dieu.
- La réponse de Jésus confirme que la foi est une adhésion à Dieu, un don de Dieu.
- L'Église, en Pierre, est bâtie sur cette foi.
La foi déroute par le mal et la souffrance
La prise de conscience de l'être humain révèle trois qualités :
- La volonté
- L'intelligence
- L'amour
Ces trois éléments permettent à tout être humain de juger sa mission sur Terre, jusqu'à accepter d'affronter ses adversaires malgré l'incompréhension qui peut en résulter (ex: l'incompréhension des apôtres sur la vie de Jésus qui accepte la croix comme conséquence de l'amour pour les siens).
La foi est une question de libre arbitre
La foi est pour chacun d'entre nous un choix : l'accepter ou la refuser. Elle s'impose à nous comme l'amour pour ses parents ou autrui.
- La foi n'est pas une connaissance de plus en plus élevée de l'humain vers Dieu, ni un fruit de la pensée humaine ; dans ce cas, elle resterait réservée à une élite.
- Ce n'est pas seulement une attitude religieuse pouvant recevoir des contenus divers, mais un engagement personnel et une acceptation globale de Dieu.
- Ce n'est pas un sentiment épidermique, une pratique religieuse, de l'ignorance ou une démission de l'intelligence.
La foi est une adhésion de l'humain à cet « Être » qui l'attire à le connaître et à participer à la venue de l'homme nouveau.
Trois portes de rencontre avec Dieu
- La raison : Elle dit « Dieu existe » mais ne le connaît pas. C'est un outil de recherche qui nous mène au seuil du mystère.
- La vision : Elle permet une possession directe de Dieu (ex: Daniel, Saint François d'Assise). Quand notre esprit sera dégagé des pesanteurs terrestres, nous verrons Dieu face à face.
- La foi : Elle connaît les secrets de Dieu. Nous possédons réellement Dieu sans le voir. La certitude de la foi est absolue mais transitoire, contrairement à la vision.
Conscience et valeurs
L'arrivée de cet être dans la vie humaine est une invitation à vivre autrement. Notre humanité est en proie à une folie collective : la violence est exaltée, la grossièreté est élevée au rang de vertu. D'où la nécessité de nouvelles valeurs à partager en famille :
- La démocratie : Respect des libertés et des droits fondamentaux.
- Ouverture scientifique : Apprentissage du bien commun, rigueur et rationalité.
- Respect et neutralité : Les divergences culturelles sont une richesse.
- Émancipation sociale : Accomplissement de l'être humain pour construire une société basée sur le bien commun.
Grille de lecture des livres sacrés
Lorsqu'on évoque la véracité des récits bibliques, coraniques ou de la Torah, deux systèmes d'interprétation s'opposent :
- Niveau littéral : Action directe de Dieu dans les affaires humaines (fondamentalisme).
- Niveau rationaliste : Les théologiens et historiens cherchent une explication rationnelle, évacuant le « merveilleux » perçu comme une pensée magique.
Conclusion
De ces lectures découlent des interprétations différentes. Nous sommes dans une forêt d'écrits sacrés dont il faut extraire le sens profond.