Les Fondements de la Connaissance et de la Vérité
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Les sources de la connaissance
Les sources de connaissances proviennent de l'expérience et de la pensée. Par le biais de cette information, nous apprenons de l'expérience. L'expérience doit être prolongée par la pensée. L'expérience est également appelée intuition : l'intuition sensible (ce que nous voyons et touchons) et l'intuition idéale (objets idéaux). L'expérience et le concept sont liés ; les concepts sont les idées que nous avons de la réalité. La connaissance est toujours le résultat de la pensée, mais non de pensées simples, car elle s'applique au contenu sensoriel ou empirique.
Les trois propriétés de l'expérience
L'expérience sensorielle est essentielle car elle permet d'appréhender les choses qui existent réellement. Ses propriétés sont :
- Apparence : À quoi la chose ressemble (couleur, forme, etc.).
- Existence : Le fait qu'elle soit réelle.
- Témoignage : Ce que je ne peux pas nier car je le vois.
La preuve nous permet de distinguer entre le vrai et le faux.
Classification des objets de connaissance
On distingue trois types d'objets :
- Objets idéaux : Les êtres de raison sont un produit de notre pensée ou de notre imagination. Cette connaissance correspond à la théorie logique, aux mathématiques ou à la littérature.
- Objets réels : Ils représentent des choses réelles qui se produisent dans le monde sensoriel ou la culture. Cette connaissance correspond aux sciences naturelles ou humaines.
- Valeurs : Qualités des objets qui nous les font percevoir comme bons, mauvais ou répugnants. Ces connaissances se rapportent à l'esthétique, à la psychologie, à l'économie et à l'éthique.
Les degrés de la connaissance
Il existe différents degrés de connaissance, et nos savoirs vont en augmentant. On distingue :
- L'opinion : Fondée uniquement sur les informations fournies par les sens.
- La connaissance scientifique : Elle implique l'organisation par la raison et l'interprétation des données reçues par les sens.
Témoignage et états de certitude
En cas de doute, on ne peut pas se prononcer sur la vérité ou la fausseté de quelque chose. On distingue plusieurs états :
- Soupçon : Pressentiment que quelque chose peut être vrai sans pouvoir le justifier.
- Opinion : Consentement donné sans pleine sécurité.
- Certitude : Sécurité totale vis-à-vis de quelque chose.
Premier principe de la connaissance : « Nous ne pouvons pas donner notre assentiment à ce qui n'est pas présenté comme une évidence dans notre conscience. »
Second principe de la connaissance : « La preuve peut être remplacée par d'autres preuves plus solides. »
Les preuves irréfutables
Les preuves irréfutables sont des preuves fortes qui ne peuvent être ni refusées ni annulées par d'autres plus fortes. Par exemple : « Le tout est plus grand que la partie » ou « Le triangle a trois côtés ».
Les critères de la vérité
Les critères de la vérité reposent sur quatre principes :
- La corroboration : S'assurer que quelque chose est vrai.
- La cohérence : Si j'utilise une proposition au début, je ne peux pas la contredire à la fin.
- L'application pratique : C'est le critère principal. Les conséquences pratiques corroborent la véracité d'une théorie.
- L'universalité de la preuve : La vérité ne peut être fondée que sur des preuves que toute personne rationnelle peut obtenir.
La vérité comme adéquation selon Aristote
La vérité est l'adéquation entre la pensée et la réalité. Nous pensons les choses selon nos structures mentales. Nous ne pouvons pas connaître la réalité indépendamment de notre mode de connaissance. Nous ne saisissons pas la réalité en soi, mais uniquement les aspects de la réalité (les phénomènes) auxquels nous pouvons accéder selon nos facultés d'apprentissage.
La vérité comme preuve corroborante
La vérité est une preuve suffisamment vérifiée. Il existe trois types d'éléments de preuve et donc trois sortes de vérité liées à la réalité, à l'idéal et aux valeurs. L'idée de la vérité comme preuve corroborante, capable de résister à la critique, permet de résoudre les problèmes posés par les théories de la vérité.