Fondements et Évolution de la Microéconomie

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L'utilité marginale décroissante

L'utilité marginale est décroissante : plus on consomme, plus notre satisfaction supplémentaire diminue. C’est lorsqu'elle devient nulle que nous arrêtons de consommer.

L'approche néoclassique et l'analyse à la marge

L’approche néoclassique propose une analyse à la marge des phénomènes économiques. Les raisons de ce changement de conception chez les économistes de 1870 sont multiples :

  • Abandon progressif de la théorie de la valeur-travail : comme l’ont fait les successeurs de Ricardo. Walras critique également la théorie ricardienne de la valeur dans ses Éléments d’économie politique pure. Il cherche à réfuter la théorie des prix et des produits basée sur cette conception.
  • Adoption de la théorie de la valeur subjective : sous l'influence de certains courants philosophiques européens de l'époque.
  • L'influence des visions religieuses : pour certains, la valeur-travail est issue de la conception protestante, tandis que la théorie subjective de la valeur découle d'une vision plutôt catholique. La domination catholique à cette période pourrait expliquer l'émergence de cette conception.
  • Réaction au marxisme : une quatrième raison est la réaction au marxisme et à sa conception de l'économie par les classes. Le marxisme considère que l'économie fonctionne selon la lutte des classes pour le partage des richesses. À l'inverse, les microéconomistes estiment que les acteurs économiques ont une fonctionnalité complémentaire garantissant l'équilibre entre les agents, écartant ainsi toute théorie de lutte des classes.

Le clivage entre microéconomie et macroéconomie

Le clivage entre micro et macro est apparu dans les années 1930, lors de la parution de l'ouvrage de Keynes : Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie (1936). La distinction est claire :

  • Microéconomie : allocation optimale des ressources à travers des comportements individuels.
  • Macroéconomie : économie dans sa globalité, relations entre les grands agrégats (PNB, revenu national, investissement, consommation, taux de chômage, inflation).

Dans une approche macroéconomique, l’interaction entre ces agrégats est primordiale. Par exemple : le taux de chômage est-il influencé par la consommation des ménages ? Une forte demande peut-elle impacter l’inflation ou l’investissement ?

La synthèse néoclassique

La démarche microéconomique analyse les comportements des agents au niveau individuel. Cette approche traditionnelle est associée à une économie mathématique qui fait naître la synthèse néoclassique dans les années 1940-1950. Les initiateurs de cette vision mathématisée sont Paul Samuelson (Prix Nobel 1970) et John Hicks (Prix Nobel 1972), considérés comme les pères de la microéconomie actuelle.

Cette synthèse fait le lien entre les apports des courants marginalistes, la théorie de l’équilibre général de Walras et les acquis de Keynes. Dans ce contexte, le calcul économique est basé sur l’hypothèse de maximisation de l’utilité (ou du profit pour les entreprises).

II. Caractéristiques et méthodologie de la microéconomie

A. Les caractéristiques de la théorie microéconomique

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