La France de 1789 à 1848 : Révolution et Instabilité
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La République (1792-1799)
21 septembre 1792 : La Convention devient la nouvelle Assemblée. Résumé de la situation : de 1792 à 1793, la Convention est dominée par les Girondins ; de 1793 à 1794 par les Montagnards ; en 1799 par les hommes de la Plaine. À la Convention, le principe d’égalité est mieux appliqué avec le suffrage universel masculin. Robespierre est une figure centrale de la Révolution française. Le Roi est exécuté le 21 janvier 1793, contre l’avis des Girondins. Conséquences : les adversaires de la Révolution se dressent contre la Convention. La Révolution est menacée par une crise économique, des armées étrangères coalisées et une crise politique majeure. Les sans-culottes, armés, appuient les Girondins et Robespierre lors du coup d’État.
Montagnards et Terreur
Robespierre met en place un gouvernement révolutionnaire. Le cœur du pouvoir est aux mains du Comité de salut public, dirigé par Robespierre. La Terreur désigne les mesures prises pour imposer l’autorité et briser les résistances :
- Religieuse : déchristianisation.
- Économique : décret du Maximum des prix.
- Militaire : répression féroce contre les Vendéens.
- Politique : loi des suspects (affaiblissement du respect des libertés individuelles).
La population française est sous étroite surveillance. C'est un État dictatorial où la démocratie est confisquée. Cependant, la Terreur a permis de redresser la situation, bien que le bilan soit accablant. Finalement, Robespierre est arrêté et exécuté. La Convention thermidorienne, dominée par les républicains modérés, abandonne la dictature et le pouvoir revient à l’Assemblée avec un nouveau gouvernement : le Directoire.
Le Directoire
Le principe de l’égalité républicaine, défendu par les Montagnards, s’efface devant la restauration de la liberté. Gouvernement de notables, le Directoire préserve l’ordre bourgeois. L’ascension du général Bonaparte place le régime sous la menace d’un coup d’État militaire. Les députés, après Robespierre, rédigent une nouvelle Constitution et le suffrage censitaire est rétabli. La République devient très conservatrice, dominée par les riches. Le coup d’État des 18 et 19 Brumaire marque la fin du Directoire.
Bonaparte préserve les acquis de la Révolution. La France étend son modèle politique à une grande partie de l’Europe. La défaite de 1815 (congrès de Vienne) permet aux Bourbons de revenir au pouvoir. Deux révolutions (1830 et 1848) et un coup d’État (1815) témoignent d'une forte instabilité politique.
Bonaparte impose son pouvoir (1799-1815)
Bonaparte instaure une république autoritaire et met en place un pouvoir personnel : le Consulat. Premier consul, il divise le pouvoir législatif en quatre assemblées. Son régime est approuvé par un plébiscite. Il établit des préfets, nomme les maires des grandes villes et devient consul à vie en 1802.
Bonaparte maintient certains acquis de la Révolution, mais impose des mesures autoritaires : censure de la presse, rétablissement de l’esclavage dans les colonies et création du livret ouvrier.
Il stabilise le pays en autorisant le retour des nobles émigrés royalistes, en garantissant les propriétés acquises et en signant le Concordat. Il crée les « masses de granit » : lycées, Banque de France, Code civil et Légion d’honneur. En 1804, il devient l'Empereur Napoléon Ier.
Formation du Grand Empire
Une coalition de puissances européennes se forme en 1804. Napoléon réunit les États allemands sous sa protection et la France domine toute l’Europe.
Restauration (1815)
Louis XVIII confirme la Charte, qui organise les droits en France, et est déclaré roi de droit divin. Le drapeau blanc, la noblesse d’Ancien Régime et l’étiquette sont rétablis. La situation est fragile entre ultras et constitutionnels. Le Roi vote la loi du « milliard des émigrés ». Un mouvement d’opposition contre cette politique pousse le peuple de Paris à dresser des barricades.
Monarchie de Juillet (1830-1848)
Les barricades parisiennes chassent Charles X. La monarchie libérale est rétablie sous Louis-Philippe d’Orléans. Le Roi adopte le drapeau tricolore et révise la Charte : le catholicisme n’est plus religion d’État. Louis-Philippe est accusé d’avoir accaparé la République au profit des plus riches. Le régime est critiqué par les républicains et les bonapartistes.
Dates clés de la Révolution française
- 14 juillet 1789 : Prise de la Bastille.
- 4 août 1789 : Abolition des privilèges.
- 26 août 1789 : Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.
- 21 janvier 1793 : Exécution de Louis XVI.
- 27 juillet 1794 : Chute de Robespierre.