La France sous l'Occupation : Vichy et la Résistance

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La France défaite et le régime de Vichy

En juin 1940, la France est vaincue par l’Allemagne nazie. Un nouveau chef du gouvernement est alors appelé au pouvoir : le maréchal Philippe Pétain. Il décide de signer l’armistice avec Hitler le 22 juin 1940 à Rethondes.

Toute la partie Nord et la côte atlantique étant occupées par les nazis, le maréchal installe son gouvernement à Vichy : c'est le régime de Vichy.

Un régime autoritaire et réactionnaire

Ce régime est traditionaliste, autoritaire et antisémite. Sa devise, « Travail, Famille, Patrie », illustre sa volonté de mettre en place une « Révolution nationale » pour relever le pays après la défaite de 1940. Pour cela, il utilise la propagande et impose aux Français un culte de la personnalité envers le maréchal Pétain.

La collaboration avec l'Allemagne nazie

En octobre 1940, Pétain et Hitler se rencontrent à Montoire afin d’officialiser une collaboration d’État. Les Juifs font l’objet de discriminations, ce qui démontre que la politique du régime de Vichy suit celle menée par les nazis (notamment les lois de Nuremberg de 1935).

On distingue trois types de collaborations militaires :

  • La Légion des volontaires français (LVF) ;
  • La division française des SS ;
  • La Milice française.

Leur but était d'aider les nazis dans leur lutte contre le communisme et les Juifs, et ce, partout en Europe et en France.

Le Service du travail obligatoire (STO)

Le STO (Service du travail obligatoire) a été créé par Pierre Laval en 1943. Il illustre les relations économiques entre Vichy et l’Allemagne nazie. Pendant toute la durée de l’Occupation, le régime de Vichy collabore étroitement avec l’Allemagne nazie sur les plans idéologique, politique, économique et policier/militaire.

Le régime de Vichy a ainsi participé à :

  • La déportation de plus de 70 000 Juifs vers les camps ;
  • L'envoi d'environ 700 000 travailleurs en Allemagne dans le cadre du STO ;
  • L'engagement de plusieurs centaines de milliers d’hommes dans la Légion et la Milice pour aider militairement les nazis.

La Résistance : les Forces Françaises Libres (FFL)

Le 18 juin 1940, le général de Gaulle lance un appel depuis Londres (en réponse au discours de Pétain du 17 juin). Il encourage les Français qui le peuvent à le rejoindre : c'est le début de la Résistance. Il devient alors le chef de la « France libre ».

Les personnes qui se rallient à Londres forment les FFL. Pendant toute la durée de la guerre, ces forces comptent plus de 60 000 hommes et femmes, dont un certain nombre issus des colonies. Ils participent notamment aux interventions en Afrique du Nord, au ravitaillement de la Résistance intérieure, ainsi qu'aux débarquements de 1944 en Normandie et en Provence.

La Résistance intérieure et l'unification

En France, la Résistance se structure dès 1940 sous la forme de mouvements et de réseaux (ex. mouvements Libération, Combat, etc.). Les résistants agissent dans la clandestinité, diffusent des informations, commettent des actes de sabotage et s’organisent en maquis, notamment pour accueillir les réfractaires au STO. Ils forment ce que l’on appellera à la fin du conflit les FFI (Forces françaises de l'intérieur).

Dès 1941, le général de Gaulle essaie d’unifier la Résistance. Son objectif est atteint en 1943 grâce à Jean Moulin qui crée, à sa demande, le Conseil national de la Résistance (CNR).

Conclusion : la refondation de la République

La République française disparaît en 1940 avec la mise en place du régime de Vichy. Le CNR a alors un double objectif : la libération du territoire et la refondation de la République. Après la libération de Paris en 1944, le général de Gaulle prend la tête du Gouvernement provisoire de la République française (GPRF).

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