Gouvernement provisoire et l'échec de la monarchie d'Amédée Ier (1868-1873)
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Le Gouvernement provisoire (1868-1870) et l'échec de la monarchie d'Amédée de Savoie (1871-1873)
Après le triomphe de la Révolution de 1868, l'établissement d'un gouvernement provisoire dirigé par le général Serrano. Les problèmes rencontrés étaient nombreux : la fragmentation politique persistait, la guerre d'indépendance à Cuba continuait, et l'exécution des manœuvres carlistes était une préoccupation. Le gouvernement devait également s'occuper de la distribution des terres et de la législation du travail. La loi provisoire fut un grand processus révolutionnaire.
Réformes du Gouvernement Provisoire
Tant que les conseils civils n'ont pas été organisés pour remplacer les conseils royalistes, le gouvernement a procédé à :
- L'armement du peuple avec une milice.
- L'élaboration d'un nouvel agenda politique incluant :
- Le suffrage universel masculin.
- La liberté de religion et de pensée.
- La suppression des quintas (service militaire obligatoire) et des consumos (impôts indirects).
Les tensions entre le gouvernement intérimaire et les conseils ont créé une situation grave qui s'est terminée par la dissolution des Juntas. Les premiers actes du gouvernement ont entraîné une confrontation avec l'Église : une société religieuse fut dissoute et les tribunaux ecclésiastiques abrogés.
La Constitution de 1869
Le gouvernement a convoqué des élections au Parlement au suffrage universel masculin pour les hommes de plus de 25 ans. La coalition antiborbónica a remporté ces élections. Ce Parlement a élaboré la Constitution de 1869, qui établissait :
- La souveraineté nationale.
- La forme de gouvernement comme une monarchie constitutionnelle héréditaire.
- Un Parlement bicaméral (Chambre des députés et Sénat).
- Le pouvoir exécutif exercé par le Roi.
- De nombreux privilèges pour les citoyens, tels que le suffrage universel masculin (+25 ans), la liberté de pensée et d'expression, la liberté d'enseignement et de culte, et la liberté d'association.
Le Règne et l'Abdication d'Amadéo Ier
Amadéo n'est pas parvenu à gagner les partis républicains, ni certains secteurs sociaux. L'aristocratie et le peuple le rejetaient. Les catholiques ne l'appréciaient pas, et l'assassinat du général Prim a accentué son isolement. Les leaders des partis qui le soutenaient se battaient pour consolider les changements sociaux du gouvernement.
Troubles Sociaux et Politiques
Les troubles étaient fréquents, notamment concernant le développement des associations de travailleurs. On estime que l'Association Internationale des Travailleurs était dominée par les anarchistes. Cela souleva la question du droit à la propriété privée, opposant la bourgeoisie au mouvement ouvrier montant, ce qui nécessita le soutien des garanties de l'ordre par les monarchistes.
À Cuba, les rebelles dominaient presque toute l'île en 1872. La Guerre carliste éclata, soutenue par les classes plus conservatrices et le clergé. Le capital se montra libéral, sans exception, tandis que le carlisme s'appuyait sur le terrain. Les républicains ne firent rien pour diviser les partis monarchistes, rendant le règne de Savoie impossible. Des insurrections se produisirent, augmentant la tension.
Le parti monarchiste, commandé par Cánovas, préparait le retour d'Isabelle II. Face à cette situation, Amadéo décida d'abdiquer en 1873. Plus tard, une nouvelle loi électorale permit l'élection démocratique du conseil, et le pouvoir judiciaire adopta un nouveau code pénal. Des mesures économiques et sociales furent prises, telles que l'élimination des impôts indirects, la réduction des recettes fiscales, et l'instauration du libre-échange (ce qui signifiait la franchise des droits pour les importations et les exportations).
Le gouvernement était en proie à de telles difficultés que le général Prim avait dû trouver un roi en la personne d'Amadéo de Savoie.