Les grandes théories de l'évolution : de Darwin à nos jours

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Les théories de l'évolution

Les théories de l'évolution sont apparues pour décrire les processus par lesquels les espèces se modifient au cours du temps sous la pression de l'environnement et donnent naissance à de nouvelles espèces. Ces idées se sont développées au cours du XIXe siècle en opposition à la génération spontanée ou au fixisme, théories qui postulent l'apparition d'un être vivant sans ascendant et que les espèces restent semblables au cours du temps.

Les précurseurs de ces théories évolutives furent Jean-Baptiste Lamarck (1744-1829) et Charles Darwin (1809-1882) dans son livre « L'Origine des espèces par la sélection naturelle ».

  • Selon Lamarck

    Les espèces évoluent en adoptant des caractères acquis par les individus au cours de leur vie pour s'adapter aux changements de l'environnement : « Dans tout animal, l'emploi plus fréquent et soutenu d'un organe quelconque fortifie peu à peu cet organe [...] tandis que le défaut constant d'usage de tel organe l'affaiblit insensiblement ».

  • La théorie de l'évolution de Darwin

    Darwin établit que les individus d'une population sont différents. Certains, mieux adaptés, ont de meilleures chances de survivre et de se reproduire (sélection naturelle). Ces caractéristiques avantageuses sont héritées par les générations suivantes. Ce processus progressif demande des milliers à des millions d'années. La sélection est basée sur deux principes :

    • Les ressources ne sont pas infinies.
    • Il naît tôt ou tard plus d'individus qu'il ne peut en vivre.
  • Théorie synthétique de l'évolution (Néodarwinisme)

    Au début des années 50, la synthèse de la génétique, de la paléontologie et de la biogéographie a donné naissance au néodarwinisme. L'évolution est un processus lent d'accumulation de petites mutations génétiques (erreurs lors de la réplication des gènes) contrôlées par la sélection naturelle.

  • Théorie des équilibres ponctués

    Développée par Stephen Jay Gould et Niles Eldredge, elle s'oppose au gradualisme darwiniste. Elle postule que la spéciation ne se produit pas graduellement, mais par bouffées soudaines suivies de périodes de stabilité.

  • Le « gène égoïste » de Richard Dawkins

    Cette théorie illustre que le processus évolutif concerne moins une compétition entre espèces qu'une compétition à l'intérieur de chaque espèce (ex: courir plus vite que son congénère plutôt que plus vite que le prédateur).

  • Théorie du « monstre prometteur » (Richard Goldschmidt)

    Certaines mutations minimes sur des gènes homéotiques (qui régulent le plan d'organisation du corps) permettent des « sauts évolutifs » rapides. Ces « macromutations » ont permis à l'évolution de faire de grands bonds en avant, bien que la sélection accumulative reste le moteur principal.

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