La Guerre de Corée : Origines et Contexte (1910-1950)
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La réévaluation de la Corée n’a pas été bien perçue par les États-Unis.
L'occupation japonaise (1910-1945)
Les Japonais, qui ont donc occupé l’ensemble du territoire coréen, ont fait de ce pays une véritable colonie selon un modèle de domination qui va extrêmement loin.
Exemple : les noms de famille coréens étaient interdits (patronymes = noms de famille).
Des chemins de fer furent construits pour permettre de relier la Corée à Paris. Certes, la colonisation fut très rude, mais il y eut aussi une volonté de modernisation et d’industrialisation. Les usines étaient basées dans le Nord, le Sud servant de grenier à céréales pour le pays.
L'émergence de la résistance
Néanmoins, cette occupation suscita la naissance de mouvements de résistance à partir des années 1930 (1931).
La plupart de ces mouvements prirent naissance en Chine. Face à l’invasion japonaise, une forme de guérilla essentiellement coréenne harcela en permanence les autorités japonaises.
Les Japonais cherchèrent des alliés et commencèrent à recruter des collaborateurs. Parmi les résistants, l'un acquit une réputation de chef de guerre : Kim Il-sung (au Nord).
La division de la Corée (1945-1948)
1945 : les Japonais sont vaincus. Deux grandes conférences sont organisées pour déterminer le sort de la Corée.
Été 1945 : Conférence de Potsdam
1948 : la Corée est partagée en deux parties, le Nord dirigé par les Soviétiques et le Sud par les Américains. Le général John R. Hodge fut nommé pour diriger le Sud. Ce général fit un constat : il considéra qu’au sud du 38e parallèle, il y avait eu une pénétration de mouvements communisants. La méfiance s’installa entre Soviétiques et Américains. Ainsi, il chercha très vite à reconstituer une force militaire et à relancer les académies militaires qui avaient déjà été créées lors de la colonisation japonaise.
On observe le prolongement de la fracture entre les collaborateurs (Sud) et les forces pro-soviétiques (Nord) dirigées par Kim Il-sung.
L'ascension de Syngman Rhee
Les Américains tentèrent de « gommer » la tache de la constitution de l’armée. Pour ce faire, ils firent appel à un leader exilé : Syngman Rhee. Il devint le dirigeant du Sud en raison de son opposition à la Corée du Nord et de son anticommunisme forcené. (Les États-Unis reproduiront le même schéma plus tard en Afghanistan). La politique américaine fut réalisée sur ce même modèle.
Au Nord, État autoritaire, la volonté était d’assurer la réunification des deux Corées sous l'égide du communisme.
L'ouverture des archives et la préparation du conflit
Avec la disparition de l’URSS en 1971, les archives soviétiques se sont ouvertes.
On a découvert une correspondance entre Kim Il-sung et Staline. Entre 1948 et 1949, Kim Il-sung envoya 48 télégrammes, exhortant chaque fois le dirigeant soviétique à passer à l’action.
Grâce au croisement des sources, on a découvert qu'au début de l'année 1949, Kim Il-sung s'était rendu à Moscou. À l’occasion de cette visite de mars 1949, des analyses furent effectuées. Elle avait pour vocation la signature d'accords économiques entre la Corée du Nord et l'Union Soviétique. Cependant, une note de l’ambassadeur révèle que celui qui accueillit le président coréen était un général militaire. Kim Il-sung y avait actualisé sa demande de passer à l’offensive. L’un de ses arguments était que des mouvements au Sud attendaient que les Coréens du Nord passent à l’offensive.