La Guerre de Corée : Origines et Rôle de l'URSS

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Les origines de la Guerre de Corée et les archives

Avec la disparition de l’URSS en 1991, les archives soviétiques se sont ouvertes.

  • On a découvert qu’il y a une correspondance entre Kim Il-sung et Staline.

1948-1949 : Kim Il-sung a envoyé 48 télégrammes et, dans chacun, il exhortait le dirigeant soviétique à passer à l’action.

Les négociations secrètes de 1949

Il y a également une sorte de croisement des sources : on a découvert qu'au début de l’année 1949, Kim Il-sung se rend à Moscou. À l’occasion de cette visite de mars 1949, il y a eu des analyses. Elle avait pour vocation la signature d’accords économiques entre la Corée du Nord et l'Union soviétique.

Mais il a été retrouvé une note de l’ambassadeur ; il a été constaté que celui qui a accueilli le président coréen est un général militaire. Kim Il-sung avait actualisé sa demande de passer à l’offensive. L’un de ses arguments était que, finalement, il y avait des mouvements dans le Sud qui attendaient que les Nord-Coréens passent à l’offensive.

Néanmoins, en mars 1949, Staline ne donne pas son accord. Il a refusé car les Soviétiques ne disposaient pas encore de l’arme atomique (ils l’auront en août 1949) ! L’affaire du Nord et du Sud sera réglée en octobre 1949.

L'offensive de 1950 et le déséquilibre des forces

Au début de l’année 1950, Staline donne son accord. Il sait qu’il pourra compter sur Moscou, mais aussi sur Pékin. L’armée nord-coréenne est estimée à 200 000 hommes ; c’est une armée bien équipée par les Soviétiques (supérieure à celle du Sud).

Corée du Sud : l’armée est de 70 000 hommes, à qui on peut ajouter des paramilitaires de 30 000 hommes.

L'échec du renseignement et le début du conflit

Durant ce temps, le renseignement a été un élément essentiel ! Mais dans ce cas, il y a eu une mauvaise analyse des données collectées. Lorsque l’offensive débute le 25 juin 1950, elle prend de court les Américains.

Quelques jours avant l’offensive nord-coréenne, un pilote décide de passer au Sud et il passera devant les renseignements de la Corée du Sud. Il va prévenir qu’il y aura bientôt une offensive. Pourtant, ils répondent que c’est un coup de bluff pour pousser les Sud-Coréens à renforcer les services militaires.

Réaction internationale et Conseil de sécurité

Le 14 juin 1950, un journaliste américain présent dans le Sud écrit : une guerre ouverte entre les deux parties du pays ne serait pas à envisager pour le moment. Le danger ne viendrait pas de la Corée du Nord, mais du Sud (il prétend que c’est le Sud qui veut envisager la bataille). Cela mène à une stigmatisation de la Corée du Sud.

Les Américains, face à cette guerre, vont réagir très rapidement. Ils vont porter l’affaire devant le Conseil de sécurité des Nations unies pour demander l'autorisation d'un recours à la force afin d'enrayer cette offensive.

Comme l’URSS siège au Conseil de sécurité, on pourrait penser qu’elle n’aurait pas été d’accord. Néanmoins, le pays n’utilisera pas son droit de veto tout simplement parce qu’il pratiquait le principe du siège vide ; ils n’étaient plus présents. Les Soviétiques considéraient qu’il n’était pas acceptable que la Chine de Mao soit remplacée par la Chine nationaliste (élément de solidarité).

L'intervention américaine et la tête de pont de Pusan

La guerre de Corée sera l'une des guerres les plus meurtrières pour les USA. Le problème des Américains est que l’avancée nord-coréenne est très rapide. Avant que les troupes soient envoyées, il faut tenir.

Dans un premier temps, ce sont les forces américaines basées au Japon qui débarquent au sud de la Corée par le port de Pusan. Ils vont établir une tête de pont, c’est-à-dire un groupe de résistance.

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