Guide clinique des troubles mentaux et cognitifs
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1. Analyse des conditions cliniques
En ce qui concerne les troubles mentaux organiques, il est difficile d'établir la crédibilité des personnes touchées par ces symptômes, bien que les dégâts matériels réduisent les chances d'agir pénalement. Dans cette participation de l'organe cérébral, on observe une grande irritabilité causant des accès violents.
Gillies parle d'un trouble organique cérébral chez 1 % des auteurs de crimes. Krakowski a soutenu que la différence réside dans la présence de troubles neurologiques chez ceux ayant commis des actes de violence, ces troubles étant liés à la violence plutôt qu'au crime lui-même.
En général, la fréquence de la criminalité est faible, sauf si elle est le produit d'une substance différente. En cas de délire, le début peut causer des dommages, mener à une image d'agitation, d'agressivité, puis généralement se conclure.
Dans les tableaux endogénomorphes, en raison de la diminution de la conscience, nous ne voyons parfois que des troubles du comportement secondaires aux symptômes présentés. L'outil de diagnostic le plus important est d'évaluer le niveau de conscience du sujet. Si nous parlons de psicosyndrome organique (démence), le risque pénal est faible.
2. Imputabilité selon les troubles
Delirium
Nous devons évaluer tous les symptômes, en particulier la conscience, les émotions, la perception (hallucinations ou non) et la pensée. Si la conscience est altérée, on parle de folie délirante.
Syndromes de transition (Troubles endogénomorphes)
Nous devons trouver et évaluer la cause organique modifiant la conscience, la perception et la pensée.
Psicosyndrome organique (Démence)
Il faut d'abord distinguer la démence de la pseudo-démence. Si la démence est confirmée, elle doit être évaluée. Ici, il n'y a pas de troubles de la conscience. Il faut évaluer :
- La gravité des dommages neurologiques et les troubles cognitifs.
- Les fonctions intellectuelles.
- La désorientation (surtout lors de la progression).
- Les instincts (infractions sexuelles) et la capacité de contrôle.
- La labilité émotionnelle.
- La présence ou non d'un trouble paranoïaque.
Habituellement, on établit un facteur atténuant ou de défense dans presque tous les cas.
- Définition de Noxa : Agent organique causant la maladie (viral, infectieux, etc.).
- Classification selon la Noxa :
- Noxa très virulente :
- Chronique : Psicosyndrome organique (psychose organique).
- Aiguë : Réaction aiguë exogène (ex: délire).
- Noxa peu virulente :
- Aiguë : Syndrome de transition.
- Chronique : Accentuation des traits de personnalité.
- Noxa très virulente :
3. Troubles cliniques organiques
(Note : Le contenu est identique à la classification des Noxa ci-dessus).
4. Dysthymie et psychose dans l'épilepsie
- Dysthymie épileptique : Trouble de l'humeur (euphorique ou irritable) avec une impulsivité élevée. Peut aussi se manifester par une dépression avec des caractéristiques hypocondriaques et anacastiques (obsessionnelles).
- Psychose épileptique : Troubles psychotiques organiques. Ils peuvent se produire avec troubles de la conscience (somnolence, états crépusculaires) ou comme un syndrome de transition (psychose schizophréniforme ou affective).
5. Clinique des troubles de la toxicomanie
La consommation de drogues peut entraîner :
- Une atteinte organique (troubles mentaux organiques).
- Des troubles comportementaux et mentaux.
La clinique est similaire pour tous les types de substances (alcool, haschisch, héroïne) et inclut : intoxication aiguë, usage nocif, sevrage, syndrome de dépendance, état psychotique.
6. Psychoses alcooliques
Divisées en deux groupes :
- Psicosis exotoxiques vraies :
- Délire subaigu : Parfois début d'un delirium tremens.
- Delirium tremens : Apparaît après une consommation importante suivie d'un arrêt ou d'une carence (vitamine B1, acide folique). Symptômes psychiques, neurologiques et somatiques.
- Hallucinose alcoolique : Hallucinations auditives, parfois visuelles.
- Jalousie alcoolique : Frénésie de jalousie liée à l'impuissance sexuelle ou à des traits paranoïaques.
- Encéphalopathie alcoolique : Syndrome de Korsakov, encéphalopathie de Wernicke-Gayet et démence.
7. Clinique des troubles schizophréniques
Psychopathologie :
- Pensée : Idées délirantes (préjudice, jalousie, mystique), troubles de la diffusion de la pensée.
- Affection : Ambivalence émotionnelle, indifférence affective.
- Psychomoteur : Symptômes catatoniques, stupeur.
- Perception : Hallucinations et pseudo-hallucinations.
- Volonté : Négativisme, obéissance automatique.
- Comportement : Variable selon les symptômes.
Autisme : Symptôme clé représentant le monde intérieur du schizophrène.
8. Trouble paranoïde
Structure délirante bien ordonnée, impossible à détruire par la logique. Personnalité souvent bien organisée. Types fréquents : persécution, jalousie, grandeur, érotomanie. Risque élevé d'homicide ou de suicide collectif en cas de délire messianique.
9. Clinique des troubles névrotiques
La névrose est une dimension allant de la normale à la pathologie. Le caractère pathologique repose sur :
- La structure des syndromes.
- La présentation sans déclencheurs évidents.
- L'impact sur les performances (travail, famille).
10. Trouble factice et simulation
- Trouble factice : Production volontaire de symptômes sans gain matériel. Ex: Syndrome de Munchausen (mythomanie, hospitalisations multiples), Munchausen par procuration, Syndrome de Ganser.
- Simulation : Production volontaire de symptômes pour obtenir des avantages externes (ex: éviter la prison, obtenir des indemnités).
11. Facteurs pathogéniques du trouble des conduites
- Facteurs dispositionnels : Hérédité, dysfonctionnement EEG, encéphalopathie précoce.
- Facteurs psychobiographiques : Famille, environnement social, traumatismes.
- Clinique : Échec des relations humaines, atimia (froideur émotionnelle), impulsivité, manque d'empathie.
12. Facteurs pathogéniques des troubles dépressifs
Multifactoriel : génétique, socio-culturel, psychique et somatique (sérotoninergique, dopaminergique). Symptômes : tristesse, perte d'intérêt, troubles du sommeil, anorexie, ralentissement psychomoteur.
13. Trouble du contrôle des impulsions
Difficulté à résister à une impulsion nocive. Tension avant l'acte, satisfaction après, suivie de culpabilité.
14. Jeu pathologique
Épisodes répétés de jeu dominant la vie du patient au détriment des obligations sociales et professionnelles. Diagnostic : persistance malgré les conséquences négatives pendant au moins un an.
15. Pyromanie et Kleptomanie
- Pyromanie : Actes répétés de mise à feu sans motif explicable.
- Kleptomanie : Incapacité à résister à l'impulsion de voler des objets sans valeur personnelle ou profit.
16. Clinique de la manie
Euphorie disproportionnée, irritabilité, logorrhée, fuite des idées, hyperactivité, désinhibition.
18. Retard mental : Mesure et clinique
Diagnostic basé sur un QI inférieur à 70, déficits d'adaptation et début dans l'enfance.
19. Classification du retard mental
- Léger (QI 69-50) : Éducable, souvent sans cause organique.
- Modéré (QI 49-35) : Déficits neurologiques, apprentissage limité.
- Sévère (QI 34-20) : Étiologie organique, besoin de supervision constante.
- Profond (QI < 20) : Déficience motrice importante, réflexes primitifs.