Guide de la procédure pénale : Jugement rapide et recours
Classé dans Droit et jurisprudence
Écrit le en
français avec une taille de 10,46 KB
Le processus de jugement rapide de certains crimes
Point 18. L'ouverture de la procédure
S'il n'y a pas d'accusés connus dans certains cas, peut-on entamer une procédure pour la poursuite rapide de certains crimes ? Expliquez votre réponse.
Non, vous ne pouvez pas. Parce que l'ouverture de la procédure est effectuée sous un rapport de police. Si une personne a été arrêtée, la police doit la mettre à la disposition du tribunal de police ; s'il n'y a pas eu d'arrestation, elle doit avoir été assignée à comparaître comme indiqué à la Cour.
Définition du flagrant délit
Qu'est-ce qu'un flagrant délit dans le but d'initier une procédure pour la poursuite rapide de certains crimes ?
Sont des crimes flagrants ceux qui ont été commis ou sont en train de l'être au moment où le délinquant est pris en flagrant délit. C'est-à-dire lorsque le délinquant est détenu au moment du crime ou s'il a été arrêté ou poursuivi immédiatement après la commission, si la poursuite n'est pas interrompue ou suspendue tant que le délinquant n'est pas placé hors de la portée immédiate de ceux qui le poursuivent. Le flagrant délit sera aussi retenu si l'accusé est surpris, immédiatement après la commission, avec des instruments ou des traces qui laissent soupçonner son implication.
Rôle de la police judiciaire et des témoins
Quelle devrait être l'action de la police judiciaire en relation avec les témoins d'un événement traité par cette procédure ? Et s'ils sont membres des forces de sécurité ?
Elle doit demander au personnel médical de fournir une copie du rapport d'assistance aux blessés, ou demander la présence du médecin légiste lorsqu'une personne ne peut se déplacer devant le magistrat au cours de sa garde. Elle doit aussi citer les témoins à comparaître à la date et à l'heure fixées devant la Cour. La citation ne doit pas concerner les membres des forces de sécurité qui sont intervenus dans la foule, si leur déclaration est déjà consignée dans le rapport.
Les étapes urgentes de la procédure
Quelles sont les étapes généralement urgentes ?
- 1ère : Recueil par le moyen le plus rapide du casier judiciaire du prévenu.
- 2ème : Si cela est juridiquement nécessaire pour qualifier les faits : chercher les rapports d'experts demandés par la police ; ordonner, si nécessaire, que le médecin légiste examine les personnes qui ont comparu et émette un rapport d'expert ; ordonner l'évaluation des biens et des objets saisis, si cela n'a pas été fait auparavant.
- 3ème : Prendre la déposition du détenu ou de la personne qui a comparu, pour l'informer des faits à son encontre conformément à l'article 775 de la LEC.
- 4ème : Prendre les dépositions des témoins.
- 5ème : Selon l'article 776, le greffier doit informer la victime et les blessés de leurs droits.
- 6ème : Pratiquer la reconnaissance de l'accusé.
- 7ème : Ordonner, le cas échéant, les confrontations jugées nécessaires.
- 8ème : Procéder à l'assignation, même verbale, de toute personne dont la présence est estimée nécessaire, sauf pour les membres des forces de sécurité dont la présence n'est pas indispensable.
- 9ème : Ordonner toute autre procédure pertinente pouvant être effectuée immédiatement selon l'article 799.
Décisions et recours
Que faire si le juge prononce la peine de garde ? Quelle est la condition préalable ?
Si l'on comprend que le fait est établi, il faut procéder immédiatement aux poursuites conformément à l'article 963 de la LEC.
Quel est le contrôle supplémentaire à la procédure d'essai rapide ?
Les règles de la procédure en référé.
Quels sont les recours possibles contre la décision finale de cette procédure ?
L'appel, ainsi que le recours en annulation contre les jugements par contumace.
Le jugement des infractions et délits
Point 19. Traitement immédiat des fautes
Dans quels cas les fautes sont-elles traitées immédiatement lors du procès ?
D'une part, dans les affaires relatives à des infractions contre la famille, y compris les mauvais traitements, les blessures, les menaces, la coercition, les insultes et les vexations selon l'art. 173.2 du Code Pénal, ainsi qu'en cas de vol flagrant. D'autre part, pour le reste des délits, si la poursuite la plus rapide possible est requise.
Quelles sont les exigences pour l'application dans les procès pour délits ?
L'assistance d'un avocat n'est pas nécessaire dans les jugements pour délits mineurs, même dans les cas initiés par une plainte, qui par conséquent n'a pas besoin d'être signée par un procureur ou un fondé de pouvoir.
Procédures en cas d'impossibilité immédiate
Que doivent faire les médecins légistes lorsque la poursuite immédiate des délits n'est pas possible ?
Lorsque la poursuite n'est pas possible immédiatement, le juge de garde (JDO) agit comme suit : s'il se sent compétent pour le jugement, il renvoie l'affaire devant une autre cour en effectuant la signalisation de l'essai et les citations. S'il estime être responsable de la compétence, il lance le procès et les avis dans les premiers jours possibles, jamais au-delà de 7 jours.
Quel problème peut survenir lorsque le procureur est autorisé à ne pas assister aux procès pour délits ?
Il peut ne pas être autorisé à assister aux audiences pour déclarer l'absence de blessés ou de personnes handicapées. Dans ce cas, la déclaration du plaignant au tribunal exposant les allégations aura une valeur de charge, mais ne sera pas admissible comme point de pénalité unique.
Le procès peut-il se tenir en l'absence de l'accusé ?
Il est possible de tenir l'audience malgré l'absence injustifiée de l'accusé, à condition qu'il ait été formellement cité, sauf si le juge, d'office ou sur demande, considère sa déclaration comme nécessaire.
Déroulement du procès pour délits
Quel est l'essentiel du procès pour délits ?
Lecture de la plainte ou de la pétition, le cas échéant. Interrogatoire des témoins. Pratique des tests proposés, à condition que la Cour les admette. Ensuite, l'accusé est entendu, les preuves admises sont présentées et enfin, les parties présentent oralement ce qu'elles jugent approprié à l'appui de leurs positions, l'accusé conservant le droit au dernier mot.
La chose jugée et les recours en révision
Point 23. L'autorité de la chose jugée
Quel est l'effet de la chose jugée ?
Il consiste en un obstacle à ce qu'une décision déjà prise soit modifiée dans le même processus ou dans un processus différent.
Qu'est-ce que l'aspect formel de la chose jugée ?
Cela signifie l'impossibilité de contester ou de modifier un règlement judiciaire criminel une fois que le processus est clos. C'est-à-dire les effets de la chose jugée par rapport au processus qui a mis fin à la résolution : aucun recours n'est possible contre cette décision car les délais légaux sont expirés ou la loi les a empêchés.
Limites et spécificités
Quelles sont les limites objectives de la chose jugée ordinaire ? Et en cas d'infraction continue ?
Les limites objectives ordinaires s'étendent à tous les actes criminels qui ont été jugés, c'est-à-dire les faits qui ont fait l'objet de poursuites et sur lesquels le procès s'est développé. En cas d'infraction continue, elles s'étendent en plus à ceux qui n'ont pas été poursuivis et sont découverts plus tard, car sinon cela briserait le traitement unitaire de ces crimes dans la procédure pénale.
Le recours en révision
Pourquoi, à strictement parler, la révision n'est pas un recours ?
Elle ne peut être considérée comme un recours car elle manque des traits caractéristiques de ces derniers, sauf pour effectuer une révision de la décision par un tribunal. Aucun délai n'est fixé pour le dépôt, et ce n'est pas seulement un acte, c'est une institution tout à fait hors de la procédure pénale initiale. On ne peut l'utiliser que contre une condamnation ; lorsque la nouvelle sentence après révision est un acquittement, le sujet lui-même et ses héritiers ont droit à être indemnisés par l'État.
Quelles décisions peuvent être révisées ?
Sous réserve d'examen, la résolution judiciaire doit répondre à certaines exigences : elle doit être une sentence ferme pour un crime (délit grave) et non une simple contravention. Dans certains cas, cependant, la révision du procès pour délits mineurs est admise. Elle doit avoir été délivrée par un tribunal espagnol et être définitive (aucun recours possible). Elle doit être une condamnation. Il n'y a pas de révision pour les acquittements, en raison de la prévalence de la sécurité juridique sur l'injustice potentielle d'un acquittement injustifié.
Distinction entre procès rescindant et rescisoire
Quelle est la différence entre le procès rescindant et le procès rescisoire ?
Le procès rescindant est celui qui décide si la sentence finale et la condamnation doivent être annulées ou non selon l'un des motifs légaux. L'organisme compétent est la Division criminelle du Tribunal Suprême. Dans le cas où la décision est annulée, le procès de rescision (ou rescisoire) peut entraîner un nouveau procès sur les faits qui avaient été jugés injustement. L'organisme compétent est alors l'organe qui a rendu la sentence annulée. La procédure suivra les règles ordinaires.
Quel est l'organe compétent pour résoudre la soi-disant « annulation » ?
L'organisme chargé de la connaissance et du jugement de l'annulation sera la Cour provinciale ou la Haute Cour, selon le cas.