L'Holocauste et la Psychologie de la Soumission
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L'Holocauste : L'extermination des Juifs européens
Holocauste : extermination des Juifs européens par l’Allemagne nazie (Shoah).
1. Persécution des Juifs allemands avant la Seconde Guerre mondiale (1933)
Hitler mit en place une politique de répression contre les Juifs. Les Allemands ayant 3 ou 4 grands-parents juifs étaient considérés comme Juifs. En 1935, les Lois de Nuremberg furent instaurées : elles retiraient aux Juifs leurs droits civiques, prohibaient les mariages et les relations entre Juifs et Allemands, et interdisaient aux Juifs d'employer des femmes allemandes de moins de 45 ans comme domestiques.
2. L’aryanisation (spoliation) de l’économie
L'objectif était de chasser les Juifs de la vie économique. Les avocats et médecins juifs perdirent leurs clients. Beaucoup de Juifs décidèrent de partir de l’Allemagne, dont la famille Frank (Amsterdam).
3. La Nuit de Cristal
Les synagogues d’Allemagne furent incendiées, les vitrines des magasins juifs brisées et des milliers de Juifs arrêtés.
4. L’occupation de la Pologne
Elle entraîna la présence de 2 millions de Juifs supplémentaires. Les Juifs de Pologne furent obligés de partir dans des ghettos entourés de murs et de barbelés. On y comptait 180 calories par habitant (le ghetto de Varsovie compta 600 000 morts).
5. L’invasion de l’URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques)
Cette importante offensive envoyait 3 000 hommes pour exécuter tous les Juifs des territoires occupés. Ils se livrèrent à des exécutions massives, faisant 1 000 000 de victimes.
La Solution Finale et le Système Concentrationnaire
6. La Solution Finale
Mise en place de l'étoile jaune. Des dizaines de milliers de personnes furent déportées vers des ghettos de Pologne et d’URSS. Des camps disposant d’installations pour gazer des humains (camps d’extermination) furent créés.
- Les déportations : organisées dans toute l’Europe, elles provoquèrent des problèmes administratifs et politiques.
- Les camps de la mort : Auschwitz était le plus grand camp. Seuls les Juifs et les Bohémiens étaient gazés de manière systématique ; les autres mouraient de faim ou de maladie. Des crématoriums étaient utilisés pour les cadavres des personnes gazées.
Trois quarts des Juifs d’Europe, soit près de 6 000 000 de personnes, furent assassinés.
Schéma de base de l'expérience de Milgram
Il s’agit d’étudier les effets de la punition sur le processus d’apprentissage. Le moniteur est un sujet naïf. L’élève est un acteur qui ne reçoit aucune décharge électrique. L’expérience sert à découvrir à quel point l’individu peut pousser la docilité, jusqu'à infliger des souffrances de plus en plus sévères à une victime qui proteste énergiquement.
Conditions qui favorisent la soumission
L’expérience montre que des personnes ordinaires sont capables d’accomplir des actes cruels :
- La cohérence de l’autorité : si l’autorité est divisée, l’élève en profite pour désobéir (jusqu’à 110).
- Crédibilité de l’autorité : université, blouses blanches, air très sérieux. Si c’est un assistant au lieu d’un professeur, le taux d’obéissance diminue.
- La proximité de l’autorité : plus l’autorité est proche, plus on va obéir. Si le professeur donne les ordres par téléphone, seuls 20 % obéissent.
- Éloignement de la victime : plus la victime est éloignée, plus l’obéissance est grande.
- La répartition des tâches : chacun est un maillon de la chaîne ; même si sa tâche est banale, elle est indispensable. Pour donner la mort, on a recours aux plus cruels et aux prisonniers.
- La victime est déshumanisée.
- Utilisation d’un langage masquant la vérité : par exemple, « la solution finale » pour désigner l’extermination.
- Utilisation de la masse qui devient une arme politique : chaque dictateur va utiliser la force de la masse.