Introduction à l'éthique et à la philosophie morale
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1. Morale et éthique : fondements et définitions
La morale et l'éthique sont à la base de la morale et des sociétés. Nous vivons la morale dans la vie quotidienne ; l'éthique, ou pensée morale, est la réflexion que les philosophes ont menée et mènent sur cette morale. La moralité est une question de vie qui s'exprime dans le langage de la vie quotidienne. L'éthique est une réflexion philosophique sur la morale, utilisant un langage et des méthodes philosophiques. Une éthique cherche à clarifier ce qu'est la morale, comment elle est fondée et comment elle s'applique à la vie (théories éthiques). Qu'est-ce que la morale ? Être moral est une tâche consistant à acquérir une certaine manière de forger son caractère à partir duquel élaborer sa propre vie, mais de forger un bon caractère. Pour être moral, il faut être formé pour répondre à la hauteur de l'homme face à n'importe quel défi.
2. Politique, droit et religion
La morale populaire nous apprend que les êtres humains sont naturellement des êtres désemparés qui doivent apprendre à vivre. Nous avons plusieurs connaissances : personnelles et relationnelles. La morale, le droit et la politique s'exercent dans le domaine social et public. La religion nous aide à nous sentir en unité avec les autres et avec le monde, en relation avec autrui.
3. Nos biens : liberté, humeur et caractère
La liberté : nous sommes ouverts à la création d'un monde de possibilités pour choisir judicieusement celles que nous considérons comme les meilleures. C'est ainsi que nous pouvons répondre à ce que nous voulons voir nous arriver. L'humeur : notre liberté est conditionnée par l'état d'esprit. L'esprit est le sens fondamental par lequel la nature affronte la réalité (première nature).
Le caractère : la manière dont nous faisons face à la réalité par l'habitude (seconde nature). Les vertus : une volonté de bien faire, acquise par l'exercice. Les attitudes : ce sont des prédispositions relativement fixes et apprises qui guident notre comportement face à différentes situations et certains objets.
4. Pourquoi sommes-nous des êtres moraux ?
Le recours au Logos : la parole et la raison. C'est la capacité argumentative manifestée par le langage. Selon Aristote, les êtres humains sont des êtres moraux car nous possédons la raison et le langage, ce qui nous permet de distinguer le bien du mal pour vivre en société. Le sentiment comme base : la raison est incapable de donner des explications à la vie morale, elle se ressent. Hume a dit que l'appréciation de ce que nous percevons autour de nous dépend de l'impression de plaisir ou de déplaisir. Ces sentiments sont les mêmes pour tous les êtres humains et invitent à cette capacité de sympathie. Le fondement est la liberté : Kant pense que sans présupposer la liberté de la volonté, il n'a pas de sens de parler de la morale.
5. Les grandes théories de l'éthique
L'aristotélisme et l'hédonisme sont nés en Grèce au IVe siècle av. J.-C. avec la conviction que la morale est la poursuite du bonheur. Les théories kantienne et dialogique croient que la vraie question morale est de savoir s'il existe des êtres qui ne doivent pas être manipulés, dont la dignité doit être reconnue, et quels critères appliquer pour décider du respect de cette dignité.
6. Le bonheur, le plaisir et le bien-être
Nous pouvons dire que le bonheur est la situation où l'on sent que tout va selon ce qu'il veut. Le bonheur et le plaisir : le plaisir est l'obtention d'une satisfaction sensible, tandis que le bonheur est une construction de soi. Le bonheur et le bien-être : ils ne sont pas synonymes. Un minimum de bien-être physique et psychologique est requis.
Trois modèles de bonheur :
- 1. Être heureux, c'est l'accomplissement de soi, atteindre les objectifs spécifiques à l'être humain (Aristote).
- 2. Être heureux, c'est être autonome, voler de ses propres ailes sans dépendre de personne (Éthique cynique).
- 3. Être heureux, c'est ressentir du plaisir et éviter la douleur (Hédonisme épicurien et utilitarisme).