Introduction à la philosophie : Essences et Limites

Classé dans Philosophie et éthique

Écrit le en avec une taille de 6,01 KB

1. La philosophie : un non-savoir

La philosophie est un type particulier de savoir. Plus qu'un savoir, c'est une recherche de savoir, c'est-à-dire la recherche de ce qu'il y a dans tout savoir : délimiter, tracer des frontières. C'est pourquoi c'est une recherche constante, étant donné que l'objet de cette recherche ne se laisse jamais saisir.

2. La philosophie comme amour

C'est l'amour qui est la recherche d'un désir constant, délimitant ce qui n'est pas permis de délimiter, derrière quelque chose qui ne se laisse pas saisir. Précisément parce que ce « quelque chose » est la limite.

3. La référence à l'insaisissable

Elle peut nous servir, par exemple, comme le font Socrate et Platon, dans la mesure où leur philosophie était basée sur la question des essences ou des limites qui n'étaient jamais satisfaites. Répondre est toujours délimitant.

4. L'impossibilité d'habiter la limite

Une chose est différente d'une autre, donc on suppose qu'il y a une limite ou une séparation, mais vous ne pouvez pas vivre dans cette limite ou séparation.

5. La nature de l'essence

La nuit est la nuit parce que le jour est le jour. Ce qui sépare les deux choses, et donc les définit, c'est ce que nous appelons essence ou limite. Exemple : il ne peut y avoir de chaise ou de stylo sans l'essence « être une chaise » ou « être un stylo ».

6. L'importance du « rien »

Ce « rien », qui est la limite, est ce qui nous permet de distinguer les choses et donc de vivre sans être aveugle.

7. Essence versus chose

L'essence est ce qui délimite parce qu'elle ne change pas comme les choses. Par exemple, ce stylo est temporaire, mais « être un stylo » s'applique toujours à tous les stylos possibles.

8. L'existence des choses sans limite

Pour faire référence à quelque chose, il doit y avoir une autre chose dont il se distingue. Il doit y avoir quelque chose qui les sépare : une limite.

9. Le philosophe et le savoir

Le philosophe est un « philosage » : il aspire à atteindre l'essence en reconnaissant que ce n'est pas une chose. Si c'était une chose, ce serait une chose unique, ce qui est impossible.

11. Signification de « versus »

« Versus » signifie contre et vers, car la nuit se dirige vers le jour.

12. Le rôle des nombres (Pythagore)

Pour qu’il y ait quelque chose, il faut qu’il y ait autre chose, et c’est cela compter. C'est pourquoi Pythagore a dit qu'en toutes choses, le nombre est supposé.

13. L'antériorité de la limite

La limite est antérieure aux choses en ce sens qu'elle est la condition préalable pour qu'elles existent. Par exemple, il n'y a pas de nuit ni de jour, de maladie ou de santé, s'ils ne sont séparés par une limite.

14. Se diriger vers la limite

C'est « aller vers le passé » parce qu'on se dirige vers l'état antérieur.

15. Se souvenir et reconnaître les limites

Se souvenir, c'est reconnaître les limites, car cela va là où se trouvent les limites « avant » les choses.

16. La vérité (Alétheia)

Alétheia signifie rompre ou ne pas oublier. Les Grecs se réfèrent ainsi à la vérité : l'essence est quelque chose qui apparaît à travers le « souvenir ».

17. Socrate et l'esclave

Socrate veut dire que parler d'une chose (comme le théorème de Pythagore) n'est possible que si ce problème est déjà connu. Je sais ce qu'est un stylo parce que je connais d'avance son essence.

18. Le feu et l'opposition (Héraclite)

Le feu s'allume et s'éteint. Il doit y avoir quelque chose qui puisse brûler et qui n'a pas encore brûlé. Comme le jour a besoin de la nuit.

19. La double caractéristique de la limite

L'essence du cheval est nécessaire : ses caractéristiques sont transmises de force à tous les individus.

20. Vérité universelle et contingente

Une vérité universelle a pour sujet une essence. Dans le contingent, le sujet est une chose.

21. L'impossibilité d'imaginer l'essence

On pourrait garder à l'esprit une image imparfaite de l'essence du cheval ou du cercle, mais ces images infinies ne seraient pas l'essence elle-même.

22. Réfutation empirique

Seule une proposition dépendante de l'expérience peut être confirmée empiriquement. Une proposition universelle et nécessaire ne peut être réfutée par l'expérience car elle doit se produire de toute façon.

23. Relativité de la chose et absolu de l'essence

Ce que j'ai en main est un « stylo » de manière temporaire. L'essence, elle, est intemporelle et absolue.

24. Le fragment d'Héraclite

Les choses se distinguent et se différencient, mais elles sont ce qu'elles sont, donc elles sont « la même chose » dans leur essence.

25. Feu, âme et nombre

Ces expressions font référence à la lutte nécessaire pour que quelque chose ait lieu. Pour qu'une chose soit ici, elle ne doit pas être là.

26. Philosophe et héros

Tous deux commettent l'audace de se mesurer aux dieux en cherchant à dépasser les choses pour aller vers la limite.

27. La stratégie de Platon

Platon évite de définir l'essence directement pour ne pas la figer, préférant utiliser des comparaisons.

28. La non-contradiction de Socrate

Être expert en amour signifie être dans une recherche constante de l'essence, une recherche qui ne peut jamais être satisfaite.

29. L'ignorance socratique

Reconnaître que les essences sont hors de notre portée est déjà une forme de savoir sur le divin, un excès qui est puni.

31. L'allégorie de la grotte

Il ne s'agit pas de dire que les choses sont fausses, mais qu'il n'y a pas de choses sans essence (limite).

32. L'ignorance dans la grotte

Ce n'est pas une ignorance absolue, mais l'incertitude de savoir si l'objet perçu correspond à une essence précise.

Entrées associées :