Libéralisme, autoritarisme et empires coloniaux (XIXe–XXe)

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Libéralisme et autoritarisme en Europe

Au XIXe siècle, la situation politique dans les États européens a été mitigée. La Grande-Bretagne et la France évoluaient lentement vers la démocratie. D'autres États ont maintenu des systèmes politiques autoritaires.

  • Consolidation du libéralisme en Grande‑Bretagne et en France :

    La consolidation du libéralisme en Grande‑Bretagne et en France fit progresser lentement la démocratie : le suffrage universel masculin a été adopté, la liberté religieuse et la liberté d'expression se sont développées, et de nouveaux partis politiques ont émergé. L'extension du droit de vote aux hommes et les changements majeurs au sein des partis politiques permirent à des couches populaires (notamment les travailleurs) de participer au vote. Les partis commencèrent à élaborer des stratégies politiques modernes. Toutefois, on ne peut pas parler de véritable démocratie pour deux raisons :

    • Les femmes n'avaient toujours pas les mêmes droits : de nombreux groupes de femmes luttaient pour améliorer leurs conditions, connus sous le nom de mouvement des suffragettes.
    • Manipulation électorale : la pratique généralisée de la manipulation électorale, où des politiciens tentaient de contrôler les résultats, limitait la qualité des institutions démocratiques.

Au tournant du XIXe et du XXe siècle, on commença à créer des allocations de chômage et des pensions.

  • Systèmes politiques autoritaires :
    • Russie : le tsar conserva un absolutisme strict ; le servage exista jusqu'en 1861. La noblesse, l'armée et l'Église orthodoxe monopolisaient les charges. L'économie était essentiellement agricole et l'industrialisation très limitée.
    • Allemagne : après la réunification, le système politique n'était pas totalement libéral. Une constitution créa un parlement élu au suffrage universel masculin. On observa également une avancée dans l'élaboration de politiques sociales.
    • Empire austro‑hongrois : l'empereur continuait à concentrer le pouvoir, soutenu par l'Église catholique, l'aristocratie et l'armée. Cependant, à la fin du XIXe siècle, l'empire commença à s'ouvrir au libéralisme. En 1906, le suffrage universel fut reconnu.

Grands empires coloniaux

Entre 1870 et 1914 se développèrent de grands empires coloniaux. L'Empire britannique était le plus important, suivi par l'expansion de l'Empire français. Ces expansions furent à l'origine de conflits et de frictions entre les puissances.

Processus de conquête : au début du XIXe siècle, l'idée coloniale semblait en recul, mais elle reprit vers 1830 : la Grande‑Bretagne consolida sa domination en Inde, et la France commença la conquête de l'Algérie. Le processus s'accéléra après 1870, lorsque les puissances se partagèrent les territoires par continents : la Conférence de Berlin (1884–1885) organisa le partage de l'Afrique entre les grandes puissances européennes. Au début du XXe siècle, l'expansion impérialiste fut quasiment achevée. L'Amérique latine, bien que majoritairement indépendante depuis le XIXe siècle, resta économiquement dépendante d'autres pays.

Les grands empires : l'Empire britannique était le plus vaste (environ 33 millions de km2) et comptait près de 450 millions d'habitants. Son apogée coïncida avec le règne de la reine Victoria (1837–1901). Sa plus grande colonie était l'Inde. L'Empire français était la seconde puissance, avec une extension d'environ 10 millions de km2 et 48 millions d'habitants. D'autres pays possédaient de plus petits empires : la Belgique (Congo), l'Allemagne (colonies en Afrique australe et ailleurs), l'Italie occupa Tripoli, l'Érythrée et la Somalie. La Russie est un cas particulier, poursuivant son expansion territoriale en Asie. Les États‑Unis occupèrent Porto Rico et les Philippines et contrôlèrent Cuba ; le Japon annexa la Corée et Formose (Taïwan).

Conflits impérialistes : la conquête coloniale augmenta les tensions entre les puissances européennes. L'Allemagne estimait que sa part coloniale ne correspondait pas à l'importance du pays. Le Maroc fut l'objet de rivalités et fut administré par la France et l'Espagne à différentes reprises.

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