Lois organiques et ordinaires : Hiérarchie et compétences
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La relation entre loi organique et loi ordinaire
Il n'existe pas de hiérarchie entre la loi organique et la loi ordinaire, mais une distinction de compétence.
La loi organique : définition et portée
Les lois organiques sont celles qui traitent du développement des droits fondamentaux, du droit public, des statuts d'autonomie et du système électoral général. Il existe une liste de révisions constitutionnelles devant être réglementées par une loi organique.
- Adoption : Nécessite une majorité absolue (176 sièges au Congrès).
- Objectif : Rechercher un consensus et garantir la participation de l'opposition.
- Limites : Aucune délégation à une commission parlementaire n'est possible.
Leur champ d'application est strictement limité à l'article 81 de la Constitution. La Cour constitutionnelle impose une interprétation restrictive de leur noyau essentiel.
La loi ordinaire : définition et fonctionnement
Les domaines de compétence diffèrent selon la nature de la loi. Une loi organique ne peut réglementer des questions de droit commun, et inversement.
Le droit commun occupe la troisième étape dans la hiérarchie juridique, après la Constitution et les lois organiques. Il est soumis à l'approbation du Parlement, généralement à la majorité simple, et peut être initié par la Chambre ou par l'exécutif.
Le décret-loi et la délégation législative
Le Parlement peut déléguer au gouvernement le pouvoir de dicter des règles ayant force de loi, appelées décrets législatifs.
- Délégation : Elle doit être explicite et limitée dans le temps.
- Exclusions : Les matières relevant de la loi organique ne peuvent faire l'objet d'un décret législatif.
Concernant les décrets-lois dans les régions autonomes, la doctrine dominante nie leur existence en tant que source autonome de droit, bien que certaines législations régionales (comme à Madrid) aient reconnu cette capacité.