Matérialisme et Positivisme : Concepts et Origines

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Le Matérialisme

Le matérialisme est une philosophie qui reconnaît uniquement l'existence de substances corporelles. Il a pris naissance en Grèce avec la pensée atomiste, où les philosophes défendaient la thèse selon laquelle tous les principes fondamentaux étaient les atomes et le vide.

Le matérialisme renaît dans la pensée moderne grâce à la révolution scientifique mécaniste. Thomas Hobbes s'est montré matérialiste en confirmant la notion de corps comme synonyme de substance.

D'un autre côté, Marx et Hegel ont apporté des représentations matérielles. Leur contribution majeure fut la dialectique et le matérialisme historique. La thèse fondamentale soutient que les productions spirituelles des hommes sont déterminées par la structure économique de la société. Marx appelait « infrastructure » les moyens de production, et « superstructure » les institutions juridiques et politiques.

Pour la philosophie matérialiste, seule la Nature est réelle et existe indépendamment de la pensée. Les êtres supérieurs sont des réflexes fantastiques que nous avons forgés. Le matérialisme marxiste situe l'homme dans l'histoire et la société, valorisant la praxis et l'action comme moyens de libération sociale.



Le Positivisme

Le positivisme est une pensée qui soutient que la seule connaissance valide est la connaissance scientifique. Auguste Comte a donné son nom à ce courant, avec l'intention de procéder à une réforme sociale fondée sur la science. Il énonce la loi des trois états, qui relate l'évolution de la pensée : l'état théologique, l'état métaphysique et l'état positif.

Les philosophies positivistes sont empiristes et maintiennent plusieurs principes :

  • Critique : Attitude critique envers la philosophie traditionnelle par le rejet de la métaphysique.
  • Phénoménisme : Défense du phénoménisme, rejetant la conception d'une essence cachée derrière les phénomènes.
  • Nominalisme : Orientation nominaliste, affirmant que la connaissance ne résume pas l'universel, mais se base sur des choses individuelles.
  • Unité de la science : Défense de l'unité de la méthode scientifique, la physique étant le modèle (physicalisme).

Ce réductionnisme des sciences à la méthode physique a trouvé une opposition chez les philosophes allemands. Wilhelm Dilthey a souligné la différence entre les sciences de l'homme et les sciences naturelles, visant à comprendre les faits plutôt que de simplement les expliquer.

Enfin, dans les années 1920 et 1930, est apparu le néopositivisme, une philosophie axée sur l'analyse du langage.

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