Montesquieu : Pensée politique et œuvres majeures
Classé dans Sciences humaines et sociales
Écrit le en
avec une taille de 3,15 KB
La pensée politique de Montesquieu
Montesquieu a analysé tous les régimes politiques et a établi des rapports unissant les lois d'un pays à ses traditions, à son climat et à son économie. Il s'est, de même, indigné contre les idées répandues prétendant que les Européens ont le droit de réduire les Noirs d'Afrique à l'esclavage. Il a, en plus, étudié le régime démocratique anglais. Ainsi, il a réclamé une monarchie constitutionnelle plutôt qu'une monarchie absolue.
Ses œuvres majeures
• Les Lettres persanes
Dans cette œuvre, l'auteur évoque des questions religieuses, politiques et historiques. Montesquieu y imagine deux Persans, Rica et Usbek, qui font un voyage en Europe puis se fixent à Paris. Dans des lettres qu'ils adressent à leurs familles et à leurs amis, ils décrivent leurs surprises à l'égard des rues, des salons, des modes, des gens, etc. Montesquieu exprime ses propres idées sous la plume de Rica et d'Usbek. Il a attaqué les magistrats, le pape, l'Église et le roi. C'était la première fois que la satire en France osait frapper si haut et si fort.
• Considérations sur les causes de la grandeur des Romains
Montesquieu y décrit les différentes périodes de l'histoire romaine et y analyse les causes de la grandeur (l'amour de la liberté, du travail, de la patrie, la fermeté de la discipline militaire, la sage politique qui ne s'éloignait jamais de la démocratie) et de la décadence (l'inégalité des fortunes, l'étendue de l'empire et la tyrannie) des Romains. Il démontre que les Romains furent grands tant qu'ils gouvernèrent selon certaines idées. Puis, leur domination universelle les obligea à changer de gouvernement.
• L'Esprit des lois
Dans cette œuvre, Montesquieu a voulu créer la science des lois positives (la raison humaine) : éliminer le hasard et expliquer par un principe commun des faits disparates. Il y marque son mépris pour le despotisme, régime incompatible avec « l'amour des hommes pour la liberté », et dénonce avec vigueur tous les abus. Il écrit à propos de l'esclavage : « Comme tous les hommes naissent égaux, il faut dire que l'esclavage est contre la nature ». L'idéal de Montesquieu est la modération et la liberté ; le but de ses recherches est le bonheur de l'humanité.
Dans cet ouvrage, l'auteur aborde la Constitution anglaise. Ce régime, monarchique en apparence mais républicain en réalité, a une valeur exemplaire car il assure l'équilibre des trois pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire. Cette constitution est parfaitement adaptée au tempérament anglais. Une constitution est bonne ou mauvaise par rapport aux traditions et à l'esprit général de la nation.
Montesquieu a, de même, étudié dans cette œuvre l'esquisse d'une constitution française conforme à son idéal. Selon lui, la monarchie convient au tempérament français. Pour lui, le climat agit sur le tempérament des hommes ; on a donc plus de vigueur dans le climat des pays froids que dans celui des pays chauds. De l'influence du climat sur le tempérament, il conclut à son influence sur les lois.