Nature humaine, marxisme et contrat social chez Rousseau

Sciences humaines et socialesMis à jour le 3,58 KB

Résumé

Ce document aborde la nature humaine et l'influence de la société, puis présente la division des classes selon le marxisme, en distinguant le prolétariat, le lumpenprolétariat et la bourgeoisie. Il expose ensuite la vision de Rousseau, pour qui l'état de nature est un état d'innocence corrompu par la société, et la nécessité du contrat social fondé sur la volonté générale. L'élève y trouvera les principaux concepts de ces trois approches.

Points clés

  • La dépendance du nouveau-né envers autrui constitue la première interaction sociale, et la maturité humaine se développe pendant la petite enfance.
  • Pour Marx, le prolétariat est la classe qui vend son travail et ne possède pas de moyens de production.
  • Le lumpenprolétariat désigne la partie du prolétariat vivant dans l'extrême pauvreté, sans emploi légal régulier.
  • La bourgeoisie est la classe qui possède les moyens de production et emploie le prolétariat.
  • Rousseau considère l'état de nature comme un état de liberté, d'égalité et de bonté, que la société corrompt.
  • Le Contrat social vise à soumettre chaque citoyen à la volonté générale, qui recherche le bien commun.

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La nature humaine et l'influence sociale

Si, paradoxalement. Car si nous parlons de la nature, ce que nous appelons social, instinctif et biologique ne correspond pas à l'intérieur de ces catégories, car il est lié à l'homme et à la culture proprement dite. L'être humain, en tant que nouveau-né, ne peut pas survivre sans les soins d'autrui, ce qui constitue la première interaction sociale. À partir de là, s'établit une relation de dépendance qui dure pendant de nombreuses années.

La dépendance et la maturité biologique

Les animaux supérieurs accèdent à l'indépendance en quelques mois car ils atteignent un niveau élevé de maturité avant la naissance. Les êtres humains n'arrivent pas à maturité complète au moment de la naissance ; celle-ci se produit durant le développement de la petite enfance. L'observation peut tomber dans un cercle vicieux, car si nous déterminons que la nature humaine dépend de son environnement social, et que le comportement social lui-même est déterminé par la sélection naturelle, cela a modifié la nature de l'homme dans son évolution et son adaptation.

Les classes sociales selon le marxisme

Les marxistes croient que la société capitaliste est divisée en classes sociales, parmi lesquelles ils en distinguent principalement deux.

Le prolétariat et le lumpenprolétariat

La classe ouvrière ou prolétariat : Marx a défini cette classe comme « les personnes qui vendent leur travail et n'ont pas de moyens de production ». Il la considérait comme responsable de la création de la richesse d'une société (les bâtiments, les ponts et les meubles, par exemple, sont physiquement construits par les membres de cette classe ; les services sont également rendus par ces employés). Le prolétariat peut être divisé, à son tour, en prolétariat ordinaire et en lumpenprolétariat : ceux qui vivent dans l'extrême pauvreté et ne peuvent pas trouver un emploi légal régulier. Ceux-ci peuvent être des prostituées, des mendiants ou des indigents.

La bourgeoisie

La bourgeoisie : ceux qui « possèdent les moyens de production » et utilisent le prolétariat.

La vision de Rousseau et le contrat social

Rousseau soutient que, loin d'être une guerre civile permanente, l'état de nature est caractérisé par la liberté, l'égalité et la bonté. Les êtres humains vivent dans une sorte d'innocence originelle jusqu'à ce que l'émergence de la société encourage l'égoïsme et le mal. Le Contrat Social est l'élimination des intérêts individualistes par la soumission de chaque citoyen à la volonté générale, établie à l'unanimité.

La corruption sociale et la volonté générale

Rousseau pense que la société, tout en garantissant certains besoins de base, corrompt les humains en les jetant dans la concurrence. Mais il est convaincu qu'après avoir quitté l'état d'innocence originelle, il n'y a pas de retour possible, et seul un accord entre les citoyens peut parvenir à atténuer les conséquences désastreuses d'une société corrompue. Ainsi est née la nécessité du Contrat Social. L'homme est né libre, mais partout il est enchaîné. Le pouvoir qui régit cette société est la volonté générale qui va chercher le bien commun de tous les citoyens. Ce que Rousseau propose, c'est que chaque citoyen vive en accord avec tout le monde. Le véritable contrat de Rousseau doit être un contrat de liberté.

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Questions fréquentes

Qu'est-ce que le lumpenprolétariat selon Marx ?

Le lumpenprolétariat est la partie du prolétariat qui vit dans l'extrême pauvreté et ne peut pas trouver d'emploi légal régulier. Le texte cite comme exemples les prostituées, les mendiants et les indigents.

Quelle est la différence entre prolétariat et bourgeoisie ?

Le prolétariat vend son travail et ne possède pas de moyens de production, tandis que la bourgeoisie possède les moyens de production et utilise le prolétariat.

Que propose Rousseau dans le Contrat social ?

Rousseau propose que chaque citoyen se soumette à la volonté générale, établie à l'unanimité, afin d'éliminer les intérêts individualistes. Le véritable contrat doit être un contrat de liberté.

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1. Selon Rousseau, comment est l'état de nature ?
2. Comment Marx définit-il le prolétariat ?
3. Qu'est-ce que la bourgeoisie selon le texte ?
4. Quel est, pour Rousseau, le rôle de la volonté générale ?
5. Selon Rousseau, que provoque la société ?

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