Nihilisme, Existentialisme et Morale
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Le nihilisme et la mort de Dieu
Le nihilisme est la dévaluation de la vie au profit d'un monde réel illusoire. Ce monde ne vaut rien car il a transféré toute sa valeur vers un « autre monde ». Le nihilisme est une volonté de puissance réactive qui, à force de ne rien vouloir, entraîne la perte de toutes les valeurs critiques. Le transfert des valeurs vers un monde transcendant a conduit au nihilisme de la culture occidentale.
Zarathoustra est le signe avant-coureur de la mort de Dieu : il a été découvert que le monde transcendant n'existe pas. Lorsque ce monde disparaît, toute la valeur qui lui était attribuée s'effondre. Le nihiliste est celui qui annonce la mort de Dieu, mais qui n'est pas encore en mesure de créer de nouvelles valeurs.
Transvaluation des valeurs
Nous devons créer de nouvelles valeurs et procéder à une transvaluation : remplacer les valeurs négatives par des valeurs affirmant la vie et les instincts. Le monothéisme est une revendication absurde qui a servi de véhicule à la métaphysique du « monde réel », unifiant le sens du monde de manière rassurante.
Aspects importants de la philosophie de Sartre
La philosophie de Sartre tourne autour de l'existence individuelle :
- Rejet d'une essence commune : Chaque être humain est unique et irremplaçable.
- L'existence précède l'essence : L'homme se construit tout au long de sa vie.
- Condamnation à la liberté : L'homme est contraint de faire des choix et de s'inventer lui-même.
- Jeté dans le monde : L'homme est seul, sans normes ni valeurs divines.
- L'angoisse : Sentiment lié à la conscience de notre liberté et de notre responsabilité.
Morale des esclaves et morale des seigneurs
Socrate est le premier décadent, car il se méfie des instincts et utilise la raison comme un « contratirano » (tyran). La morale des esclaves est réactive et négative : elle cherche à affaiblir les forts par la dialectique et la raison. À l'inverse, la morale des seigneurs dit « oui » à la vie dans toutes ses manifestations, acceptant la douleur, la cruauté et la beauté sans renoncement.
Ce qui peut être dit et ce qui est indicible
Wittgenstein soutient que le langage est limité lorsqu'il s'agit de questions fondamentales (le bien, la beauté). Ce qui est le plus important ne peut être dit, mais peut être montré. Le champ de l'indicible dépasse les limites de la description scientifique, mais il peut être vécu et compris par l'expérience.