Une occlusion caractéristique en surface vent

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Un risque naturel est une menace dangereuse pour les populations humaines et leurs infrastructures liée à un événement catastrophique d'origine naturelle. On appelle aléa un phénomène naturel pouvant occasionner un risque.Les risques naturels peuvent être classés en deux grandes familles. Il y a les risques liées aux activités atmosphériques comme la sécheresse, les inondations ou les cyclones. Toute forme de sécheresse provient d'un déficit en précipitations. La sécheresse se distingue par un développement très lent, qui peut s'étendre sur plusieurs années, et par le fait que son déclenchement peut être masqué par différents facteurs. La sécheresse est souvent dévastatrice : les réserves d'eau s'épuisent, les cultures dépérissent, les animaux meurent et la malnutrition et les maladies gagnent du terrain.
Les inondations peuvent survenir n'importe où à la suite de fortes précipitations. Toutes les plaines inondables sont exposées et les fortes tempêtes sont susceptibles de provoquer des crues éclair en n'importe quel point du globe. Les crues peuvent également se produire après une période de sécheresse, lorsque de fortes pluies tombent sur un sol très sec et très dur dans lequel l'eau ne parvient pas à pénétrer. Les inondations peuvent prendre des formes très diverses, de la petite crue éclair à la nappe d'eau qui recouvre d'immenses étendues de terre. Elles peuvent être déclenchées par de violents orages, des tornades, des cyclones tropicaux ou extratropicaux, la mousson, des embâcles ou la fonte des neiges. Quelque 1,5 milliard de personnes ont été confrontées à ce phénomène au cours de la dernière décennie du XXe siècle.
Pour ce qui concerne les cyclones tropicaux, ils naissent dans les zones de très basse pression qui se forment au-dessus des eaux chaudes des régions tropicales ou subtropicales où se constituent d'énormes masses tourbillonnantes de vent et d'orages qui s'étendent parfois sur plusieurs centaines de kilomètres. Les vents de surface peuvent atteindre 200 km/h ou plus. Les effets combinés des vagues de vent et des basses pressions associées au cyclone peuvent générer une onde de tempête côtière, énorme masse d'eau qui déferle à grande vitesse sur le rivage et dont la violence dévaste tout sur son passage. Quatre-vingts cyclones en moyenne se forment chaque année. On les appelle différemment suivant la région où ils prennent naissance : typhons dans la partie occidentale du Pacifique Nord et le sud de la mer de Chine, ouragans dans l'Atlantique, les Caraïbes et le Golfe du Mexique et dans la partie orientale du Pacifique Nord et le Pacifique central ou cyclones tropicaux dans l'océan Indien et la région du Pacifique Sud.Une autre catégorie de risques naturels est liée à l'activité tectonique de la planète : ce sont les séismes et les tsunamis. Les tremblements de terre, ou séismes, sont les catastrophes naturelles les plus dangereuses et imprévisibles. Ils peuvent dévaster une région entière et sinistrer des dizaines, voire des centaines de milliers de personnes. C'est le déplacement des plaques lithosphériques à la surface de la Terre qui engendre des contraintes sur les roches. Celles-ci peuvent alors se déformer et même se rompre déclenchant un séisme qui se traduit par la libération d'une quantité d'énergie colossale. La plupart des séismes ont lieu à la limite des plaques, près des failles et des zones de subduction. Toutefois, des tremblements de terre dévastateurs ont également lieu à l'intérieur des plaques. Les séismes engendrent des destructions à la hauteur des infrastructures présentes et de leurs qualités et peuvent également être précurseurs de tsunamis.
Le tsunami, ou raz de marée, est une onde marine exceptionnelle déclenchée par un soudain déplacement du plancher océanique. Les séismes sont la première cause de leur déclenchement. On les trouve dans tous les océans, surtout dans le Pacifique qui est notamment délimité par la Ceinture de Feu, et dans certaines mers comme la Méditerranée. Ils peuvent être dévastateurs et meurtriers comme en témoigne le tsunami du 26 décembre 2004 qui a tué 225 000 personnes, ou celui qui a dévasté les côtes nord-ouest du Japon le 11 mars 2011.

Dans notre société industrielle développée, nous nous trouvons confrontés à des risques créés par les aménagements nécessaires pour nous apporter la satisfaction des besoins inhérents à notre mode de vie. Ces risques technologiques peuvent être classés en différentes catégories.Les risques industriels sont liés aux installations industrielles et au type de production qui y est réalisé. Ils concernent d'abord l'industrie chimique et pétrolière. Pour fabriquer ses produits, l'industrie chimique est amenée à utiliser des matières qui peuvent se présenter sous forme gazeuse, liquide ou solide. Certaines sont toxiques, explosives, inflammables et peuvent générer des dangers pour l'environnement, les travailleurs de l'industrie, les populations, si elles venaient à se répandre à l'extérieur des installations où on les utilise. Le danger présenté par certains composés peut provenir de leur “toxicité”, c'est-à-dire leur action néfaste sur l'organisme si on les respire, si on les ingère ou même parfois s'ils touchent simplement la peau. Ce danger peut aussi provenir du fait qu'ils sont inflammables, voire explosifs, l'incendie ou l'explosion provoquant destruction, détérioration, dommages aux habitations, aux ouvrages, aux cultures, au bétail, ainsi que blessures voire décès, parmi les travailleurs et la population environnante. Enfin, l'accident peut conduire à une pollution brutale ou différée de l'air, des eaux superficielles ou souterraines (nappe phréatique) avec risque d'atteinte de la flore, des fruits, des légumes, de la faune puis des hommes en bout de chaîne alimentaire. L'industrie nucléaire (particulièrement les centrales électronucléaires) présente un risque potentiel provenant des éléments très radioactifs contenus dans les installations : elles doivent donc impérativement rester confinées dans les différentes barrières successives qui ont été mises en place pour s'interposer entre eux et l'environnement.Le transport de certains matériaux est également générateur de risques. Produits chimiques, hydrocarbures, gaz naturels sont très largement transportés par des pipelines enterrés. Le risque présenté par ce type de transport est bien évidemment la rupture d'une de ces canalisations laissant échapper le produit véhiculé qui, s'il est gazeux, se dilue dans l'atmosphère produisant un nuage pouvant s'enflammer ou provoquer une explosion. Les dégâts peuvent alors être considérables sur une zone étendue. Si le produit est liquide, la fuite peut polluer gravement le sol, les rivières, les nappes phréatiques et être à l'origine d'émanations toxiques. Enfin on ne peut écarter la possibilité d'un attentat terroriste sur telle ou telle installation ou canalisation. Le transport par camion ou bateau présente aussi des risques. Un accident de la route peut avoir des conséquences terribles selon la matière transportée et les marées noires illustrent le risque du transport maritime.Enfin, les activités agricoles sont aussi génératrices de risques. Dans ses activités d'élevage ou de culture, l'agriculteur peut occasionner des rejets polluants qui gagnent les rivières ou s'infiltrent dans les nappes d'eau souterraines. Les pollutions par les algues vertes touchant certains littoraux en sont l'illustration. L'utilisation de produits phytosanitaires (engrais, pesticides) est un facteur de risques autant pour les populations qui vont consommer les produits issus de leur utilisation que pour les agriculteurs eux-mêmes. L'inhalation et la manutention de ces produits peuvent être à l'origine de certains cancers. Enfin, une consommation d'eau trop importante peut être un risque tant pour les sols que pour les sociétés qui doivent partager la ressource. Le risque de pénurie est ici essentiel.

Des inégalités existent même face aux risques. En effet, outre le fait que tous les pays du monde ne sont pas exposés aux mêmes risques, les sociétés y sont de plus en plus exposées, mais avec une vulnérabilité très différente selon le niveau de développement.Les risques concernent un nombre croissant de personnes, et font de plus en plus de destructions. Cela s'explique par la concentration des hommes dans les zones à risques (littoraux, vallées inondables, etc.) : la croissance démographique et l'urbanisation créent de très fortes densités qui amplifient les conséquences de la survenue d'un risque. Globalement situés dans la zone intertropicale, les pays en développement sont très exposés aux risques naturels (cyclones, inondations). Les pays développés des régions tempérées doivent faire face à des catastrophes plus localisées (tempête Xynthia en 2010 en France). Ces risques naturels sont accentués depuis quelques années par le réchauffement climatique qui provoque la multiplication d'événements climatiques exceptionnels et souvent catastrophiques. Mais l'exposition croissante des sociétés aux risques est surtout le fruit de l'industrialisation qui accroît les risques technologiques, tant dans les pays du Nord que du Sud. La catastrophe de Fukushima au Japon illustre la combinaison de ces facteurs. En effet, dans ce cas, les conséquences du tsunami (risque naturel) ont été amplifiées par les fortes densités de population et la présence d'usines nucléaires (risque technologique) sur le littoral.La vulnérabilité est le niveau de fragilité des sociétés face à un risque. Il se mesure en fonction de leur capacité à y faire face, ainsi les pays n'ont pas tous la même vulnérabilité face aux risques. Les écarts de développement expliquent cette inégalité. Un pays peu développé est fragile, il ne dispose pas de moyen d'alerte, de prévention et de secours adapté lui permettant de limiter le nombre de décès. Dans le cas d'un pays développé, si les conséquences matérielles risquent d'être plus coûteuses, du fait des infrastructures présentes et nombreuses, les pertes humaines seront moins élevées. En effet, dans les pays développés, le risque est pris en compte dans l'aménagement du territoire et dans l'éducation de la population. A l'inverse, les pays en développement cumulent également des facteurs aggravant les risques : explosion démographique, croissance urbaine non maîtrisée, analphabétisme, vétusté ou absence de réseaux de communication et enfin l'absence de services de secours équipés.

Les risques ne sont plus envisagés aujourd'hui sous l'angle de la fatalité. En effet, les sociétés ont développé des mesures et des politiques de prévention face aux risques. Elles multiplient aussi les aménagements capables de prévoir ou de réduire l'impact des catastrophes. La gestion des crises aujourd'hui revêt le voile de la mondialisation : les États ne peuvent plus lutter individuellement.En effet, l'ensemble du monde est concerné par les risques, qu'ils soient naturels ou technologiques. La prévention est devenu un outil majeur face à eux. Dans les pays développés, c'est l'État qui prend en charge cette prévention. Elle passe par une sensibilisation aux risques dès le plus jeune âge, dans les écoles, comme au Japon avec des exercices réguliers face au risque de tremblement de terre. Les espaces soumis aux risques sont répertoriés et réglementés. Des plans de prévention officiels existent en France depuis 2003 (PPRN et PPRT pour les plans de prévention des risques naturels ou technologiques). Dans les pays en voie de développement, des associations et des ONG complètent le travail des institutions encore peu préparées à cette prévention. En effet, le manque de moyens et l'analphabétisme freinent la prévention de ces populations vulnérables.De plus, de nombreux aménagements se sont développés pour prévenir certains risques. Pour ce qui concerne typhons et autres ouragans, les progrès des prévisions météorologiques en lien avec une surveillance de la planète par des satellites de plus en plus performants permettent de suivre ces phénomènes minute par minute. Pour le risque volcanique, les plus dangereux des volcans de la planète sont équipés de systèmes de surveillance. Des systèmes d'alerte aux tsunamis existent dans la Pacifique Nord et au large du Chili. Contre le risque d'inondation, les Pays -Bas sont un modèle : ils ont investi depuis de nombreuses années en ouvrages gigantesques (digues-portes monumentales) pour lutter contre ce risque. En 2015, un nouveau plan appelé Delta prévoit de lutter contre la montée des eaux causée par le réchauffement climatique (20 milliards d'euros sur 30 ans).Même s'il est évident que la majorité des politiques de gestion et de prévention des risques restent nationales, un mouvement tendant à une gestion globale des risques est né depuis quelques décennies. Par exemple face aux risques climatiques, de nombreuses conférences mondiales sur le climat ont été organisés depuis le Sommet de la Terre à Rio en 1992. En 2015, c'est à Paris que se tiendra la prochaine grande conférence. Cependant, les inégalités de moyens et d'intérêts des pays présents à ces conférences freinent souvent la bonne volonté affichée.


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