La pensée de Karl Marx et la religion : Critique et réponse

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La pensée de Karl Marx (1818-1883)

Ses fondements philosophiques

  • L'humanisme athée : tout est centré sur l'homme (le prolétariat) ; Dieu n'existe pas.
  • Le matérialisme : tout s'explique par l'économie.
  • L'anticapitalisme : la lutte des classes et l'aliénation.

Sa critique de la religion et éléments de réponse

1. La religion comme invention bourgeoise

Critique : La religion est une invention de l'homme bourgeois capitaliste.

Réponse : Marx ne connaît pas la religion chrétienne. Elle est fondée sur un personnage historique, Jésus, et ses enseignements n'ont donc pas été inventés par l'homme bourgeois capitaliste. La religion chrétienne est critique envers le mode de vie capitaliste dans ses éléments qui nuisent à l'homme.

Contribution : Il nous met en garde contre ceux qui manipulent la religion (l'inventent) et « construisent » une religion ou un Jésus pour convenir à leurs goûts, manipulés par le capitalisme ou d'autres intérêts.

2. Religion et perpétuation des classes

Critique : La religion a favorisé, augmenté et perpétué les différences de classe.

Réponse : Depuis le début de son histoire, elle développe l'égalité de tous les hommes (libération des esclaves) et l'amélioration des classes défavorisées (actions en faveur des pauvres, missions, campagnes de solidarité, droits de l'homme...).

Contribution : Marx nous fait comprendre que la religion ne peut pas soutenir ce qui favorise l'injustice ou l'oppression d'un peuple, d'une religion ou d'une catégorie sociale sur une autre.

3. La religion comme « opium du peuple »

Critique : La religion aliène les hommes, les détruit et encourage la démission engourdie en promettant le bonheur dans un autre monde, empêchant ainsi de se battre maintenant (« La religion est l'opium du peuple »).

Réponse : La vraie religion est ce qui rend l'homme libre, ce qui le rend plus capable et conscient de sa mission dans le monde pour chercher le vrai bonheur. Jésus nous enseigne que le bonheur commence ici-bas sur terre et que nous devons lutter pour que le monde change (les « Béatitudes »). Marx oublie que dans l'Église, de nombreuses personnes se sont engagées en tout temps pour la construction d'un monde meilleur, plus juste et au service des pauvres (Mère Teresa, Martin Luther King, les missionnaires, les saints...).

Contribution : La religion ne doit pas devenir un « opium » qui calme la conscience face aux défis et aux problèmes du monde.

4. La religion, servante du capitalisme

Critique : La religion est un « serviteur » du système capitaliste.

Réponse : Le christianisme a critiqué le système capitaliste tout comme les marxistes (rappelons les écrits des papes Pie XI et Jean-Paul II). Lorsque le système capitaliste est le plus « sauvage », la religion est sévèrement critiquée (en Europe, par exemple) ; si elle était sa servante, ne serait-elle pas mieux traitée ?

Contribution : La religion doit toujours maintenir sa critique contre le système capitaliste et ne pas accepter ce qui est déshumanisant (pauvreté, exploitation du Tiers-Monde...).

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